Réservé uniquement aux Parisiennes & Parisiens

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Re: Réservé uniquement aux Parisiennes & Parisiens

Message  Admin le Jeu 4 Oct 2012 - 7:44



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Edward Hopper - Grand Palais du 10 octobre 2012 au 28 janvier 2013

Message  Admin le Sam 6 Oct 2012 - 6:57

http://www.grandpalais.fr/grandformat/exposition/edward-hopper/ study



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Re: Réservé uniquement aux Parisiennes & Parisiens

Message  Admin le Mar 9 Oct 2012 - 5:25



http://www.louisvuitton-espaceculturel.com/
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Musée Guimet - jusqu'au 7 janvier 2013

Message  Admin le Lun 15 Oct 2012 - 17:01



Le thé est la boisson la plus bue dans le monde, après l’eau… 4 millions de tonnes de feuilles de thé ont été consommées en 2010. Le Musée Guimet, à Paris, y consacre une exposition qui durera jusqu’au 7 janvier 2013: «Le Thé à Guimet, Histoires d’une boisson millénaire».

Le parcours commence par une dégustation d’un intéressant breuvage créé spécialement pour l’occasion par le Palais des Thés, concocté avec du yuzu, du bleuet, du thé vert et de la fleur de cerisier. Et se prolonge avec une grande histoire des moments forts de l’expansion du thé (qui peut être blanc, vert, jaune, bleu-vert, rouge, noir…) et de ses usages sur le continent asiatique.

Née en Chine, la consommation du thé a connu trois grandes phases dans les manières de le préparer et de le déguster. D’abord, sous la dynastie des Tang (618-907), les Chinois étaient à «l’âge du thé bouilli»: ils broyaient les feuilles en fines particules et les faisaient bouillir dans une marmite en ajoutant des aromates. Cette pratique perdure encore en Mongolie et au Tibet.

Ensuite, sous les Song (960-1279), le thé était «battu». La recette: mettre dans un bol du thé vert réduit en fine poudre. Le battre en le mélangeant avec l’eau bouillante. «Cette émulsion mousseuse constitue un breuvage tonique», souligne l’expo. C’est pendant cette période que le thé se popularise. Les Japonais boivent encore du «thé battu».

Enfin, on parle de «thé infusé» sous les dynastie des Ming et des Qing (1368-1911) et encore aujourd’hui, en Asie et dans le reste du monde: «l’âge du thé infusé est né à la suite du décret de 1391 promulgué par l’empereur Hongwu, au début des Ming, qui imposa un retour à la simplicité». Alors les feuilles de thé sont juste cueillies, séchées et torréfiées, puis plongées dans l’eau pour révéler leurs saveurs. C’est là que la théière prend un rôle important…

Pour chacune de ces périodes, le Musée Guimet expose des ustentiles de préparation et de dégustation, bols, théières, soucoupes, mortiers… La fin (et malheureusement seulement la fin, mais le Musée Guimet est dédié aux arts asiatiques!) est consacrée à l’extension du thé dans le monde et sa transformation en enjeu commercial important, avec des services en porcelaine français, des théières arabes ou indiennes.

Aujourd’hui, les quatre grands producteurs de thé sont la Chine, l’Inde, le Sri Lanka et le Kenya, et on boit le thé très différemment en Angleterre, au Maroc, au Japon ou en Mongolie. Les manières de consommer le thé ont bien évolué, et évoluent encore…

En sortant, on peut humer des bols remplis de thé du Palais des thés, et identifier les notes “épicées”, “florales”, “fruitées” ou “boisées”. Et se rendre compte que le thé sollicite vraiment les sens, l’odorat donc, mais aussi le goût bien sûr, la vue (par exemple le Thé vert Perles de Jasmin est formé de petites boulettes, tandis que le Long Jing Premium est fait de longues et fines feuilles…), ainsi que le toucher et l’ouïe lors de la cérémonie du thé. Peut-être parce qu’il s’agit d’une expérience très immédiate, le thé, parti de Chine, est bien devenu une boisson quasi universelle.

Lucie de la Héronnière

http://blog.slate.fr/bien-manger/2012/10/07/histoires-de-the-au-musee-guimet/

Site officiel http://www.guimet.fr/fr/expositions/expositions-a-venir/le-the-a-guimet-histoire-dune-boisson-millenaire
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Jardin du Luxembourg - 25 au 30 octobre 2012 à l'Orangerie du Senat

Message  Admin le Mar 23 Oct 2012 - 9:34

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Le mois de la photo

Message  Admin le Sam 27 Oct 2012 - 6:50



http://www.mep-fr.org/moisdelaphoto2012/fr/ Idea

http://www.moisdelaphoto-off.org/2012/expositions Idea
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Exposition de Françoise Huguier jusqu'au 25 novembre

Message  Admin le Lun 5 Nov 2012 - 13:59



Lauréate du Prix de Photographie Marc Ladreit de Lacharrière - Académie des beaux-arts en 2011, Françoise Huguier présente son projet Vertical/Horizontal, Intérieur/Extérieur, Singapour - Kuala Lumpur - Bangkok, les classes moyennes en Asie du Sud-Est à l'aube du XXIe siècle au Palais de l'Institut.


Lieu : Institut de France, face au Pont des arts, Académie des beaux-arts 27, quai de Conti – Paris VIe.
Horaire : exposition ouverte du mardi au dimanche de 11h à 18h
Accès gratuit
Date : du 25 octobre au 25 novembre 2012

En savoir + http://www.academie-des-beaux-arts.fr/actualites/

Le dossier de presse http://www.academie-des-beaux-arts.fr/prix/photo/2012/dp_exposition_fran%C3%A7oise_huguier_academie_des_beaux_arts_2012.pdf

Site web http://www.francoisehuguier.com/

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Espace Culturel Louis Vuitton - "Journeys"

Message  Admin le Mer 7 Nov 2012 - 17:14

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Pincothèque de Paris

Message  Admin le Lun 19 Nov 2012 - 18:16





Expositions Van Gogh, rêves de Japon et Hiroshige, l'art du voyage, jusqu'au 17 mars à la Pincothèque de Paris

http://www.franceinfo.fr/culture-medias/sortir-ecouter-voir/van-gogh-et-hiroshige-une-double-exposition-a-la-pinacotheque-de-paris-786409-2012-11





http://www.photo.fr/exposition/double-exposition-pour-denis-rouvre.html Idea

http://www.pinacotheque.com/
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Exposition - L'âge d'or des cartes marines - Quand l'Europe découvrait le monde

Message  Admin le Mar 20 Nov 2012 - 11:34



du 23 octobre 2012 au 27 janvier 2013

Depuis le 23 octobre et jusqu’au 27 janvier 2013, les plus belles cartes marines du XIVe au XVIIIe siècle sont rassemblées dans le département des Cartes et plans de la BnF.
Enluminées sur parchemin, souvent rehaussées d’or, appelées couramment « cartes portulans », de l’italien portolano (livre d’instructions nautiques), ces cartes sont de véritables œuvres d’art dont le caractère spectaculaire tient autant à leur taille, souvent imposante, qu’à leur polychromie et à leur univers exotique.
Globes, instruments astronomiques, objets d’art et d’ethnographie, animaux naturalisés, dessins, estampes, tableaux et manuscrits sont présentés aux côtés des cartes.
Au total ce sont 200 pièces majeures qui abordent des questions comme les conditions de navigation de l’époque, la découverte de l’Afrique, de l’Asie et des Amériques et la création de l’iconographie de ces nouveaux territoires.

De façon plus poétique, l’exposition exhibe les baguettes magiques de ces grands navigateurs qui relevèrent au monde ces nouveaux territoires et nous permettent aujourd’hui de voyager.


http://www.esprit-voyageurs.fr/le-mag/exposition-conference-cartes-marine-bnf-paris/
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Correspondances

Message  Admin le Jeu 31 Jan 2013 - 9:23



Cette exposition aborde principalement le Mail Art, et vise à regrouper des créateurs de générations et de sensibilités différentes dont le dénominateur commun est d’avoir, à quelques exceptions près, utilisé le courrier postal comme médium artistique. Si une telle « attitude » démocratique s’inscrit, dans les années 1950, 60 et 70, dans une volonté de court-circuiter le marché de l’art et de se tenir à distance des institutions, les artistes des générations suivantes ont vu dans ce médium un moyen d’expérimenter des voies leur permettant de renégocier aussi bien les repères spatiaux que temporels d’une œuvre d’art fréquemment placée sous le signe de l’interactivité.
L’exposition conjugue plusieurs ramifications du Mail Art. La première est historique en accordant une place majeure à l’artiste pionnier Ray Johnson, rarement montré en France. Cet artiste est l’inventeur de la New York Correspondence School et entreprend à la fin des années 1950 ses travaux conçus à base de lettres qu’il demandera à ses amis de parachever. Il ouvre ainsi la voix à des artistes comme Eleanor Antin, Alighiero Boetti et Jan Dibbets qui s’approprient cette tendance synonyme de démarches reproductibles et majoritairement gratuites, échappant à toutes conventions traditionnelles. Cependant, ce ne sont pas exclusivement le marché et le lieu d’exposition qui sont mis à mal par l’art postal. C’est également le statut d’auteur, appelé à se démultiplier, comme l’incarne l’œuvre de Vittorio Santoro, voire à s’annihiler avec l’artiste Danh Võ, au sein de réseaux de correspondances, simples ou complexes, mis en place par des expéditeurs pour ainsi dire dépendants de leurs destinataires.
L’art de la correspondance est effectivement intimement lié à l’idée d’un réseau. Réseau du milieu de l’art, d’amis ou d’anonymes dont les acteurs sont solidarisés par une simple lettre ou un paquet dont les contenus, tantôt voilés comme Stephen Antonakos, tantôt dévoilés, sont souvent adaptés aux contraintes des dispositifs d’emballage dont Eugenio Dittborn et Walead Beshty jouent avec inventivité. L’art de la correspondance peut aussi recouper d’autres activités, notamment professionnelles, comme le démontre Kurt Ryslavy, permettant aux artistes de faire coïncider l’art et la vie.
L’Espace culturel Louis Vuitton a souhaité également confier une carte blanche à deux artistes, une vidéaste, Clarisse Hahn, et un sculpteur, Guillaume Leblon, qui répondent à leur manière aux multiples facettes et possibilités d’un art qui, n’en déplaise aux partisans d’un tournant numérique, n’a rien perdu de son actualité.
Quelles qu’en soient les motivations et les répercussions, ces correspondances nous convient en tous cas à des voyages dans le temps et dans l’espace où expéditeurs et destinataires, mais aussi œuvres et spectateurs-lecteurs, sont réunis au sein d’une dynamique créatrice commune.
Commissaire : Erik Verhagen


Adresse : 60 rue de Bassano, 75008 Paris
Horaire : Lun-sam 12h-19h dimanche 11h-19h
http://www.louisvuitton-espaceculturel.com/index_FR.html


http://www.slash.fr/fr/evenements/correspondances
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Re: Réservé uniquement aux Parisiennes & Parisiens

Message  Admin le Mer 6 Fév 2013 - 17:57



http://www.quaibranly.fr/fr/programmation/expositions/prochainement/philippines-archipel-des-echanges.html
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Re: Réservé uniquement aux Parisiennes & Parisiens

Message  Admin le Ven 8 Mar 2013 - 12:38



source http://lejournalducambodge.blogspot.fr/2013/03/cambodge-la-force-dun-regard-thang.html
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A la rentrée, la Thaïlande fait son festival!

Message  Admin le Mer 14 Aoû 2013 - 3:13



"Délicieuse Thaïlande", organisé par Le Bureau des Affaires Commerciales et l'Ambassade Royale de Thaïlande, vous propose de nombreuses animations autour des thèmes de la cuisine, de la danse, de l’artisanat, de la culture et du voyage.
La "Délicieuse Thaïlande" est à déguster sans modération du 5 au 8 septembre 2013 de 11h00 à 19h00 aux Jardins du Trocadéro à Paris.
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Re: Réservé uniquement aux Parisiennes & Parisiens

Message  Admin le Mer 28 Aoû 2013 - 10:02



le Musée Guimet présente Ankor lors d'une exposition visible du 16 Octobre 2013 au 13 Janvier 2014 : autour de 250 pièces d'exception, le musée dévoile le patrimoine khmer tel qu'il fut découvert par Louis Delaporte, lors de ses explorations en Extrême-Orient.

Angkor, la naissance d'un mythe, l'exposition au Musée Guimet du 16 Octobre 2013 au 13 Janvier 2014 nous entraîne au Cambodge, à la découverte de la région d'Angkor, aujourd'hui classée au Patrimoine mondial par l'Unesco et protégée à ce titre !

La région d'Angkor, constituée d'un territoire de 400km², fut le centre culturel et religieux de la civilisation khmère : l'exposition que nous propose le Musée Guimet met en exergue le patrimoine caché du Cambodge khmer, sauvegardé ou bien détruit, à l'aube de la colonisation française.

En effet, l'exposition met en avant les travaux de Louis Delaporte, l'un des premier explorateur français à avoir découvert Angkor : autour de son carnet de voyage retraçant sa mission de 1873-1874, on revit le "choc esthétique" que le voyageur subit à la découverte des temples khmer. De nombreux dessins, croquis et reproductions nous proposent un voyage initiatique dans l'Angkor du XIXème siècle, alors que des imposants moulages khmers, réalisés à la demande de Louis Delaporte pour sauvegarder le patrimoine khmer, sauront révéler les techniques et le savoir-faire khmer !

Ainsi, sculptures, photographies, moulages, mais aussi documents historiques seront déployés dans les salles d'expositions temporaires et dans la salle khmère des collections permanentes pour éclairer l'art du Cambodge khmer tel qu'il était avant les premiers contacts avec la France coloniale, et mettre à l'honneur Louis Delaporte, explorateur devenu conservateur, qui avait pour projet de "faire entrer l'art khmer aux musées".

Informations pratiques :
Angkor, naissance d'un mythe, au Musée Guimet
Du 16 Octobre 2013 au 13 Janvier 2014,
Horaires : 10h-18h | fermé le mardi
Tarifs : 8€ | 6€ tarif réduit

http://www.guimet.fr/fr/expositions/expositions-a-venir/louis-delaporte-et-le-cambodge--la-naissance-dun-mythe
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Re: Réservé uniquement aux Parisiennes & Parisiens

Message  Admin le Sam 7 Sep 2013 - 10:00



http://www.photoquai.fr/2013/ Idea
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Re: Réservé uniquement aux Parisiennes & Parisiens

Message  Admin le Dim 8 Sep 2013 - 10:00

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Angkor - Musée Guimet (Paris)

Message  Admin le Ven 27 Sep 2013 - 22:00

Angkor - Musée Guimet (Paris)
Programme cinéma
4 novembre 2013 - 31 janvier 2014

Pendant l’exposition Angkor : Naissance d'un mythe - Louis Delaporte et le Cambodge, l’auditorium vous proposera une sélection de films de fiction et de documentaires, mais aussi des conférences et un colloque illustrant le Cambodge d’hier et d’aujourd’hui.
L’archéologie sera bien évidemment à l’honneur au travers des témoignages de nombreux chercheurs. Nous découvrirons aussi comment ces sites légendaires s’inscrivent dans la culture et le quotidien des Cambodgiens. Les fresques antiques témoignent de l’histoire fondatrice de Rama ; le Reamker est la version khmère du Ramayana. Les apsaras (danseuses classiques khmères que nous retrouverons dans plusieurs films) nous le livrent dans leur gestuelle qui fascina tant Rodin qu’il ne cessa de les dessiner : «Je les ai contemplées en extase (…). Quand elles partirent, je fus dans l’ombre et le froid, je crus qu’elles emportaient la beauté du monde.»
Réalisateur emblématique du Cambodge, né à Phnom Penh en 1964, Rithy Panh fut interné dans un camp de travail par les Khmers rouges à l'âge de onze ans. L’hommage à Rithy Panh, « le cambodgien qui filme les âmes », commencera par son portrait : Oncle Rithy. Suivront une sélection de ses films de fiction et documentaires évoquant la tragédie de la période Khmers rouges, mais aussi la vie du peuple cambodgien, sa dignité, son travail de mémoire.
Quant au roi Norodom Sihanouk, demi-dieu pour son peuple et père de l’indépendance, il fut aussi cinéaste. Les neuf vies de Norodom Sihanouk nous racontera sa vie exceptionnelle. La restauration de ses films par les Archives Françaises du Film-CNC nous permettra de découvrir plusieurs de ses œuvres : Ombre sur Angkor, Prachea komar (Le petit prince du peuple), La joie de vivre, Crépuscule.
A ce programme riche, il faut encore rajouter une perle rare : L’oiseau de paradis, un film de Marcel Camus tourné au Cambodge en 1962, ainsi que plusieurs documentaires incisifs qui nous donneront à voir le Cambodge aujourd’hui…

Le dossier de presse et le programme au format PDF et DOC

https://docs.google.com/file/d/0B9Fcn-13Va3hbXpYaXBPMUZJNnc/edit?usp=sharing

https://docs.google.com/file/d/0B9Fcn-13Va3hM25Dd2xrdExxTHc/edit?usp=sharing
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Du 16 octobre 2013 au 13 janvier 2014 au musée Guimet.

Message  Admin le Ven 11 Oct 2013 - 7:42




Le musée Guimet va remonter aux origines du mythe d'Angkor, tel que l'Europe, et tout particulièrement la France, l'a construit à la fin du XIXe siècle et au début du XXe. Cette exposition montrera comment le patrimoine khmer a été redécouvert et comment les monuments d'Angkor ont été présentés au public à l'époque des spectaculaires Expositions universelles et coloniales.

Issues d'un corpus d'une grande richesse, quelque 250 pièces seront présentées au sein de l'exposition : sculptures khmères en pierre des Xe-XIIIe siècles, moulages en plâtre, photographies, peintures et documents graphiques du XIXe et du début du XXe siècle (aquarelles et encre sur papier, imprimés, etc.), rendant compte des premiers contacts de la France avec l'art du Cambodge ancien, autour de la personnalité emblématique de Louis Delaporte (1842-1925), grand explorateur français dont le but était de « faire entrer l'art khmer aux musées ».

Installé dans les salles d'exposition temporaire du musée Guimet ainsi que dans les salles khmères de la collection permanente, ce parcours permettra d'admirer, pour la première fois depuis 1927, d'impressionnants moulages réalisés entre les années 1870 et la fin des années 1920.

Ces pièces, exposées à l'origine dans les galeries du musée indochinois du Trocadéro de 1878 à 1925, et dont certaines font aujourd'hui figure d'originaux, ont rejoint les collections du musée Guimet et bénéficié d'une restauration complète. Cette exposition permettra à ces pièces historiques de retrouver une nouvelle notoriété et révèlera un pan important d'un ensemble patrimonial trop longtemps méconnu ou négligé.

Cette exposition sera aussi l'occasion de reconstituer dans la salle khmère d'importantes structures, telle la tour à visages du temple du Bayon.

Plusieurs prêts majeurs émanant de musées nationaux et internationaux viendront compléter la présentation des oeuvres du musée. En France il convient de citer le musée Rodin, le Centre Georges Pompidou, le musée des années Trente de Boulogne-Billancourt. Au Cambodge, des sculptures originales majeures du patrimoine culturel khmer seront généreusement prêtées par les principales institutions du Royaume : le musée national de Phnom Penh et le musée national d'Angkor.

Pour en savoir plus http://www.guimet.fr/fr/expositions/expositions-a-venir/louis-delaporte-et-le-cambodge--la-naissance-dun-mythe
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Du 16 octobre 2013 au 13 janvier 2014 au musée Guimet.

Message  Admin le Ven 11 Oct 2013 - 22:41




Dernière édition par Admin le Ven 11 Oct 2013 - 22:46, édité 2 fois
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Du 16 octobre 2013 au 13 janvier 2014 au musée Guimet.

Message  Admin le Ven 11 Oct 2013 - 22:43

Le musée Guimet va remonte aux origines du mythe d'Angkor, tel que l'Europe, et tout particulièrement la France, l'a construit à la fin du XIXe siècle et au début du XXe. Cette exposition montre comment le patrimoine khmer a été redécouvert et comment les monuments d'Angkor ont été présentés au public à l'époque des spectaculaires Expositions universelles et coloniales.

Issues d'un corpus d'une grande richesse, quelque 250 pièces seront présentées au sein de l'exposition : sculptures khmères en pierre des Xe-XIIIe siècles, moulages en plâtre, photographies, peintures et documents graphiques du XIXe et du début du XXe siècle (aquarelles et encre sur papier, imprimés, etc.), rendant compte des premiers contacts de la France avec l'art du Cambodge ancien, autour de la personnalité emblématique de Louis Delaporte (1842-1925), grand explorateur français dont le but était de « faire entrer l'art khmer aux musées ».

Installé dans les salles d'exposition temporaire du musée Guimet ainsi que dans les salles khmères de la collection permanente, ce parcours permet d'admirer, pour la première fois depuis 1927, d'impressionnants moulages réalisés entre les années 1870 et la fin des années 1920.

Ces pièces, exposées à l'origine dans les galeries du musée indochinois du Trocadéro de 1878 à 1925, et dont certaines font aujourd'hui figure d'originaux, ont rejoint les collections du musée Guimet et bénéficié d'une restauration complète. Cette exposition permet à ces pièces historiques de retrouver une nouvelle notoriété et révèle un pan important d'un ensemble patrimonial trop longtemps méconnu ou négligé.

Cette exposition est aussi l'occasion de reconstituer dans la salle khmère d'importantes structures, telle la tour à visages du temple du Bayon.

Plusieurs prêts majeurs émanant de musées nationaux et internationaux viennent compléter la présentation des œuvres du musée. En France il convient de citer le musée Rodin, le Centre Georges Pompidou, le musée des années Trente de Boulogne-Billancourt. Au Cambodge, des sculptures originales majeures du patrimoine culturel khmer sont généreusement prêtées par les principales institutions du Royaume : le musée national de Phnom Penh et le musée national d'Angkor.



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La beauté d'Angkor visible à Paris

Message  Admin le Lun 14 Oct 2013 - 11:59



"Qui est ce Michel-Ange de l'Orient ?", s'interroge Henri Mouhot en 1860. Campant au pied des ruines d'Angkor, l'explorateur découvre l'ancienne capitale des rois khmers, prisonnière de la jungle cambodgienne, où ne retentissent que le rugissement des tigres et le cri des éléphants.

Cinq ans plus tard, Louis Delaporte, 24 ans, n'est pas moins dithyrambique devant ces ruines. Il parle des artistes khmers, comme des "Athéniens de l'Extrême Orient". L'enseigne de vaisseau, embarqué en 1866 avec la mission d'exploration du Mékong conduite par Doudart de Lagrée et Francis Garnier, a un vrai coup de cœur. Il consacrera sa vie entière à témoigner de la grandeur de l'art khmer.
UNE EXPOSITION INÉDITE

La masse de documents et pièces sculptées qu'il rapporte, au fil de ses missions, avec l'accord du roi du Cambodge – sous protectorat français depuis 1863 – donne naissance au mythe d'Angkor.

Ses dessins, peintures, jusqu'aux moulages grandeur nature des bas-reliefs sont présentés par le Musée Guimet qui les a fait restaurer, pour 400 000 euros sur ses fonds propres. L'Etat a contribué pour 30 % de la somme. Ce trésor, qui dialogue avec la collection exceptionnelle de sculptures de l'établissement parisien, est l'objet d'une exposition aussi inédite que remarquable.

Y est mis en scène le périple rocambolesque de Louis Delaporte. Tout commence à Saïgon, où l'enseigne de vaisseau est recruté pour ses talents de dessinateur. Sa sensibilité apporterait à la mission une dimension artistique. Dans ses notes, compilées dans son Voyage au Cambodge, publié en 1880 chez Delagrave, il s'explique : "Je ne pouvais contempler ces monuments... sans éprouver le vif désir de les faire connaître à l'Europe et d'enrichir nos musées d'une collection d'antiquités khmères dont la place était toute marquée à côté de celles de l'Egypte et de l'Assyrie."

MYSRÉRIEUSEMENT ABANDONNÉE AU XVIE SIÈCLE

Quand le marin découvre les ruines, les temples sont ligotés par les racines tentaculaires des fromagers géants qui font éclater les blocs de grès sculptés. Il a le sentiment que tout cela va disparaître. L'ancienne capitale n'avait cessé de s'étendre, de 802 à 1432, entre les Monts Kulen et le lac Tonlé Sap : chaque roi construisait son sanctuaire, dédié à une divinité hindoue – Shiva, Vishnu –, ou à Bouddha. La ville fut mystérieusement abandonnée à la jungle au XVIe siècle.

Delaporte n'aura de cesse de multiplier les expéditions jusqu'en 1882, quand sa santé ne lui permet plus ce périple éprouvant. "En quittant le Cambodge, écrit-il au terme du premier voyage, je ne lui disais pas adieu." En 1871, il décroche une nouvelle mission du gouvernement français : "au matériel ordinaire de campagne, on ajouta les instruments nécessaires pour dégager les monuments, faire des fouilles, transporter de lourds fardeaux, estamper et mouler les inscriptions et les sculptures ; tout cet attirail fut embarqué à bord d'une canonnière et d'une chaloupe à vapeur, montées pour cinquante hommes d'équipage".

PORTER LA BEAUTÉ KHMÈRE EN FRANCE

Ses croquis, plans minutieux, au rinceau et au bouton de lotus près, ses relevés à l'encre brune rehaussés d'aquarelle des temples dans leur environnement végétal, montrent qu'il veut tout retenir de ces labyrinthes, galeries, tours dentelées, pyramides à gradins, tout reproduire de cette extrême profusion d'ornements et de sculptures qui le fascine.

Mais pas seulement. Il veut aussi porter la beauté de cet art en France. Il fait réaliser des moulages, à l'échelle un, des sections de ces fabuleux bas-reliefs qui courent comme des bandes dessinées, le long des trois kilomètres de galeries d'Angkor Vat et du Bayon, les deux principaux temples, pour raconter l'histoire de l'empire, les mythes liés au Ramayana, les guerres, la vie quotidienne. Du Bayon, il fait reproduire l'une des tours à visages : elle est le clou de l'exposition de Guimet, avec le moulage des devatas d'une des portes d'Angkor Vat. Le rendu parfait de ces divinités célestes aux seins ronds et de leurs complexes diadèmes est très proche de l'original.

"Ces moulages constituent un ensemble unique au monde", affirme Pierre Baptiste, conservateur en chef du patrimoine au musée Guimet et co-commisssaire de l'exposition. Ils sont réalisés sur place dans les conditions extrêmes, de chaleur et d'humidité : moules en plâtre pour les bas-reliefs, en gélatine pour les hauts reliefs de l'Italien Ghilardi, qui accompagne Delaporte en 1881. Au total, 500 m3 de ces moulages sont rapportés en France, en 1 400 fragments. Au prix, pour l'époque, des moyens épiques du transport : socles de bambous portés à dos d'hommes, radeaux, pirogues, chars à bœufs, jusqu'aux canonnières, puis des semaines de navigation. Aujourd'hui, certains témoignent de ce qui, dans la jungle, a en partie disparu.

Il n'empêche, quand les premiers 100 m3 arrivent par la Seine, au pied du Louvre, la déception de Delaporte est immense. Le musée n'en veut pas, ce ne sont pas des originaux. Les restitutions deviennent à la mode, dans le sillage de Viollet-Le-Duc. Les moulages seront montrés dans les expositions universelles et coloniales, au palais de Compiègne (Oise), puis au Musée indochinois du Trocadéro à Paris, jusqu'en 1936. Enfin abandonnés aux intempéries dans un hangar de l'abbaye de Saint-Riquier (Somme). Sans la détermination de Pierre Baptiste, qui batailla vingt ans pour les sauver et les restaurer, ces moulages auraient disparu.

Guimet met en scène tout cela avec brio, et pense à inventer la suite, afin que ce témoignage unique ne soit pas de nouveau enterré.

Angkor, naissance d'un mythe, musée Guimet, 6 place d'Iéna, Paris 16e. Du 16 octobre au 13 janvier 2014. Tous les jours sauf mardi, de 10 heures à 18 heures. De 7 à 9,50 euros. www.guimet.fr

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Indochine 1920-1950 Voyages d'artistes (Exposition)

Message  Admin le Jeu 17 Oct 2013 - 23:41



« Indochine 1920-1950 Voyages d’artistes » rassemble une soixantaine d’oeuvres essentiellement constituées de dessins, de peintures et de sculptures. On peut y voir de nombreux artistes dont notamment Jouve, Jonchère, Iacovleff, Bernelle, Maire, Lièvre ou Serruys, mais aussi des artistes vietnamiens des années 1930.

Cette exposition est présentée dans le cadre de l’Année France-Vietnam, planifiée à l’occasion du 40e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre les deux pays. Elle est organisée en partenariat avec deux
institutions :
- le musée de l’Armée, qui présente du 16 octobre 2013 au 26 janvier 2014 une exposition intitulée «Indochine. Des territoires et des hommes, 1856-1956»,
- le musée Guimet - musée national des arts asiatiques, avec « Angkor, naissance d’un mythe, Louis Delaporte et le Cambodge » organisée du 16 octobre 2013 au 27 janvier 2014.

Dans le cadre de ce partenariat, le musée des Années Trente a prêté à ces deux musées plusieurs oeuvres de ses collections de peintures et de sculptures.

D’autre part, l’INHA (Institut National d'Histoire de l’Art) a souhaité s’associer à ce projet en exposant une sélection de documents autour de cette thématique. Cet institut conserve en effet un ensemble de documents d’archives,
correspondances et photographies autour de la figure de Victor Tardieu (1870-1937), fondateur en 1925 de l’École des Beaux-Arts d’Hanoï.

Ces deux manifestations et l’exposition « Indochine 1920-1950 Voyages d’artistes » constituent pour le musée des Années Trente l’occasion de rappeler la richesse de son fonds « indochinois » conservé à Boulogne-Billancourt, au sein de la section du musée consacrée aux « Artistes voyageurs » (art africaniste et orientaliste). Cette section s’est récemment enrichie dans des proportions considérables grâce à la générosité de dépôts de l’État et de donations privées (cf. les splendides dessins au fusain et à la sanguine d’André Maire de la donation de sa fille, Lorédana Harscoët, présentés récemment au Cabinet d’arts graphiques).

Date de l'événement : du 23/10/2013 au 16/02/2014

Musée Des Années Trente
28, Avenue André-morizet 92100 Boulogne-Billancourt
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"Indochine. Des territoires et des hommes, 1856-1956"

Message  Admin le Dim 20 Oct 2013 - 22:00

Le musée de l'Armée, hôtel national des Invalides, présente l'exposition "Indochine. Des territoires et des hommes, 1856-1956" du 16 octobre 2013 au 26 janvier 2014. Découvrez la bande annonce de l'exposition !



En 1954 prenait fin l’existence de l’emprise française en Indochine à la suite de la piteuse et annoncée défaite de Dien Bien Phu. L’Indochine reste dans les mémoires pour cet événement et on oublie souvent que la France fut une puissance impériale durant plusieurs siècles avant d’être durablement présente entre le milieu du XIXe et le milieu du XXe siècle. Jusqu’à la fin du mois de janvier, le musée de l’armée revient donc sur un siècle d’empire français. Excellant sur la pédagogie, l’exposition a du mal à justifier le pluriel dans le mot « hommes » de son intitulé et à se détacher d’un point de vue « classique » sur les colonisés.

Un bel accrochage chronologique
Le parcours de l’exposition est d’une rigueur toute militaire, construit sous l’égide de Christophe Bertrand et Emmanuel Ranvoisy. Quatre salles pour un parcours chronologique : les prémisses, la conquête, les aspects de l’empire français au premier vingtième siècle, la guerre de décolonisation. La seconde et la quatrième partie sont, dans la tradition des expositions du musée, les plus développées et les mieux maîtrisées. Le choix a été fait de passer insensiblement entre la période des influences et celle des conquêtes, dans le cadre d’une enfilade de vitrines ouvertes si bien que, presque insensiblement, cette conquête paraît elle-même évidente sinon naturelle. Le propos évidemment désamorce : les résistances sont nombreuses, la conquête est en réalité longue, difficile, ponctuée d’événements d’ampleur comme la prise de Tourane et la lutte contre la Chine soutenant les visées indépendantistes du Vietnam, sous son influence pluriséculaire. Les détails sur cette conquête menée tantôt volontairement, tantôt par opportunisme et pour appuyer le commerce français sont extrêmement bien exposés grâce à de nombreuses cartes et un découpage rigoureux : le non spécialiste comprendra enfin les divisions historiques dont les Français doivent tenir compte sous Napoléon III comme sous la République entre Annam, Cochinchine, Cambodge et Laos. Au fond, la conquête s’étale sur des décennies, entre l’arrivée de la corvette Le Catinat en 1856 et la fin de la pacification en 1897 d’un territoire s’étalant des confins du Raj britannique au Yunnan. On notera que l’impérialisme français dans cette partie du Sud de la Chine a été laissé de côté alors qu’il n’était qu’un prolongement de cette emprise sur les territoires. La France rêve alors de villes coloniales plus grandes de Paris, en particulier pour Saigon mais aussi déjà pour Phnom Penh. A chaque étape de la conquête on perçoit les acteurs (chefs militaires, parfois civils, mandarins et notables locaux plus ou moins résistants) et ceux qui les suivent (commerçants, militaires ethnographes…). La conquête est ainsi incarnée. Enfin, on comprend ses racines avec la première salle qui nous permet de comprendre l’influence ancienne de la France, particulièrement sur le plan religieux. On regrettera simplement que l’exposition oublie que la conquête fut aussi une affaire de partenariats et d’appuis réciproques avec les Anglais dont d’ailleurs quelques drapeaux sont présents dans les objets exposés.

Le second point fort de l’exposition est de revenir tout aussi précisément avec force de documents cartographiques, de plans (pas seulement militaires) et de vidéos permettant de donner chair à cette armée française franchement en déroute progressive face au Viet Minh dès 1946. L’emprise militaire française se réduit progressivement et on comprend pourquoi la tactique défensive est privilégiée dès avant 1950. Tactiques et stratégies des belligérants apparaissent ainsi très clairement. Le point marquant sera sans doute ici, à côté des uniformes ou des traces de l’organisation des maquis communistes, une vidéo du retour des prisonniers de guerre français qui n’ont pas été massacrés ou qui ne sont pas décédés dans des camps que d’aucuns ont comparé à un système concentrationnaire. Les corps faméliques de soldats au faciès européen, africain ou même asiatique (ils ne furent sans doute pas nombreux à en réchapper) témoignent de la diversité du corps expéditionnaire dont la logistique est d’ailleurs américanisée. Le visiteur comprend donc bien la réussite puis l’échec, à plusieurs décennies de distance, du contrôle des territoires indochinois.

De la didactique… militaire
Le parcours bénéficie d’un ton très didactique se traduisant non seulement par cette construction rigoureuse mais aussi par des cartels simples, explicatifs mais clairs et précis. Ils sont doublés de cartels destinés aux enfants. Au total l’effort consacré permet de donner une grande clarté à la conquête comme au système de la présence française ou de la différence d’organisation entre les armées et les forces opposées durant la Seconde Guerre mondiale et la guerre de décolonisation. Les affiches et documents de propagande se répondent ainsi sur une période très complexe entre 1940 et 1946, alors que se succèdent les acteurs vichystes, gaullistes, anglais, américains, soutiens indigènes à la colonisation et opposition communiste peu à peu trustée par le personnage d’Ho Chi Minh dont aucune image d’ampleur n’est présente, assez étrangement. Un beau fouillis que l’exposition parvient à déjouer au détour des salles 3 et 4.
Les incontournables pédagogiques sont là : Cao Bang et Dien Bien Phu pour les batailles ; un insert sur le débat colonial exposant notamment, autour de la question sur le Tonkin, des citations de Clemenceau ou de Ferry ; la contribution des asiatiques à l’effort de la Première Guerre mondiale… Les vidéos viennent souvent en appui.

La colonisation par les colonisateurs
A l’inverse, on saisit moins aisément les aspects économiques et culturels de l’emprise française. Ils sont présents, incontestablement, mais si l’exposition cherche à restituer les « hommes » dans leur diversité, ils n’y sont pas vraiment. On ne perçoit jamais le regard des colonisés que par une digestion française / occidentale. En effet, la conquête est effectivement un moment d’exploration et les vitrines laissent de larges places aux « militaires anthropologues ». Mais nous voyons leur silhouette avant tout, de même que les premières vidéos tournées sont empreintes du point de vue occidental. Le souhait de croiser les regards est donc bien difficile quand la majeure partie est occupée par les uniformes, les plans et les productions matérielles des Français. La résistance à la colonisation sur laquelle le propos est très clair donne mal à voir ce qu’étaient les mandarins, cadres essentiels des sociétés concernées. La société des années 1920 et 1930 est un peu mieux illustrée dans la troisième salle, mais décidément, on a du mal à distinguer ce qui relève de l’essentiel dans cette société coloniale des clichés orientalistes : on pense à cette figure ondulée de la danseuse khmère si typique, ou encore la place des prostituées dans l’ordinaire militaire, ici nommées les « horizontales ». Sur ces aspects mais aussi sur la question des métissages qui n’étaient pas totalement absents, on complètera l’exposition avec l’ouvrage de Brocheux Pierre et Hémery Daniel, Indochine, la colonisation ambiguë.

L’exposition permet donc, par un parcours pédagogique, clair et très structuré, de comprendre comment s’est construite puis délitée l’emprise sur les territoires composant l’Indochine. Les supports culturels, démographiques et économiques de cette présence sont certes énumérés mais on ne perçoit pas tout à fait leur portée, comme si les deux mondes, l’européen et l’asiatique n’avaient été que juxtaposés…

http://toutelaculture.com/arts/expositions/exposition-indochine-aux-invalides/
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