Le Japon, c'est comment ?

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Murakami, l'ange du bizarre

Message  Admin le Jeu 25 Aoû 2011 - 17:33



Le grand maître japonais de l'illusion est de retour avec un roman hypnotique qui brasse toutes les inquiétudes de notre temps. Virtuose !
Une prose légère comme une ombrelle, des musiques évanescentes, des secrets cachés derrière d'autres secrets, l'auteur de La Ballade de l'impossible est un fabuleux illusionniste, un braconnier de l'invisible dont l'oeuvre ne cesse de distiller un sentiment fugace, obsédant, que les Japonais décrivent en trois mots - mono no aware, la poignante mélancolie des choses. Et, quand on s'aventure dans un roman de Murakami, il faut aussi accepter de perdre nos repères.
Sa recette ? Traverser les miroirs, pour mieux nous égarer. Décrire la réalité comme si elle était un rêve et nous raconter des rêves que l'on croit vrais.



Un clin d'oeil appuyé à Orwell

Pétri de féerie et de surnaturel, le nouveau roman de Murakami est une trilogie dont Belfond vient de publier les deux premiers volets. L'histoire ? Celle, bien réelle, qui se situe à Tokyo en 1984, avec un clin d'oeil appuyé à Orwell. Et celle, totalement chimérique, qui laisse entrevoir un monde parallèle où sommeillent nos doubles, un monde baptisé "1Q84". Avec cette explication cachée au détour du récit : "Q, c'est la lettre initiale du mot "question". Le signe de quelque chose qui est chargé d'interrogations."
Aomamé et Tengo, les deux héros de Murakami, ont le même âge, 29 ans. Quand ils étaient enfants, ils se sont tendrement tenu la main - un serment ? un présage ? - mais ils ne se sont jamais revus. Aomamé est devenue une tueuse redoutable, une sorte de ninja hallucinée - dans le ciel, il lui arrive de distinguer deux lunes - qui plante des aiguilles dans la nuque de ses proies, toujours les mêmes : les hommes qui brutalisent les femmes. Parmi eux, le fondateur d'une secte malfaisante, un monstrueux violeur de petites filles... Pendant qu'Aomamé pratique son acupuncture vengeresse, Tengo, lui, rêve de devenir écrivain. Passionné par Dickens, mordu de mathématiques - elles lui permettent de s'évader de la "geôle odieuse de la réalité" -, il va être embauché par un ami pour peaufiner le manuscrit d'une gamine dyslexique et géniale, Fukaéri. Intitulé La Chrysalide de l'air, son texte est bourré de fautes, mais l'histoire qu'elle y raconte est magique : là aussi, la lune brille deux fois dans le ciel et on y côtoie des êtres fantasmagoriques, invisibles, les mystérieux "Little People" qui ont "pris la place de Big Brother" et qui "démolissent le sol sous nos pieds"...
Quelle quête commune Aomamé et Tengo poursuivent-ils secrètement ? Finiront-ils par se retrouver ? Entre leurs confessions croisées, les mêmes images étranges se dessinent, s'éclipsent, reviennent, comme dans un vertigineux palimpseste. Avec de multiples allusions au fanatisme religieux, aux guerres asiatiques, à la violence sous toutes ses formes, à la secte Aum et à l'attentat au gaz sarin dans le métro de Tokyo. Résultat : un roman hypnotique où se mêlent le possible et l'impossible, où rôdent toutes les inquiétudes de notre temps, où le merveilleux libère le réel de ses entraves, "parce qu'il n'y a aucune logique dans ce monde". Et où Murakami, l'ange du bizarre, renoue avec sa virtuosité. En attendant le troisième volet de cette trilogie, qui sera traduit en mars 2012.

Un "rebelle" cher aux japonais

À Tokyo, dans le quartier d'Ogikubo, des fans ont l'habitude de se réunir trois ou quatre fois par an (notamment en octobre, au moment du choix du prix Nobel de littérature) pour discuter de son oeuvre dans un ancien bar jazz. Pourquoi ce lieu ? Car tel fut l'univers de Murakami, qui géra longtemps durant son propre bar jazz, le Peter Cat, avant de se lancer dans l'écriture au sortir d'un match de base-ball.
Il suffit de regarder les chiffres des ventes des trois premiers volumes de 1Q84 pour saisir l'ampleur du phénomène. Tous ont dépassé le million d'exemplaires, et le quatrième, en préparation, devrait connaître le même sort. Pourquoi un tel succès ? "Son talent unique, note Mitsuyoshi Numano, professeur à la prestigieuse université de Tokyo, naît de l'excellence du cocktail narrativité riche, spiritualité particulière et style élégant."
Le professeur Numano souligne que l'écrivain sait "traduire l'ambiance de son époque. Dans Après le tremblement de terre, écrit à la suite du séisme de Kobe en 1995, il décrit parfaitement les sentiments des Japonais, tout en les réconfortant". "Il apporte des réponses aux questions que se posent ses contemporains, estime de son côté l'écrivain et psychiatre Nadaynada. Il fait le travail que beaucoup attendent des journalistes." "Quand je lis Murakami, reconnaît l'une de ses aficionados, Yasunori Otaka, c'est comme une cure. Je retrouve une certaine tranquillité."
De là à en faire un écrivain engagé, il n'y a qu'un pas que personne n'ose pourtant franchir. "Contrairement au prix Nobel Kenzaburo Oe, il ne s'investit pas publiquement, explique Numano. Il a une attitude critique, mais elle reste dans sa logique d'écrivain." "L'important, c'est la métaphore, ajoute Natsumi Shingaki, rédactrice indépendante. Il fait passer ses messages en jouant du réel et de l'irréel." Comme cette image de l'oeuf contre le mur - l'individu contre le système - pour critiquer l'attaque lancée par Tel-Aviv sur la bande de Gaza dont il usa à Jérusalem, en 2009.

http://www.lexpress.fr/culture/livre/1q84-livre-1-avril-juin_1023614.html


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Le tsunami Murakami

Message  Admin le Ven 26 Aoû 2011 - 6:03

Entretien :
C'est le plus secret des écrivains japonais. Amateur de jazz, marcheur de fond et romancier nobélisable, Haruki Murakami publie les deux premiers tomes d'une fabuleuse trilogie initiatique qui a fait fureur au Japon.


Haruki Murakami. Né en 1949 à Kyoto, il a étudié le théâtre et tenu un club de jazz. Auteur d'une quinzaine de livres, il a obtenu de nombreux prix littéraires (prix Kafka, prix Jérusalem), et il est l'un des favoris pour le Nobel. © 2011 Iván Giménez/ Tusquets Editores

C'est d'abord l'histoire d'un succès sans précédent. Epuisé le jour même de sa sortie au Japon, en 2009, la trilogie romanesque de Haruki Murakami passait, au bout d'un mois seulement, la barre des 2 millions d'exemplaires - les libraires calculant même que l'énigmatique «1Q84» s'écoulait six fois plus vite que, naguère, les aventures du jeune Harry Potter. Et Murakami de voir, dans la foulée, ses romans précédents retrouver une place sur les listes des meilleures ventes (en tout, pas moins de 10 millions d'exemplaires furent imprimés en poche).

Effets collatéraux: «1984», le livre d'Orwell auquel Murakami fait référence, était réédité avec succès, tandis que Tchekhov (un auteur maintes fois cité dans «1Q84» comme dans «Kafka sur le rivage», un de ses romans précédents) se lisait à nouveau dans les métros bondés. Quant à la «Sinfonietta» de Janacek, qui est en quelque sorte la BO du livre (le morceau passe à la radio dès la première phrase), on entendrait désormais ses coups de cymbale dans tous les restaurants branchés, sonnant sur les portables.

Sans doute la personnalité ultracharismatique de l'écrivain, lequel s'exprime très rarement dans la presse, a-t-elle amplifié le raz-de-marée annoncé. Mais si le roman de Murakami, dont les deux premiers tomes paraissent aujourd'hui en France, a exercé au Japon une telle fascination, c'est aussi que «1Q84» plonge au cœur des angoisses contemporaines tout comme Orwell, dans «1984», décrivait les affres du monde moderne à venir.

Science-fiction? Chez Orwell, le romanesque anticipait l'avenir. Chez Murakami, il s'évade plutôt vers un territoire autre, monde second auquel l'héroïne accède, au début du livre, par une sortie de secours menant à un escalier dérobé, sortie qu'elle emprunte innocemment, sur les conseils d'un chauffeur de taxi mystérieux, alors qu'elle est bloquée dans un embouteillage inextricable.

Aomamé (la fille en question) est une tueuse professionnelle, qui aime les hommes s'ils ressemblent, côté calvitie, à Sean Connery, et exécute froidement, au moyen d'une très fine aiguille qu'elle enfonce dans la nuque de ses victimes, les auteurs de violence conjugale. Elle agit pour le compte d'une vieille dame très digne qui consacre sa fortune à neutraliser ce genre d'individus. Aomamé doit justement régler son compte au pire d'entre eux, le Maître d'une secte qui abuse d'enfants, dont certains, recueillis par la vieille dame, se sont avérés terrorisés par de mystérieux «little people».

De son côté, Tengo, un jeune romancier qui gagne sa vie en enseignant les maths, se voit confer par un éditeur peu scrupuleux le manuscrit de Fukaéri, une jolie adolescente de 17 ans surgie de nulle part, afin qu'il le récrive pour qu'il puisse concourir à un prix du jeune écrivain. «La Chrysalide de l'air» remporte en effet un succès considérable, mais Fukaéri n'a-t-elle pas prévenu que les créatures étranges qu'elle y décrit risquaient de voir d'un mauvais oeil cette publicité faite autour d'eux, et ne manqueraient pas de se venger de Tengo et de son éditeur?

Alors, 1984 ? Ou 1Q84 ? Le Q de la question (en japonais, la lettre «q» se prononce comme le chiffre «9»). Existe-t-il d'autres univers que le nôtre? Et quel passage Tengo et Aomamé vont-ils devoir emprunter pour finalement se retrouver? Fabuleusement astucieux, fascinant à tous égards, le livre laisse planer le doute sur des vérités qui, sous le rapport de l'unicité de l'espace et du temps, étaient jusqu'alors données comme acquises.

Il tire surtout sa force de ce que les deux mondes qu'il décrit se ressemblent trait pour trait, sauf pour les deux lunes qui brillent comme un point d'interrogation sur la réalité de substitution. Pas de petits hommes verts ni de soucoupes volantes chez Murakami - au fait, si: ces «little people» mystérieux qui terrifient ceux qui les ont vus à l'oeuvre, créatures maléfiques qui semblent détenir le pouvoir sur les trois grands états de l'être qu'explore sans relâche cet immense romancier: la vie, la mort et le sommeil.

D. J.

***

Le Nouvel Observateur - George Orwell, auquel vous faites référence, a écrit une satire sombre du totalitarisme. Bien que votre oeuvre ne soit pas si sombre, la décririez-vous comme «orwellienne»?

Haruki Murakami - George Orwell a écrit «1984» en 1949 - l'année où, par le plus grand des hasards, je suis né. Pour lui, à l'époque, 1984 représentait un futur encore inconnu. Ce livre est devenu par la suite un roman d'anticipation. En mettant en scène le monde du futur, Orwell a pu faire de l'époque contemporaine, de notre époque, une fable. De mon côté, j'ai dépeint dans «1Q84» une année 1984 que j'observe depuis notre XXIe siècle. C'est donc un roman de rétrospection. En reconstruisant cette époque qui a réellement existé je transforme à mon tour - ou du moins, j'essaie - le présent en fable.

Pourquoi avoir choisi d'opérer ainsi? Premièrement parce que le roman d'anticipation, en acquérant le statut de genre littéraire à part entière, s'est banalisé. Ensuite, parce que c'est un genre qui, de manière inhérente, ne renvoie plus que des images pessimistes. Tentez de décrire un avenir proche : vous ne pourrez l'empêcher de revêtir dès le début un aspect de fable sombre. Alors que, quand il s'agit de dépeindre le passé proche, nous sommes libres de laisser s'y dérouler toutes les fables.

Pourquoi fallait-il que je réinvente l'année 1984, de mon point de vue d'homme du XXIe siècle? Parce que nous n'avions pas encore, en 1984, été confrontés à certains événements cauchemardesques - nous n'aurions même pas pu imaginer vivre de telles choses. Ces événements sont pour moi, d'une part, l'attentat au gaz sarin du métro de Tokyo en 1995 et, d'autre part, les attentats du 11-Septembre. Aujourd'hui, on peut encore ajouter à cette liste le grand tremblement de terre et le grand tsunami du Tohoku, et la catastrophe nucléaire qui en est résultée.

Dans «1Q84», il est question de sexe dans ses aspects les plus crus, tout comme il est question de meurtres et de viols d'enfants. N'êtes-vous pas désespéré par la façon dont le monde évolue?

Lorsque j'écris un roman, je descends toujours dans les recoins les plus sombres de mon être, puis j'observe les paysages qui s'y trouvent et je les décris. En fait, il ne s'agit pas de construire une intrigue dans ma tête, mais bien de trouver un récit qui existe déjà en moi, de le recueillir et de le coucher par écrit. Aussi serait-il peut-être juste de dire que je ne possède quasiment aucune liberté de choix quant à ce que je choisis de raconter. Comme si tout était déjà là, au fond de moi. Ce peut être aussi les films que j'ai vus, la musique que j'ai écoutée, les livres que j'ai lus. Les gens que j'ai rencontrés ont aussi leur importance, de même que les paysages, ou l'air que j'ai respiré. Sans parler des souvenirs douloureux de mes expériences passées, ou les choses agréables...

Tous ces éléments très personnels se glissent d'eux-mêmes dans les récits que j'écris. Mais à force d'être longtemps restés plongés dans l'obscurité, ces éléments, en dépit de leur caractère lumineux, s'assombrissent, jusqu'à parfois devenir cauchemardesques. Comme dans ces passages nourris de sévices ou d'ultraviolence, où le sexe revêt une forme déviante.

Ce qui est étrange, c'est que je ne suis pas pessimiste. Plutôt le contraire. Ce que je souhaite montrer dans mes récits, c'est que, pour espérer, il faut traverser un long cauchemar. Pour chercher la lumière, on doit être entouré de profondes ténèbres. Pour connaître la paix, il faut passer par une violence qui nous échappe. S'il y a des gens qui apprécient ce que j'écris, c'est peut-être parce qu'ils perçoivent au fond de mon coeur la conviction que l'on peut toujours déceler un petit signe de lumière, même dans la nuit la plus noire.

Comment avez-vous réagi face à la catastrophe nucléaire de Fukushima?

Mon avis sur la question est très clair : l'énergie nucléaire est à de nombreux égards nocive pour le genre humain. Elle nous blesse dans notre chair, elle nous blesse dans notre dignité. Dire que l'énergie nucléaire est un bienfait, c'est comme affirmer que la bombe nucléaire remplit à merveille son rôle de garant de la paix mondiale: cela relève d'une logique de dupe. Il faudrait enfouir le nucléaire profondément sous terre, et ne plus jamais le faire remonter à la surface. A mon sens, cet accident nucléaire a secoué les bases de l'Etat japonais. C'est un tournant historique d'envergure.

Qu'est-ce qui vous a décidé à écrire un roman en trois volumes, presque comme une série télé avec une saison 1, une saison 2, etc.?

J'ai écrit les livres 1 et 2 en ayant en tête les cycles 1 et 2 du «Clavier bien tempéré» de Bach. J'ai construit chacun des douze chapitres en mode mineur et majeur. A ce moment-là je n'avais pas encore prévu d'écrire le livre 3. Mais je n'ai pu résister à l'envie d'imaginer la suite. Le côté série télévisée ne m'est pas particulièrement venu à l'esprit. J'ai été fan de la série «Lost» (et à ce propos, la maison que j'ai habitée à Honolulu a servi de lieu de tournage, dans la saison 1).

Vous vous attendiez à l'immense succès du livre?

Je n'avais jamais songé à devenir un jour ne serait-ce que romancier à plein temps. Le fait est qu'à 29 ans j'ai écrit par hasard un roman, et qu'il a été publié, et a reçu l'attention du public: je suis devenu romancier presque à mon insu. J'étais encore plus loin d'imaginer que mes romans seraient traduits en plusieurs langues et deviendraient des best-sellers à travers le monde. Encore maintenant, en toute honnêteté, cela me laisse perplexe. La seule chose que je peux dire, c'est que j'aime par-dessus tout écrire des romans. Mais le succès n'est pas, pour moi, une finalité.

Pourriez-vous décrire l'endroit où vous travaillez?

La musique est très présente quand j'écris. J'ai autour de moi 10.000 vinyles environ. La majeure partie sont des disques de jazz et, pour le reste, de la musique classique. Les CD ne m'intéressent pas vraiment. Les enceintes sont d'immenses modèles JBL très anciens (cela fait trente-cinq ans que je n'utilise qu'elles). Le matin, je me lève à 4 heures, puis je m'installe à mon ordinateur tout en écoutant de la musique à faible volume. Sur les murs se trouvent des peintures à l'huile représentant Clifford Brown et Lester Young, ainsi qu'un vieux poster de Glenn Gould. Je bois beaucoup de café noir. Je ne travaille que le matin. Et puis peut-être aussi un peu l'après-midi. Je ne travaille jamais à la nuit tombée.


"George Orwell a écrit «1984» en 1949 - l'année où, par le plus grand des hasards, je suis né. Pour lui, à l'époque, 1984 représentait un futur encore inconnu. Ce livre est devenu par la suite un roman d'anticipation."


Immense best-seller au Japon, le dernier roman du Japonais Haruki Murakami, "1Q84", qui met en scène deux mondes parallèles, oscille entre récit fantastique, thriller et roman d'amour, sondant le côté obscur de la société nippone, en proie à la violence et aux sectes. (c) Afp

Propos recueillis par Didier Jacob

(traduit du japonais par Jean-Baptiste Flamin et Diane Durocher)

1Q84, par Haruki Murakami, livres 1 et 2, traduits du japonais par Hélène Morita,
Belfond, 532 p., et 566 p., 23 euros chacun (le livre 3 paraîtra en mars 2012)

source http://bibliobs.nouvelobs.com/rentree-litteraire-2011/20110824.OBS9073/le-tsunami-murakami.html




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Re: Le Japon, c'est comment ?

Message  cipiki le Ven 26 Aoû 2011 - 8:27

Indispensable Murakami!
Et bientôt les 2 pavés dans la malle... Ça va faire lourd
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Yokoham a son musée de la nouille !

Message  Admin le Sam 17 Sep 2011 - 16:51


Les nouilles instantanées en bol, vous connaissez ? Un grand musée de la nouille vient d'ouvrir au Japon, à Yokohama.

Cup Noodles Museum
Les amateurs de nouilles instantanées en bol ont maintenant la possibilité de visiter un grand musée consacré à cette forme de repas rapide typiquement asiatique, dans la ville de Yokohama, au Japon. Le Cup Noodles Museum vient d'être ouvert par le groupe alimentaire Nissin Foods.




On y montre la fabrication du produit et les visiteurs peuvent fabriquer eux-mêmes leurs nouilles et même inventer la saveur de leur choix. « C'est une usine qui montre aux enfants comment sont fabriquées les nouilles, et aussi un musée de l'industrie », a déclaré à l'ouverture Koki Ando, le président de Nissin Foods et fils de l'inventeur des nouilles instantanées il y a plus d'un demi-siècle.

Quelque 500 visiteurs étaient présents ce samedi matin à l'ouverture, parmi lesquels plusieurs célébrités, dont un ancien Premier ministre et un magnat de l'industrie. Ils ont regardé des enfants équipés de tabliers pétrir la pâte, couper les nouilles, les cuire et les aromatiser avant de les emballer.

Dans une autre partie du musée, les visiteurs peuvent choisir leur bol, leur pâtes et mélanger les saveurs pour créer leur propre version, avec 5000 possibilités différentes.

Une idée née dans le Japon de l'après-guerre
Momofuku Ando (1910-2007) avait eu l'idée des nouilles instantanées dans le Japon de l'après-guerre, alors en pleines restrictions alimentaires, en voyant une longue queue devant une petite échoppe vendant au marché noir des bols de nouilles cuites. Son idée a par la suite été largement copiée, et il s'est vendu 95 milliards de bols ou paquets de nouilles dans le monde en 2010.

Nissin avait déjà ouvert un premier musée de ce genre à Osaka, mais beaucoup plus petit. Celui de Yokohama, près de Tokyo, fait 10 000 mètres carrés, sur plusieurs étages.

http://evasions.blogs.ouest-france.fr/archive/2011/09/17/insolite-musee-nouille-instantanee-japon.html

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Re: Le Japon, c'est comment ?

Message  cipiki le Mar 4 Oct 2011 - 11:22

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Re: Le Japon, c'est comment ?

Message  Admin le Lun 10 Oct 2011 - 9:24



Sur les 1,5 million d’hectares dédiés à la culture du riz au Japon, les rizières d’Inakadate réservent une surprise monumentale aux visiteurs.

En effet, pour la première fois en 1993 après 2000 ans de riziculture « normale », la municipalité a eu l’idée de redynamiser le tourisme à l’aide d’œuvres d’art éphémères conçues à même les rizières.

En utilisant plusieurs sortes de riz (les cinq variétés qui poussent dans la région), les villageois réalisent chaque année la prouesse de représenter un immense tableau végétal qui prend tout son sens au fur et à mesure que les mois passent.

Vers la fin du mois de mai, le repiquage du riz est réalisé selon un schéma défini en amont à l’aide d’un ordinateur, et dans les mois qui suivent, le riz en poussant révèle ses différentes nuances jusqu’à former un dessin précis avant d’être moissonné au début du mois d’octobre.

On appelle ça le Tanbo Art, littéralement « l’art dans les champs », une discipline qui a fait des émules dans une centaine de lieux au Japon, comme à Yonezawa dans la préfecture de Yamagata.

Afin que les visiteurs puissent admirer le dessin dans sa globalité (les deux champs font 1,5 hectare au total), une tour de 22 mètres a été construite. Depuis sa plateforme, on a une vue parfaite sur la réalisation.

Avec les années, les participants maitrisent de plus en plus cet art particulier (notamment en terme de perspective) et, s’ils ont commencé par une simple image du mont Iwaki pendant les neuf premières sessions, ils puisent depuis leur inspiration autant dans l’art classique japonais que dans les mangas ou dans des scènes de l’Histoire universelle (cf. La Joconde en 2003).

En 2011, la fresque végétale illustrait le conte du coupeur de bambou… Qui sait quelle surprise Inakadate nous réserve pour l’année prochaine !




source http://www.tripteaser.fr/japon/reportage/1253/des-rizieres-transformees-en-ruvre-drart
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Re: Le Japon, c'est comment ?

Message  thanaka le Ven 14 Oct 2011 - 9:51

http://lejapon.fr/blog/




David Michaud est l'auteur de nombreux ouvrages sur le Japon http://www.amazon.fr/David-Michaud/e/B004MT4LEG/ref=ntt_athr_dp_pel_1


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Message  cipiki le Ven 14 Oct 2011 - 11:21

Faut se dépêcher: le concours est jusqu'au 23 octobre.
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Re: Le Japon, c'est comment ?

Message  cipiki le Sam 15 Oct 2011 - 0:00

Un autre phénomène nous quitte...

http://search.japantimes.co.jp/cgi-bin/fl20111014r1.html
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Re: Le Japon, c'est comment ?

Message  cipiki le Sam 15 Oct 2011 - 0:02

Hosts and Gyauru

Il nous reste les Hosts.....

http://gyaru-o.skyrock.com/

http://gyaru-o.skyrock.com/2.html
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Re: Le Japon, c'est comment ?

Message  gandalilou le Sam 15 Oct 2011 - 7:18

Bonjour,

Et bien je vous propose un autre sujet sur le japon : sa bière et franchement quelle recherche pour cette pub study

Cliquez sur : la biere

A++
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Re: Le Japon, c'est comment ?

Message  Admin le Lun 24 Oct 2011 - 16:46




Découvrir le catalogue numérique Japon - Albums de photographies de l’époque Meiji (1868-1912)

http://www.guimet-photo-japon.fr/ waï
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Message  cipiki le Lun 24 Oct 2011 - 23:03


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Message  thanaka le Mer 26 Oct 2011 - 7:30







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Re: Le Japon, c'est comment ?

Message  Admin le Dim 30 Oct 2011 - 17:21




site web http://www.zoomjapon.info/index.php

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Message  Admin le Lun 7 Nov 2011 - 20:14

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Re: Le Japon, c'est comment ?

Message  Admin le Mar 22 Nov 2011 - 15:52

http://kyoto-images.blogspot.com/


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Message  Admin le Lun 20 Fév 2012 - 16:17

clichés Idea waï


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JIZO, protecteur des enfants, des voyageurs et des pompiers

Message  cipiki le Mar 1 Mai 2012 - 0:03

http://experience-japon.over-blog.com/article-jiz-bosatsu-46170041.html
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Re: Le Japon, c'est comment ?

Message  Admin le Ven 4 Mai 2012 - 16:46

Impressions of Japan

For travellers in the right state of mind, Japan can be a country of small details and tiny fleeting beauties. The concept of wabi-sabi, a worldview that emphasises the transient fascinations of nature and the beauty of simple objects, may not be easily translatable, but it is easily experienced. Take a walk in the maple groves. Find a suitable flower. Pay close attention to a reflection moving across the water. This elusive 'art of impermanence' will soon make its presence, or perhaps its absence, felt.

Reportage photos ---> http://www.fotopedia.com/magazine/stories/mmW36ZvEKUo/Impressions_of_Japan#/items/QXj88cWwF2Q Idea
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Re: Le Japon, c'est comment ?

Message  Admin le Ven 4 Mai 2012 - 20:52

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Fred le globe cooker au Japon - Les nouveaux explorateurs

Message  Admin le Sam 12 Mai 2012 - 7:29

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La jeunesse japonaise de 1964, perdue et révoltée

Message  Admin le Mar 22 Mai 2012 - 6:31

Life s’est fait une spécialité de déterrer de vieilles images d’époques dans un large sélection de thèmes. Cette fois-ci c’est le photographe Michael Rougier, qui voit quelques traces de son escapade au pays du Soleil Levant ressurgir le temps d’un flashback doux-amer sur la jeunesse japonaise.



Bikers, musiciens, drogués, fugueurs… la jeunesse japonaise de 1964 ressemble à toutes les autres en apparence. Impétueuse et téméraire elle rejette en bloc le conformisme de sa société et se perd dans la misère et rébellion violente. Immergé au coeur de cette jeunesse au creux de la vague, Michael Rougier ressort de son voyage des clichés très intimes qui balancent entre l’infinie tristesse et l’énergie pure.






Source & d'autres photos ----> http://www.lense.fr/2012/05/15/la-jeunesse-japonaise-de-1964-perdue-et-revoltee/

source originale & d'autres photos ----> http://life.time.com/culture/teenage-wasteland-japanese-youth-in-revolt-1964/#1
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Re: Le Japon, c'est comment ?

Message  Admin le Mer 23 Mai 2012 - 5:39

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Re: Le Japon, c'est comment ?

Message  Admin le Ven 29 Juin 2012 - 19:28

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Re: Le Japon, c'est comment ?

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