Réalités Cambodgiennes

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Re: Réalités Cambodgiennes

Message  Admin le Dim 9 Sep 2012 - 6:57



Des rizières inondées à la ville bétonnée, voici l'histoire d'une jeune cambodgienne se battant pour aider sa famille...
Telenko Prod vous présente le trailer de ce documentaire filmé à Kompong Thom et à Phnom Penh (Royaume du Cambodge) en Octobre 2011.

From flooded rice fields to the concrete of the big city, the story of a young Cambodian girl struggling to support her family...
Telenko Prod presents the trailer of a documentary shot in Kompong Thom and Phnom Penh (Kingdom of Cambodia) during October 2011.
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Re: Réalités Cambodgiennes

Message  Admin le Mar 25 Sep 2012 - 8:28



Chaque année, 150 000 jeunes Cambodgiens arrivent sur le marché du travail sans trouver d’emploi. Le secteur textile est aujourd’hui le premier employeur industriel du pays. La majorité des ouvriers sont des jeunes femmes venues des campagnes pour travailler dans les usines autour de Phnom Penh. Depuis la libéralisation du marché textile, le pays doit faire face à une concurrence accrue de ses voisins asiatiques sur les marchés d’exportation. Son adhésion récente à l’Organisation Mondiale du Commerce exige une mise aux normes internationales, notamment en matière de responsabilité sociale.
Pour aider le Cambodge à s’insérer dans le marché mondial, l’Agence Française de Développement a choisi d’appuyer le programme Better Factories Cambodia mis en place par l’Organisation internationale du travail avec l’appui de la Fédération des entreprises du textile. Cette
initiative a pour objectif de renforcer la compétitivité de ce secteur tout en améliorant le dialogue social au sein des usines. Elle instaure des moyens de contrôle des conditions de travail, des comités représentant les employés ainsi que des actions de formation et de sensibilisation.
Après cinq ans d’existence, l’approche a porté ses fruits. Les ouvriers sont mieux payés et travaillent dans de meilleures conditions. Les exigences de salaire minimum et de congés annuels sont respectées à près de 100%, plus de 80% des usines disposent d’infirmeries et 60% des ouvriers sont syndiqués. Le Cambodge est aujourd’hui reconnu internationalement pour ses bonnes pratiques sociales. Ce programme est désormais répliqué dans d’autres pays.

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Littérature : le Cambodge à poings nus

Message  Admin le Mer 26 Sep 2012 - 8:09



Dans un petit ouvrage, petit par la taille mais point par la puissance, Christophe Macquet dépeint avec rudesse et précision le Cambodge des sans-voix et des sans-droits. De ceux qui n’ont que leur corps pour lutter.

C’est comme un cri. Un cri venu du plus profond des tripes. La force brute, à fleur de peau. Celle de survivre coûte que coûte. Quand, au Cambodge, on est né loin des villas somptueuses et des 4×4 flamboyants, on n’a que son corps comme monnaie d’échange. «Tu fais la pute et ton frère boxe», écrit en prologue de son Kbach Christophe Macquet. Le livre est une version augmentée du texte écrit en 2006 pour accompagner les photographies de John Vink dans Poids Mouche. Plus qu’un livre consacré à la boxe, c’est une piqûre de rappel, ô combien saine, pour tous ceux qui pensent que le Cambodge est désormais sorti de l’ornière. Qui se laissent aveugler par les fortunes (illégalement) acquises par une poignée de privilégiés et en viennent à ne plus voir ceux qui se débattent dans une misère abjecte et son cortège de violences et d’abus.

«Ce n’est pas du Zola», pondère toutefois l’auteur, dont l’amour porté au Cambodge – «pas au Cambodge du sommet de la pyramide» – était tel qu’il l’a vécu, de 1994 à 2005, comme un sacerdoce. Partir à l’ascension de ce pays, au moment où il reprenait vie, à travers sa langue. A travers sa littérature que les bien-pensants disaient moribonde, sinon inexistante. Il est devenu un dépositaire, très rare, d’un trésor à la valeur inestimable. Il a saisi l’âme du Cambodge par sa langue, quand d’autres se plaisaient à décrypter ses joutes politiques. Il l’a exploré par sa base, auprès des gens de rien, quand beaucoup côtoyaient la «haute» occidentalisée. Il a appris la langue de la rue et des troubadours des campagnes reculées. Une langue tranchante, incisive, percutante. Qui va droit au cœur (à moins qu’elle n’en sorte ?). Presque bestiale. Presque divine. Une langue que Christophe Macquet, qui honnit le mot de «poète», retranscrit en quelque sorte dans Kbach. Phrases brèves, jetées sur le papier comme un uppercut. Boxeur sur le ring, il frappe. Pas le droit de tricher. Il en va de la vie. De la mort.

La violence est là. Voyez ce combat de coqs. «A l’ombre d’un immense banyan aux feuilles en forme de cœur rigide pouvant à la fois servir d’éventail pour brasser un peu l’atmosphère dans l’ombre qui ne rafraichit pas et d’écran provisoire pour cacher les horribles faces breughéliennes, penchées sur l’aire, crispés-lâchés en anneau vif, l’argent circule, les hommes s’engueulent, têtes noires, défigurées par le poinçon du sang, l’appât du gain, la touffeur contagieuse autour du sacrifice, les désirs mêlés de vengeance, de viol, de gras, et de signes auspicieux, gagner ou perdre, vivre ou mourir, lyncher, s’aimer, s’enfuir, vendre son vivre, son corps, racheter le mourir et le sort, payer son riz, apaiser les esprits, les femmes éructent, les enfants crient ‘tue-le ! tue-le !’, comme leurs aînés, ‘bouffe-le’, grimaces, on crache, les volatiles à demi déplumés n’en peuvent plus, ils se font l’accolade comme deux boxeurs épuisés, ‘crève-le, putain, crève-le’, le bâtonnet d’encens consumé, c’est la fin de la première reprise, la première eau, contestation, on suspecte le vieux tatoué qui sert de maître du temps et des règles, remous, insultes, mauvais rictus, puis les niveaux se stabilisent, on soigne rapidement les blessures avec de l’eau citronnée, on aiguise à nouveau les ergots métalliques, et ça repart, les champions se volent à nouveau dans les plumes, cette fois l’ergot de l’un s’est fiché dans la tempe de l’autre, les deux soudés, ça pisse le sang, par la plaie, par la bouche, ça s’affaiblit, ça s’effondre tout rouge sur la plaine monotone, et le vieux se met à compter, un peu trop vite, contestation, puis l’évidence, la mort, défait, l’argent circule, on baigne, on s’éponge en silence.»

Kbach de Christophe Macquet, éditions Le Grand Os, 2012. Huit euros. Possibilité de commander l’ouvrage à :

http://legrandos.blogspot.com.ar/p/commande-order.html

http://asie-info.fr/2012/09/26/litterature-le-cambodge-a-poings-nus-510537.html
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Re: Réalités Cambodgiennes

Message  Admin le Ven 23 Nov 2012 - 9:30

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Re: Réalités Cambodgiennes

Message  Admin le Mer 15 Mai 2013 - 12:21



Cambodge camp S-21 - Tuol Sleng de Alexandre Robaa

Reportage sur Tuol Sleng (camp S21).
Camp de concentration où l'on pouvait être enfermé juste pour le simple motif de porter des lunettes.
Les Khmers rouge, sous la direction de Pol Pot, ont transformé ce simple lycée en un camp de torture en 1975 et dont personne ne s'est échappé.
Une fille, alors âgée d'à peine 10 ans y travaillait alors que ses propres parents y étaient incarcérés.
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The Cambodian villages destroyed by the sugarcane industry

Message  Admin le Mer 10 Juil 2013 - 12:06




Thousands of Cambodian farmers claim they are losing their land and livelihoods to big sugar plantations, some of which are directly supplying the EU through companies including Tate & Lyle. The company has imported large volumes of sugar from Cambodia, where its supplier is accused of using child labour and being complicit in expropriating land and inflicting violence on local people, the Guardian can reveal. Tate & Lyle denies any human rights abuses

http://www.guardian.co.uk/world/video/2013/jul/09/cambodian-sugarcane-video
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Born Sweet

Message  Admin le Lun 16 Sep 2013 - 9:00



The full 28 minute documentary BORN SWEET, winner of 15 awards.

15 year old Vinh lives in a remote Cambodian village and has accepted his destiny – to be sick for the rest of his life with incurable arsenic poisoning. He dreams of becoming a karaoke star, winning the affections of adoring fans. But his body is scarred by illness and there is a good chance the arsenic will soon take his life, like the girl who once lived across the road. A chance to star in a karaoke video about the dangers of arsenic allows Vinh to wonder if he truly knows his destiny.

SUNDANCE FILM FESTIVAL 2010 Honorable Mention in Short Filmmaking
ASPEN SHORTSFEST 2010 Best Documentary
ASHLAND INTERNATIONAL FILM FESTIVAL 2010 Best Short Documentary
ATLANTA FILM FESTIVAL 2010 Best Short Documentary
BARCELONA ENVIRONMENTAL FILM FESTIVAL Jury Mention
BIG SUR INTERNATIONAL FILM FESTIVAL Audience Award
FINCA ARGENTINA ENVIRONMENTAL AWARD 2010 First Prize
HAMPTONS INTERNATIONAL FILM FESTIVAL 2010 Audience Award, Best Short Documentary
INDEPENDENT FILM FESTIVAL OF BOSTON 2010 Grand Jury Prize
INDIANAPOLIS INTERNATIONAL FILM FESTIVAL 2010 Eric Parker Social Justice Award
LOUISVILLE INTERNATIONAL FILM FESTIVAL 2010 Best Short Documentary
PALM SPRINGS SHORTFEST 2010 Audience Award, Best Documentary Short
RECONTRES INTERNATIONAL EAU ET CINEMA Bronze Drop
SAGUENAY INTERNATIONAL SHORT FILM FESTIVAL Public’s Prize
VERVIERS, AU FILM DE L'EAU, BELGIUM First Prize
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Re: Réalités Cambodgiennes

Message  Admin le Sam 12 Oct 2013 - 10:16



"Mon enfance, je la cherche, comme une image perdue. Ou plutôt, c'est elle qui me réclame. Est-ce parce que j'ai 50 ans ?" Ce passé qui remonte comme une vague trop forte, c'est la vie brisée d'un jeune Cambodgien de 13 ans, qui, en quelques mois, sous le régime des Khmers rouges, voit disparaître la plus grande partie des siens et survit en côtoyant quotidiennement la mort et l'horreur dans des camps de travail. Mais c'est aussi le bonheur tranquille anéanti par le génocide, "le monde d'avant, de la musique, de la douceur, de la famille", dont le souvenir n'est pas moins dangereux pour qui l'a irrémédiablement perdu. Ces images qui brûlent dans la mémoire ? le crime de masse, la maison familiale à Phnom Penh ? demeurent à jamais introuvables dans la réalité. Alors, le cinéaste narrateur les fait revivre à sa manière. Par la magie du cinéma, l'épure du commentaire, le talent d'un sculpteur, qui fait naître sous l'œil de la caméra personnages, décors et accessoires de glaise, puis les peint avec minutie, Rithy Panh parvient à évoquer, avec une émotion puissante et toujours contenue ce qui, pour tant de rescapés, demeure indicible : les souffrances vécues jour après jour, la douleur du survivant, l'amour pour ceux qu'on a perdus. Contrepoint des images de propagande filmées par le régime, ces minuscules figurines d'argile, animées d'une étonnante humanité, restituent toute l'inhumanité des quatre années de terreur khmère rouge.

Rithy Panh parvient à évoquer avec émotion les souffrances vécues sous le régime des Khmers rouges.

Dans ce troisième volet d'une trilogie documentaire sur le génocide cambodgien, Rithy Panh fait revivre son enfance et sa famille détruites par les Khmers rouges. L'évocation poignante et sobre, à la première personne du singulier, d'un crime de masse qui n'a pas laissé d'images.
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