visa schengen pour les thais

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visa schengen pour les thais

Message  suzie1 le Ven 27 Juil 2012 - 8:59

Salut,

ma copine thaïe est au danemark. Elle a un visa Schengen.
je lui paye un billet pour Paris.
Est-ce que l'immigration va la faire chier grave?
Vont ils lui demander autre chose que son passport?

Si quelqu'un qui a été dans le même cas a des renseignements, je suis preneur...
Merci.

suzie1

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Visa Shengen : la clé du touriste thaïlandais

Message  Admin le Ven 27 Juil 2012 - 11:02

15/06/2012

Ambassades plus strictes que d’autres, démarches moins compliquées chez certaines…, beaucoup de rumeurs circulent sur la procédure à suivre afin d’obtenir son visa court séjour pour l’Union européenne.
« Tu devrais te renseigner auprès de l’ambassade espagnole, les démarches sont plus simples…»
« J’ai peur de dire dans mon dossier que je vais dormir chez ma cousine parce que je me rends aussi à Paris pour des raisons professionnelles ».
Ce genre de discussions revient fréquemment parmi les Thaïlandais qui s’apprêtent à faire leur demande de visa. Pourtant, chaque État membre de l’espace Schengen suit les mêmes règles. Explications et mode d’emploi.

Le choix du court séjour en France
Il existe toute une série de visas pour les Thaïlandais qui souhaitent se rendre en France : touristiques, études, officiels, affaires, établissements. Pour les séjours de mois de 90 jours (par semestre) le visa Schengen permettra à son détenteur de circuler sans contrainte dans les 22 pays membres de l’espace Schengen. Seuls quelques pays de l’Union européenne n’en font pas partie, comme le Royaume Uni et l’Irlande. La Roumanie et la Bulgarie n’y sont pas encore entrées. Et puis, il y a aussi les pays non membres de l’UE qui ont pourtant adhéré à l’espace Schengen : la Suisse, le Liechtenstein, la Norvège et l’Islande. Afin d’obtenir le précieux sésame auprès du consulat français, la première démarche est de contacter TLScontact, une société privée mandatée par la France. Plus disponible et avec des bureaux plus grands, cette agence spécialisée permet à l’ambassade de traiter les 40 000 dossiers qui sont déposés chaque année plus rapidement. Le demandeur peut toujours se rendre au consulat français, mais le temps d’attente est plus long, de deux à trois semaines. Et il doit, de toute manière, appeler TLScontact pour prendre rendez-vous au consulat qui reste disponible les lundi uniquement. TLScontact assure un délai oscillant entre 3 et 10 jours pour toute la procédure. La Suisse a récemment opté pour cette même agence pour les demandes de visa Schengen déposées par des particuliers.

Départ sur internet
La première démarche est de se rendre sur le site de TLScontact(1) afin de se procurer, selon le type de visa demandé, la liste de documents à fournir. « Nous avons séparé les visas Schengen, pour convenances personnelles, en trois groupes distincts, par souci d’efficacité », explique Jean-Jacques Pothier, consu-adjoint et chef du service des visas. Ainsi, la catégorie « tourisme », concerne le voyageur comptant passer la majorité de son voyage en France. Puis vient la catégorie « voyage privé » qui concerne les personnes invitées par un ressortissant français ou un habitant de l’Hexagone. Enfin, le troisième groupe rassemble les personnes qui rendent visite à leur famille. Ensemble, ces cas représentent 70% des demandes de visa traitées. Cette distinction permet de diminuer le nombre de justificatifs à fournir en ciblant les objets et les pièces afférentes. Après s’être inscrit sur le site de TLScontact et avoir répondu à un questionnaire, le voyageur obtiendra la liste de documents désirés correspondants à son profil. La plupart des documents restent similaires : attestation d’assurance valable dans l’espace Schengen et pouvant couvrir jusqu’à 30 000 euros de coût d’hospitalisation et de rapatriement, relevé bancaire des trois derniers mois avec copie et traduction (ou ceux du garant, le cas échéant), et copie du billet d’avion à dates fixes. Selon les situations personnelles et professionnelles (marié, célibataire, salarié, retraité, étudiant, commerçant.. ..) d’autres types de documents peuvent être demandés : fiches de salaires, registres du commerce, attestations scolaires ou universitaires..)… etc.

L’attestation d’accueil
Dans le cadre d’une visite privée, ou familiale, le ressortissant thaïlandais doit fournir une attestation d’accueil originale établie à la mairie de résidence de l'accueillant. S’il compte loger à l’hôtel, il doit le justifier avec une réservation. Pour un voyage touristique, le demandeur doit montrer sa réservation d’hôtel confirmée. À noter que tous les documents doivent être délivrés en anglais ou en français, et si les originaux sont dans une autre langue, ils doivent être délivrés avec des certificats de traductions en anglais ou français. Une fois l’étape informatique complétée, le voyageur pourra, à sa convenance, choisir une date pour venir déposer son dossier.

Lisez aussi l'interview de Jean-Jacques Pothier, consul-adjoint et chef du service des visas. Il y explique les démarches à suivre pour obtenir le précieux césame dans les meilleures conditions.



Infos pratiques
(1)TLScontact
12/1, 12ème étage, Sathorn City Tower, 175 South Sathorn Road
Tél : 02 696 38 88
Ouverture du centre au public du lundi au vendredi de 8h30 à 16h30
www.tlscontact.com

http://www.gavroche-thailande.com/actualites/visas/100486-visa-shengen-la-cle-du-touriste-thailandais

Entretien avec Jean-Jacques Pothier, consul-adjoint et chef du service des visas


Chaque année les Thaïlandais et autres ressortissants étrangers sont plus nombreux à demander un visa Schengen auprès de l’ambassade française. Le taux de refus, après avoir augmenté, s’est stabilisé.
Explications du responsable du service des visas.
La France fait partie des destinations phares des Thaïlandais désireux de se rendre en Europe. Avec la Suisse et l’Allemagne, l’Hexagone représente plus de 60% des demandes totales de visas de courts séjours Schengen. Depuis 2009, ce chiffre augmente de 30% chaque année. Sur la masse des demandes, l’ambassade de France refuse, en moyenne, 8,5% des visas sollicités. Sachant qu’en 2011, 41 000 visas ont été délivrés, environ 3 800 d’entre eux ont été refusés. En 2008, le taux de refus était de 2,31% pour 28 000 demandes. Dans son bureau, envahi dans tous les recoins par des dossiers de demandes de visa, Jean-Jacques Pothier, consul adjoint et chef du service des visas, tient à rassurer. Les conditions à remplir n’ont pas changé.

Comment expliquez-vous cette augmentation de refus ? Est-ce que la France est devenue plus restrictive ?
Non, pas du tout, les conditions d’obtention restent identiques à celles de tous les autres États membres de l’espace l’espace Schengen. Nous ne sommes pas plus fermes, ni plus exigeants. Nous avons, par contre modifié, nos méthodes de travail, depuis deux ans maintenant, en externalisant, à l’instar d’autres ambassades françaises, la procédure de rendez-vous et de dépôt des dossiers des demandeurs de visa Schengen. Le gain de temps dégagé via l’externalisation permet de se consacrer plus en profondeur sur les dossiers. Ainsi, nous sommes devenus plus réactifs mais aussi plus efficients dans les contrôles. Avant, certains dossiers non recevables ou comportant des fraudes pouvaient passer inaperçus dans la masse (il était impossible de tout vérifier). Maintenant, les vérifications sont plus courantes et organisées et ceci explique donc l’augmentation du nombre de refus sur fraude documentaire ou de procédure.

Pourquoi avez-vous choisi d’externaliser une partie de votre procédure ?
La France est une destination privilégiée pour les voyageurs thaïlandais mais aussi pour la réactivité à ses guichets. Devant le nombre empirique de sollicitations, nous avons dû réfléchir à une solution pour, avec des moyens qui n’ont pas suivi, continuer à accueillir les demandes en augmentation permanente et rester le plus efficace possible. Notre équipe ne pouvait plus répondre seule au volume reçu. Nous sommes huit agents au total et en période de grande affluence touristique, autour de Songkran généralement, j’ai seulement la possibilité de recruter quelques mois de vacation en renfort de personnel. Ceci n’est pas suffisant pour traiter toutes les demandes en temps voulu. L’externalisation de la réception du public et des demandes a donc été une solution, à ces difficultés.
Depuis le premier février 2010, les demandeurs de visas ont donc la possibilité de déposer leur dossier auprès de TLScontact. Nous avons agréé cette société afin qu’elle informe les voyageurs, réceptionne les demandes, collecte les frais afférents et restitue les passeports, en fin de procédure. La société entre également les données dans un registre informatique, ce qui représente également un gain de temps précieux pour nous. Le lendemain matin du dépôt dans ses locaux, TLScontact nous apporte les dossiers que nous traitons en 4, voire 5 jours. Nous gardons, évidemment, toutes prérogatives d’instruction et de décision.

Est-ce que les Thaïlandais peuvent toujours déposer leur dossier chez vous ou doivent-ils obligatoirement passer par TLS ?
Non. TLS n’est pas un passage obligatoire. D’ailleurs, la société demande une compensation financière pour ses services (1 260 bahts pour un visa Schengen). Nous recevons donc encore, à leur demande, entre 10 et 15 personnes par semaine. Mais, nous ne pouvons pas proposer les mêmes délais que TLScontact.

Revenons sur les dossiers refusés, quels sont les cas que vous rencontrez ?
Nous veillons à écarter les risques de volonté migratoire, de travail irrégulier ainsi que de prostitution. Une autre difficulté, communément rencontrées par les partenaires Schengen, est ce que l’on appelle le « visa shopping ».
En effet, si toutes les représentations consulaires Schengen délivrent des visas valables pour l’ensemble du territoire Schengen, la réglementation définit les règles de compétence pour la délivrance de ces visas. Ainsi, lorsque plusieurs pays Schengen sont concernés par le déplacement, c’est l’État membre qui constitue la destination principale qui doit assurer l’instruction de la demande et la délivrance du visa. Ce critère de destination principale est défini par le temps de séjour le plus long dans les pays visités. Ainsi, si un tour operateur prévoir un circuit incluant 2 jours en Italie, 3 jours en France, puis 2 jours en Suisse, il revient à la représentation française d’instruire la demande.
Or, les agences de voyage qui connaissent parfaitement cette règle, ajustent leurs tours en fonction du pays qui sera à même de recevoir et de délivrer, le plus rapidement, les visas nécessaires. Une fois le visa obtenu, il leur est facile de rétablir l’itinéraire qu’ils avaient prévu initialement et pour lequel la France n’était pas compétente. Ceci expose les voyageurs à des risques de non admission en cas de contrôle aux frontières Schengen. Prenons le cas par exemple d’un voyageur qui se rend à Francfort, en vol direct, avec un visa obtenu auprès de la représentation espagnole. Si ce voyageur devait être contrôlé à l’arrivée, la police aux frontières allemande vérifierait si le voyage prévoit une continuité ultérieure vers l’Espagne. Si ce n’est pas le cas et que l’intéressé a prévu de rester en Allemagne ou d’aller dans un autre État membre que l’Espagne, elle en conclurait que le visa a été obtenu en violation des règles de compétence communautaires et pourrait refuser l’admission sur son territoire.
Les intermédiaires, et certains demandeurs, connaissent bien cette règlementation mais, estimant avoir peu de risque d’être contrôlés, privilégient le résultat immédiat qui est d’obtenir le plus rapidement possible les visas nécessaires à leurs clients.

Possédez-vous des listes noires répertoriant ces agences peu
scrupuleuses ?
Les Représentations Schengen se signalent entre elles les agences ou particuliers indélicats qui versent dans des manoeuvres de fraude. En ce qui concerne l’ambassade de France, la pratique nous a appris que les tours opérateurs peuvent changer de nom ou d’enseigne assez facilement ou, sinon, sous-traiter leurs dossiers via d’autres compagnies. Également, le doute est toujours permis et la manoeuvre indélicate peut être le fait d’un seul agent. Nous ne pouvons donc pas toujours impliquer toute l’entreprise, surtout quand ce milieu professionnel connaît un taux très élevé de renouvellement de personnel.
Nous préférons donc rester vigilants et, lorsqu’une agence signalée dépose, nous prenons néanmoins ses dossiers mais prêtons alors une attention très suivie aux documents qu’elle nous remet.

Que se passe-t-il lorsque vous découvrez l’entourloupe ?
Nous ne délivrons pas les visas demandés, dès lors qu’il y a fraude et que les conditions règlementaires ne sont pas remplies. Cependant, les voyageurs n’étant pas directement responsables de la fraude, nous leur retournons leurs passeports sans visa, mais avec une lettre d’explications, leur laissant la possibilité de redéposer sans préjudice, par eux-mêmes ou via un autre agent.

Quel conseil souhaiteriez-vous donner aux Thaïlandais demandeurs de visas Schengen ?
D’abord, d’être franc et de préciser simplement, mais clairement, ses motivations et ses attentes que nous pourrons apprécier dans leur contexte. Dès lors que le demandeur ou son répondant se hasardent à masquer tel ou autre aspect (dont ils pensent qu’il pourrait leur porter préjudice) ou à inventer des situations fausses (et souvent, malheureusement, non crédibles) ou à produire des faux documents, il est difficile, ensuite, de prêter du crédit au reste du dossier.
Il n’y a pas de raison que nous refusions une demande si elle est sincère, même si elle ne satisfait pas toujours aux conditions requises de ressource. La différence se fera donc entre un dossier qui va être instruit en confiance et un autre avec des doutes, voire, de la suspicion.
Il faut rester simple et soi même et bien se garder d’emprunter tel ou autre modèle ou solution soi-disant infaillibles, sur les « on dit » ou les forums internet, où cumulent contre-vérités et conseils, hélas, assez navrants, surtout quand ceux-ci sont répliqués à l’identique en milliers d’exemplaires par des demandeurs mal inspirés. Par exemple, des internautes conseillent, de se rendre auprès de certaines ambassades plutôt que d’autres sous prétexte qu’elles seraient plus ou moins laxistes. Or, tous les États membres de l’espace Schengen appliquent les mêmes règles et procédures. La sincérité et l’objectivité sont payantes, car elles laissent intacte notre capacité d’appréciation.

http://www.gavroche-thailande.com/actualites/visas/100485-entretien-avec-jean-jacques-pothier-consul-adjoint-et-chef-du-service-des-visas
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