A quand la démocratie en Birmanie ?

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A quand la démocratie en Birmanie ?

Message  Admin le Jeu 4 Nov 2010 - 10:25

Le 7 novembre 2010 se tiennent en Birmanie des élections, les toutes premières depuis vingt ans. Faut-il voir dans cette initiative de la junte militaire l’avancée démocratique tant attendue, ou ces élections ne sont qu’une pitoyable mascarade démocratique ? La junte au pouvoir, qui a promulgué en mars 2010 de nouvelles lois pour encadrer ces élections, a soigneusement verrouillé les campagnes électorales des partis d’opposition autorisés à se présenter. Et pendant ce temps, Aung San Suu Kyi est toujours assignée à résidence, son parti a été dissous, des milliers de prisonniers politiques croupissent toujours en prison, beaucoup y meurent des suites des mauvais traitements, les minorités ethniques subissent toujours une répression sévère et vivent dans des conditions humanitaires effroyables… Et puis il y a les menaces, les intimidations… Personne n’est dupe concernant ces élections mais, visiblement, la junte s’en fiche.

Quoi de plus normal dans un pays démocratique que l’annonce de la tenue d’élections ? Tambour battant, parfois dans une atmosphère festive, les différents partis politiques de la majorité et de l’opposition se mettent alors en campagne, chaque candidat exposant son programme et ses ambitions à un public d’électeurs informé et avisé, qui n’a que l’embarras du choix. On appelle cela des élections libres, démocratiques et équitables.

Quoi de plus surprenant que des élections dans un pays comme la Birmanie, pays soumis depuis 1962 à la dictature d’une junte militaire intraitable et violente ! Cela faisait vingt ans que cela n’avait pas eu lieu. Vingt ans à espérer une ouverture vers un peu plus de démocratie, vingt ans à espérer voir la situation terrifiante du pays s’améliorer enfin. La tenue d’élections ne devrait donc être qu’une bonne nouvelle. D’ailleurs, on serait presque étonnés que des élections aient lieu à nouveau, après la gifle de celles de 1990 durant lesquelles la junte, après le triomphe incontestable de la Ligue Nationale pour la Démocratie, le parti d’Aung San Suu Kyi qui avait obtenu 82% des voix, avait catégoriquement refusé de céder le pouvoir. S’ensuivit alors une brutale répression dans les rangs de la LND, destinée à empêcher le parti de former le gouvernement auquel il avait droit. A l’époque, l’opposante birmane était déjà assignée à résidence, et ce depuis le 20 juillet 1989. Elle resta emprisonnée jusqu’en juillet 1995, où elle fut provisoirement libérée. De nouveau arrêtée en septembre 2000, elle fut privée de liberté jusqu’au 6 mai 2002. C’est alors que le 30 mai 2003, alors qu’elle sillonnait le pays pour prononcer des discours, son convoi fut attaqué dans le village de Depayin et elle réchappa de justesse à une tentative d’assassinat dans laquelle soixante dix membres de son parti furent tués. Elle parvint à s’échapper mais fut arrêtée juste après, et encore une fois assignée à résidence. Aung San Suu Kyi n’a plus connu un seul jour de liberté depuis cette date. Les prisonniers politiques, quant à eux, subissent torture et mauvais traitements divers dans des prisons dont ils n’ont guère espoir de sortir un jour, tandis que les minorités ethniques sont victimes de harcèlement, de répression, d’exactions et d’attaques meurtrières durant lesquelles leurs villages sont brûlés et leurs récoltes détruites, ce qui les oblige à fuir, parfois clandestinement à l’étranger. La situation sanitaire du pays est catastrophique, l’OMS l’ayant classé au 190ème rang mondial sur 191, le pays connaît un des plus forts taux d’analphabétisme de la planète, et le travail forcé, y compris pour les enfants, y est institutionnalisé.

Pourquoi et comment la Birmanie a-t-elle sombré dans ce cauchemar actuel ? Pour rappeler très brièvement quelques faits historiques, le pays fut colonisé par les Anglais au dix neuvième siècle, puis occupé par les Japonais de 1942 à 1944. Il obtint finalement son indépendance en 1948, grâce à l’action de ceux que l’on nomma les « Trente camarades », que dirigeait le général Aung San, le père d’Aung San Suu Kyi, aujourd’hui considéré comme un héros national. Il fut assassiné en juillet 1947 alors que sa fille avait à peine deux ans, et ne connut donc pas la Birmanie indépendante et démocratique. Or, durant la colonisation, les minorités ethniques étaient du côté des Anglais. Après l’indépendance, alors que le pays s’enlisait dans de graves conflits armés avec certaines de ces minorités ainsi que les communistes, les militaires prirent le pouvoir lors d’un coup d’état le 2 mars 1962. Ils ne l’ont plus jamais rendu depuis.

En 1988, Aung San Suu Kyi, mariée à un Britannique, rentra en Birmanie pour rester au chevet de sa mère. C’est en mars de cette même année que débutèrent d’immenses manifestations pour réclamer le retour à la démocratie. Le mouvement connut son apogée en août avec des manifestations rassemblant des millions de personnes, qui furent très violemment réprimées. Il y eut entre 3000 et 4000 morts durant la seule journée du 8 août 1988 ! La « National League for Democracy » d’Aung San Suu Kyi fut alors fondée en septembre 1988. C’est également durant ce mois de septembre 1988 que la junte changea le nom du pays, qui devint le « Myanmar », et celui de la capitale, qui se nomma depuis lors Yangoon. Ils ne s’arrêtèrent d’ailleurs pas là et décidèrent en novembre 2005 de déplacer la capitale, qui se trouve désormais à Naypyidaw et non plus à Rangoon. Rebelote, en octobre dernier, le nom du pays a de nouveau été légèrement modifié, et son drapeau et son hymne national ont été changés. La situation politique et économique du pays ne cessant de se dégrader, l’ONU inscrivit la Birmanie à l’ordre du jour permanent du conseil de sécurité en septembre 2006.

Tout le monde se souvient de la « révolution safran » de septembre 2007 durant laquelle des moines et nonnes osèrent se rassembler et manifester dans la rue, entraînant avec eux une partie de la population, et durant laquelle s’est illustrée l’organisation de désobéissance civile « Génération 88 », créée dans la clandestinité en 2006 par d’anciens étudiants descendus dans la rue en 1988. Le couvre feu fut proclamé et, là encore, comme en 1988, la répression fut féroce, il y eut de nombreux morts et des centaines de personnes furent arrêtées et emprisonnées. Le nombre de prisonniers politiques en Birmanie a doublé depuis la révolution safran, et continue de croître. (1) Ce sont les membres de « Génération 88 » qui ont écopé des plus lourdes peines, certains d’entre eux ayant été condamnés à soixante cinq ans d’emprisonnement ! (2) S’ils ne bénéficient d’aucune libération anticipée, ces activistes, ainsi que de très nombreux autres prisonniers politiques, passeront le restant de leurs jours en prison.

En 2008, alors que le cyclone Nargis venait de raser le pays, qu’on déplorait plus de 130 000 morts et que la population survivante était totalement sinistrée, les généraux au pouvoir décidèrent de maintenir, comme si de rien n’était, le référendum annoncé quelques mois plus tôt dans le but d’approuver la nouvelle constitution du pays, qui remplaçait celle de 1988, qui remplaçait celle de 1974... Bref, la nouvelle constitution de 2008 fut ratifiée, avec 92% de votes favorables. Un résultat bien évidemment très contesté.

Cette nouvelle constitution a été élaborée sans que l’opposition n’ait son mot à dire, et le référendum a été tenu dans le cadre de ce que la junte appela « feuille de route vers la démocratie », qui incluait également l’organisation de nouvelles élections en 2010. D’abord prévues pour se tenir le 10 octobre (10/10/10, numérologie oblige), et à moins d’un changement de dernière minute, les élections auront finalement lieu le 7 novembre.

Il y a tout lieu de penser que la « feuille de route » de la junte, qui annonce l’avènement d’une « démocratie disciplinée et florissante » (allez donc savoir ce qu’ils entendent par là !), est déjà sérieusement froissée. Il n’est pas nécessaire de se visser deux grosses loupes devant les yeux pour voir que ces élections ne sont qu’une parodie de démocratie destinée à légitimer par les urnes le pouvoir en place, déjà renforcé par la nouvelle constitution de 2008, et probablement aussi donner le change à la communauté internationale qui, faute de pouvoir réellement agir, met au moins un point d’honneur à réagir. On se doute bien que le pouvoir en place a pris ses précautions, n’ayant pas l’intention de subir un second camouflet comme ce fut le cas lors des élections de 1990, les premières depuis le coup d’état de 1962. Alors, pour s’assurer la victoire, cinq nouvelles lois électorales ont été adoptées pour l’occasion. L’une d’elle annule purement et simplement le résultat des précédentes élections de 1990. Comme si elles n’avaient jamais eu lieu. Une autre loi interdit à toute personne étant actuellement, ou ayant été dans le passé, emprisonnée pour des raisons politiques d’appartenir à un parti politique. L’organisation Info Birmanie note que de rapides procès ont récemment été faits à des opposants, faisant d’eux des prisonniers politiques et les rendant par conséquent inéligibles et interdits de droit de vote. On dirait bien qu’il est vain d’espérer quoi que ce soit pour les prochaines élections si l’on est un opposant au régime militaire. L’organisation parle également d’intimidation de la part d’agents de renseignements et de menaces, et révèle que le parti de la junte sillonne le pays pour promettre aux électeurs, notamment les membres de minorités ethniques, de leur accorder des avantages, ou pour leur offrir des cadeaux, en échange de leur adhésion au parti, et donc de leur vote. Pire, de nombreuses personnes ont été contraintes par la force de prendre leur adhésion, et ont ensuite été prises en photo.

Sont désormais également interdits de vote les religieux, les journalistes et les syndicalistes. De plus, le contrôle de la presse et la censure en général se sont renforcés depuis l’annonce de la tenue des élections. Le parti de la junte, évidemment, a droit de posséder son propre journal, sans qu’aucune restriction n’entrave la publication de ses articles. Concernant les campagnes électorales elles mêmes, les lois prévoient désormais des restrictions de la liberté d’association et de réunion. En conséquence, les partis sont tenus de demander l’autorisation de la commission électorale (qui accorde également l’autorisation d’inscription aux élections) pour obtenir le droit de faire un discours ou d’organiser le moindre rassemblement. Certains membres de partis se sont fait agresser alors qu’ils faisaient campagne.

Plusieurs pays ont publiquement réagi à ces nouvelles lois. Info Birmanie cite notamment la Grande Bretagne, le Canada, les Philippines qui les ont qualifiées de « farce », et les Etats-Unis qui considèrent que ces élections sont une parodie de démocratie, et qui les ont dénoncées le 30 septembre dernier comme étant une action « unilatérale, anti-démocratique et illégitime mise en place par le SPDC afin de légitimer son règne militaire à travers un processus électoral vicié. » (3)

Les personnes ayant été durant leur vie en contact avec des étrangers n’ont plus le droit de briguer un mandat électoral non plus. Aung San Suu Kyi, qui a été mariée à un Britannique (décédé dans les années 90 sans qu’elle ait pu le revoir) est donc particulièrement visée et touchée par ces nouvelles lois, et semble, du moins pour l’instant, définitivement écartée de la vie politique du pays. En mars, la LND a annoncé qu’elle annulait sa participation aux élections du 7 novembre, en raison du caractère « inéquitable et injuste » des nouvelles lois. De plus, la LND était supposée exclure Aung San Suu Kyi de ses rangs sous peine d’être dissoute ! Ils ont évidemment refusé de le faire, et en avril, le parti a déposé une requête devant la Cour Suprême pour faire annuler cette disposition. La Cour a rejeté la requête début mai. La LND, premier parti d’opposition, est donc officiellement dissoute. D’autres partis ont connu le même sort, ou de grandes difficultés à assumer les frais d’inscription très élevés pour la participation aux élections de leurs candidats (4). Le seul parti qui tienne la route pour ces élections est bien évidemment celui de la junte, l’USDP (5), qui est en fait un nouveau parti mené par le Premier Ministre, qui dispose d’un budget faramineux et qu’il est impossible de critiquer dans la presse, l’article soumis étant systématiquement refusé par le comité de censure.

D’après la loi électorale, un quart des sièges seront réservés aux militaires. Et pour le reste ? Récemment, de nombreux hauts gradés de la junte ont officiellement quitté l’armée pour se présenter en tant que civils... Si la junte gagne ces élections, et comment pourrait-elle les perdre, elles n’auront servi qu’à asseoir un peu plus encore son pouvoir, tout en se donnant un petit air de légitimité aux yeux de la communauté internationale, et l’impression d’avoir consolidé ce pouvoir non par la force, mais par un processus démocratique. Les généraux ont d’ailleurs l’air rompus à ce genre d’exercices de manipulations, ayant par exemple entamé en 2000 avec Aung San Suu Kyi des « discussions préalables à l’instauration d’un dialogue » ! Dès le départ, les dés sont donc pipés.

La Birmanie appartient à l’ASEAN depuis le 1er janvier 1998. Le problème avec cette organisation est que d’une part certains pays membres ont choisi de privilégier les relations économiques avec la Birmanie au détriment du reste, et d’autre part l’ASEAN a de toute façon pour principe la non-ingérence dans les affaires intérieures de ses pays membres.

D’autres pays du monde protestent haut et fort au sujet de la situation politique et humanitaire du pays, mais l’on se demande parfois à quoi sert de protester, s’indigner ou déplorer, même haut et fort, comme ce fut le cas lorsque la révolution safran fut très brutalement réprimée, ou lorsque la junte refusa l’aide humanitaire internationale au moment du cyclone, si aucune réelle pression au niveau mondial n’est faite pour contraindre un pouvoir dictatorial à démocratiser le pays qu’elle a asservi. Ce qui est sans doute plus facile à dire qu’à faire, néanmoins c’est là tout le problème de la définition, des limites, et du bien fondé de la non-ingérence des Etats. Le principe même d’appliquer des sanctions économiques, surtout dans un pays déjà exsangue, fait évidemment débat, et concernant la Birmanie en particulier, très peu de pays appliquent des sanctions. C’est le cas des Etats-Unis, qui ont d’ailleurs récemment durci leurs sanctions politiques et économiques après avoir tenté sans succès une ouverture avec le régime birman. L’Europe, quant à elle, si elle limite ses relations avec la dictature militaire, n’est pas très regardante sur les investissements privés.

Personne, évidemment, dans la communauté internationale, n’est dupe quant à la légitimité de ces élections et à leur probable résultat, mais certains observateurs considèrent qu’il vaut mieux cela que rien du tout. Cependant, la Birmanie, où se renforce visiblement le pouvoir dictatorial qui la ronge depuis quarante huit ans, donne plus l’impression de s’enfoncer chaque jour un peu plus, que de s’acheminer, même très lentement, vers la démocratie. La reconnaissance par la communauté internationale du résultat des élections sera déterminée par trois critères indiquant à ses yeux que la junte a l’intention, malgré tout, de paver le chemin vers la démocratie :

« La libération de tous les prisonniers politiques
La cessation des attaques contre les groupes ethniques
Le dialogue avec toutes les parties prenantes pour une révision de la constitution. » (6)
Difficile d’y croire, même s’il arrive parfois à la junte de libérer quelques prisonniers politiques, histoire de prouver à la communauté internationale sa bonne foi, et même si la junte a décidé de ne pas poursuivre les dirigeants de la LND en liberté s’ils continuent leurs activités politiques, malgré le fait que le parti est désormais illégal.

On parle beaucoup en ce moment de la libération imminente d’Aung San Suu Kyi, qui devait de toute façon avoir lieu après les élections, avait bien précisé la junte. Ayant purgé sa peine, l’opposante devrait normalement être remise en liberté le 13 novembre prochain. Comment Aung San Suu Kyi, qui a passé quinze longues années assignée à résidence, qui a reçu un grand nombre de prix internationaux, le plus prestigieux étant le Prix Nobel de la Paix en 1991 pour récompenser sa lutte non violente (elle puise ses influences dans les philosophies et les écrits du Mahatma Gandhi et de Martin Luther King Jr), et qui a été faite Citoyenne d’Honneur de plusieurs villes, dont Paris en 2004, pourra-t-elle, une fois libérée, recommencer à lutter efficacement et légalement pour la démocratisation de son pays, puisqu’en vertu des nouvelles lois, son engagement politique sera désormais contraire à la constitution ? L’ouverture passera obligatoirement par une révision de cette nouvelle constitution. « La clé réside dans le dialogue : un dialogue sous l’égide de l’ONU, qui rassemblerait les responsables militaires, les représentants de l’opposition démocratique et ceux des minorités ethniques. » écrit sur son site Info Birmanie. (7)

Que compte faire la junte si, malgré toutes les précautions prises, elle venait tout de même à perdre les élections ? Et si elle les gagne, le pays va-t-il se refermer encore plus sur lui-même ? Bien entendu, les observateurs et média internationaux ne seront pas tolérés lors de ces élections, pour lesquelles certains activistes ont lancé des appels au boycott. Des jeunes ayant distribué des tracts appelant au boycott ont récemment été arrêtés et des média gouvernementaux ont proclamé en septembre que les personnes qui ne comptaient pas voter étaient « trop stupides pour profiter de la démocratie ». De quelle démocratie parlent-ils ? De la « démocratie disciplinée et florissante » qu’ils comptent mettre en place ? Combien de mois ou d’années faudra-t-il encore attendre pour voir enfin le retour de la démocratie, la vraie, en Birmanie ?

(Source des informations de cet article : articles de presse divers, site de l’organisation Info Birmanie et divers organismes cités en liens ci-dessous.)

Notes.

(1) Il y a actuellement en Birmanie 2193 prisonniers politiques, dont 257 moines.
(2) « Génération 88 » n’est pas un parti politique mais une organisation, très influente auprès de la population, et donc très redoutée par le pouvoir militaire. A ne pas confondre avec le « 88 Generation Students », un parti politique, crée en 2005, qui a des liens étroits avec la junte. D’autre part, Aye Lwin, un autre étudiant ayant participé au soulèvement populaire de 1988, mène un parti politique, le « Union of Myanmar Federation of National Politics », qui est lui aussi pro-junte (étonnant, tout de même, vu que ce sont des manifestants de 1988 qui ont créé ces partis !) et participera aux élections. Pour l’anecdote, Aye Lwin est le frère de Ye Tun, fondateur de « 88 Generation Students ».
(3) SPDC : nom officiel de la junte, signifie « State Peace and Development Council ». C’est donc le SPDC qui a élaboré les nouvelles lois électorales et qui contrôle tout le processus des élections.
(4) L’équivalent de 500 $. Ce qui fait environ 355 euros, une somme énorme en Birmanie.
(5) USDP : Signifie « Union Solidarity and Development Party ». Le nom officiel de la junte.
(6) Ces trois critères sont énoncés exactement dans ces termes sur le site de l’organisation Info Birmanie, et ont été repris tels quels dans cet article.
(7) Source : Les Nouvelles de Birmanie, édité sur le site d’Info Birmanie, numéro de septembre 2010.


source & liens à consulter ----> http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/a-quand-la-democratie-en-birmanie-83917
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