Lorsque la Birmanie s’éveillera…

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Lorsque la Birmanie s’éveillera…

Message  thanaka le Jeu 23 Sep 2010 - 17:03

Faut-il aller en Birmanie ? La question continue d’agiter les consciences alors qu’une majorité d’observateurs juge contre-productif le boycott préconisé un temps par Aung San Suu Kyi. Une bonne nouvelle pour les voyageurs qui placent souvent ce pays au pinacle des visites incontournables. La Birmanie, perdue aux confins du Sud-Est asiatique, recèle en effet des trésors qui feraient pâlir d’envie ses voisins et que seuls quelques vrais amateurs de voyages ont découverts pour l’instant. Lorsque la Birmanie s’éveillera réellement au tourisme, l’Asie du Sud-Est tremblera. Des sites archéologiques uniques, des plages désertes parmi les plus belles du monde, une population particulièrement attachante, une nature luxuriante, des destinations exceptionnelles encore méconnues des voyageurs les plus avisés… il faudrait plusieurs semaines pour espérer avoir un premier aperçu des richesses birmanes.

Longtemps coupé du reste du monde, le Myanmar accueille aujourd’hui 230 000 visiteurs par an contre 14 millions pour la Thaïlande. Le manque d’infrastructures auquel s’ajoutaient les consignes de boycott de l’opposante Aung San Suu Kyi a eu longtemps raison de la curiosité des voyageurs.

Aujourd’hui, la situation a cependant évolué. Les dégâts du cyclone Nargis ont été effacés et les conditions de confort se sont sensiblement améliorées. Le calme est revenu et l’on observe un assouplissement progressif du régime, qui est allé jusqu’à accorder les visas à l’arrivée dans le pays. D’après certains observateurs, depuis que le gouvernement a renoncé à une partie de la manne touristique, 80 % des dépenses des voyageurs bénéficient au secteur privé, ce qui change sensiblement la donne. Les plus optimistes se prennent même à espérer que les élections du 7 novembre prochain permettront un début de changement.

Mais c’est au niveau économique que les évolutions sont les plus sensibles avec l’émergence d’une classe moyenne et une multiplication de projets qui auraient été inenvisageables il y a une dizaine d’années, à en croire la petite colonie d’expatriés installés à Rangoon. « Depuis huit ans, les étudiants, qui sont souvent les fils de ceux qui tiennent le pays, peuvent partir plus facilement étudier à l’étranger. Lorsqu’ils reviennent, ils poussent leurs parents à évoluer et, grâce à eux, on voit peu à peu Internet se diffuser, les produits étrangers arriver et les infrastructures s’améliorer », explique l’un de ces expatriés. Certains imaginent déjà que la Birmanie finira par connaître un développement à la chinoise, passant d’abord par un assouplissement économique.

Il existe donc désormais des hôtels de très bon niveau, sinon de luxe, qui permettent à une clientèle haut de gamme de découvrir le pays dans des conditions confortables, en particulier à Rangoon. Au Governor’s Residence, splendide demeure coloniale, le visiteur peut profiter de luxueuses chambres en bois exotique, dotées de tout le confort moderne. Sous les ventilateurs de la terrasse, face à la piscine tapissée de mosaïques sombres, il croisera peut-être Jean-Luc Besson, Bernard Kouchner, Jim Carrey, ou encore Rafael Nadal. Et il pourra profiter de ladite piscine et d’un vaste jardin, une rareté à Rangoon.

Rangoon compte désormais quelques adresses branchées
Au Strand, plus central, il humera le parfum de l’Angleterre coloniale. Bois sombre et marbre blanc insufflent une certaine majesté à l’incontournable palace de la capitale. L’histoire se niche ici dans chaque recoin, aussi bien dans le bar du rez-de-chaussée de l’hôtel – grand point de ralliement des expatriés –, où furent accueillis les chevaux des Japonais pendant la Seconde Guerre mondiale, comme dans la suite présidentielle qui vit passer toutes les célébrités et nombre des têtes couronnées de la planète.

Plus étonnant, Rangoon (rebaptisé officiellement Yangon) compte désormais quelques adresses branchées. La plus courue est le restaurant Le Planteur, lancé par un Français, Boris Granges, qui fait partie de ces personnages flamboyants que seuls les pays lointains peuvent satisfaire. « J’ai voulu créer une parodie des bordels des années vingt. Une maison pleine de surprises dans laquelle chaque pièce présente un décor différent », explique-t-il. Le visiteur pourra siroter un cocktail dans le salon baroque – canapés de velours rouge et sol noir, vaisselle design – puis dîner dans un salon privé immaculé et prendre le café dans le jardin exotique. Mieux, Boris offre une carte d’exception et propose les meilleurs crus.

Les gourmets se rendront aussi chez Manis, restaurant dont le chef est français. Installé dans l’ancienne maison d’une vieille famille coloniale, celui-ci a été récemment rénové avec goût par sa nouvelle propriétaire, la Singapourienne Jane Soon.

Très apprécié également, le restaurant-bar Monsoon offre une cuisine plus simple dans un décor raffiné fait de béton brut, de bois noir et de murs jaunes. À l’étage se niche une jolie boutique d’objets de décoration et d’accessoires, au sol ciré rouge sombre.

Parmi les autres adresses shopping incontournables de la ville, signalons le Gem Palace. Situé sur la route de l’aéroport, ce centre commercial climatisé mettra en transe les croqueuses de diamants, de jade et autres pierres précieuses ou semi-précieuses vendues à des prix défiant toute concurrence.

Plus confidentiel est le magasin d’antiquités de la princesse Chan. Celui-ci est installé dans Yankin (11, Thirizeyar Lane), un quartier résidentiel, dans la propre maison de la princesse Daw Mya Mya Sein, une charmante vieille dame qui fait partie des légendes de la ville. Si vous montrez patte blanche, elle vous contera peut-être ses souvenirs autour d’une tasse de thé. Devenue veuve prématurément, elle a vendu ses propres objets et collectionne des laques d’exception qui attirent les spécialistes du monde entier.

Le touriste consciencieux visitera les différentes pagodes de la ville, parmi lesquelles figure l’extraordinaire Shwedagon. Le mieux est de s’y rendre à la tombée de la nuit, pour observer les changements d’éclairage qui se reflètent dans ses dorures. C’est aussi l’heure où la pagode devient un lieu de rendez-vous pour les croyants, qui viennent y faire leur prière. On y croise des files de pèlerins, des familles fêtant l’entrée dans les ordres monastiques de leur enfant, paré comme un prince pour l’occasion, ou encore de sages rangées de jeunes gens, qui balayent consciencieusement tout en jetant de pudiques œillades aux rangées de jeunes filles qui les suivent.

Bien moins célèbre qu’Angkor, Pagan est pourtant préféré par nombre des voyageurs qui ont eu la chance de découvrir ces deux lieux mythiques. Car, si Angkor penche dangereusement vers la surexploitation touristique, Pagan demeure préservé des grandes hordes de vacanciers, ce qui lui confère un charme supplémentaire. Hors saison, on peut profiter du site sans y croiser le moindre short de touriste.

La visite se déroule par étapes, le visiteur se retrouvant comme devant un tableau sur lequel il faut revenir sans cesse pour en deviner tous les coups de pinceaux et tenter de prendre la mesure de sa profondeur. Pagan se laisse effeuiller avec grâce par celui qui fera l’effort de découvrir quelques-unes de ses innombrables pagodes dans lesquelles se dissimulent les trésors les plus inattendus. Le défi est de taille. Pas moins de 2 000 temples et pagodes ont été construits dans cette vallée. Parmi les must figurent la pagode Shwezigon, un lieu sacré aux dorures spectaculaires, le temple de l’Ananda, célèbre pour son sikhara, une tour dorée, le temple de Manuha et son bouddha couché, et le temple Sulamani et ses peintures murales. Notre coup de cœur ira au temple Dhammayangyi, magnifique édifice dont la lumière intérieure n’est pas sans évoquer certains de nos monastères.

Mais la magie de Pagan reste encore ailleurs. Pour la saisir, il suffit de monter au sommet du temple Thatbyinnyu ou de n’importe quelle autre pagode à la tombée du jour. Suspendu entre terre et ciel, on prend alors la mesure de la dimension du site et l’on se perd dans la contemplation de ce paysage inouï, clairsemé de pagodes, qui s’étire à l’infini. Dans le silence de cette vallée, gansée de montagnes et ourlée par l’Irrawaddy, on caresse alors l’illusion d’accrocher un instant d’éternité.

...
Au départ de Paris, Singapore Airlines (SIA) propose un vol quotidien à destination de Yangon via Singapour. Le vol Paris-Singapour s’effectue en A-380, le nouveau paquebot des airs. Le vol Singapore-Yangon est opéré par Silkair, filiale régionale de SIA. Les passagers ont aussi la possibilité de faire une escale sans frais à Singapour pour découvrir la ville.
· Vol aller-retour en classe économique à partir de 1 020 € TTC. · Vol aller-retour en classe affaires à partir de 3 930 € TTC.
Singapore Airlines, qui revendique le titre de compagnie la plus récompensée au monde à ce jour, met à la disposition de tous ses passagers un écran individuel haute définition de 27 cm donnant accès à plus de 1 000 programmes à la carte dont 100 films et 700 CD. En classe affaires, la compagnie propose le plus spacieux fauteuil du marché (86 cm de large), transformable en lit à 180°.
Les menus servis à bord sont concoctés par de grands chefs internationaux dont Georges Blanc et Gordon Ramsay, tous deux 3 étoiles Michelin. www.singaporeair.fr

source http://www.prestigium.com/news/voyage/lorsque-la-birmanie-s-eveillera-1622/
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Re: Lorsque la Birmanie s’éveillera…

Message  Béotrice le Sam 25 Sep 2010 - 23:42

MAAAAAAAAAAAAAAAARS!!!!!

J'me comprends.........

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Re: Lorsque la Birmanie s’éveillera…

Message  misscoconut le Lun 27 Sep 2010 - 11:11

... me too !!!!! In love kiss kiss kiss kiss kiss kiss kiss kiss kiss kiss kiss kiss kiss
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Re: Lorsque la Birmanie s’éveillera…

Message  mekong le Lun 27 Sep 2010 - 17:30

salut les forumeurs et euses birmans waï

ca marche pour moi aussi ... geek geek et un petit tour en thailande avant

benoit (plus que du rangement et vive la glande )
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