Birmanie, Hip Hop Underground, Rock

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Birmanie, Hip Hop Underground, Rock

Message  thanaka le Mar 3 Nov 2009 - 22:50

Passionnant ! A voir absolument !

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Re: Birmanie, Hip Hop Underground, Rock

Message  Rangoon le Mer 4 Nov 2009 - 19:13

C'est super !!!
Merci !!
mon Flipppiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii
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En Birmanie, les combats hétéroclites de la scène artistique

Message  Admin le Jeu 21 Jan 2010 - 15:51

Il n'est pas rare qu'un guitariste réduise en pièces son instrument devant une foule de punks en extase, mais la scène se passe en Birmanie, où le régime militaire en place depuis un demi-siècle a peu fait, c'est un euphémisme, pour l'émergence de la contre-culture.
Des musiciens déterminés à se produire en public doivent soumettre les paroles de leurs chansons à la censure de la junte, et la prudence suffit généralement à prévenir tout message politique.
Mais un discours émerge malgré tout lorsque le chanteur entame une virulente version de la chanson "Je veux te tuer".
Dans le parc en plein air, les fans en tenue réglementaire punk et gothique internationale, maquillage et cheveux rouges inclus, en redemandent: "Chez moi, je ne m'intéresse à personne. Je me fiche de mes voisins. Je suis punk et je fais ce que je veux", clame Ko Pyae, 16 ans, tout de noir vêtu.
Rien de très élaboré dans cette boutonneuse revendication. En 2007, les rues de Rangoun étaient couvertes du sang des manifestants qui emboîtaient le pas des moines bouddhistes, lors de la "Révolution de Safran".
Alors la scène artistique s'adapte comme elle peut et créé les espaces qu'elle s'invente. Outsider, un groupe de hard, travaille ainsi dans un studio miteux à la création de son premier album.
"Si je veux écrire quelque chose sur la liberté, je ne peux pas le faire directement. Si je veux montrer quelque chose qui représente le peuple birman, il n'y aucune façon de le faire. Car si j'écris ça, cela devient politique", admet le batteur et auteur, Thar Nge.
Les restrictions vont encore plus loin. L'alcool et la cigarette aussi sont tabous, comme tout ce que le régime juge contraires aux valeurs traditionnelles birmanes. Il faut maîtriser l'art de l'analogie, du second degré. "Nous faisons ce que nous pouvons", admet le musicien. "Mais nous n'essayons pas de changer la politique. Avant tout, nous sommes musiciens".
Debbie Stothard, militante pro-démocratie basée à Bangkok, condamne un système qui oblige les artistes à ignorer la politique. Les militaires ont le pouvoir depuis 1962 en Birmanie et emprisonnent tous ceux qui leur résistent, dont Aung San Suu Kyi, chef de l'opposition et prix Nobel de la paix.
"Les jeunes ont appris à penser que la politique était dangereuse, et qu'être politique, c'était demander à être enfermé, à perdre son travail, à être torturé et tué", estime la militante. "Mais au bout du compte, chacun en arrive à chanter ce qu'il pense".
Aung, un peintre et vidéaste qui se cache derrière un pseudonyme, vend des toiles pour vivre et créé pour son plaisir des vidéos conceptuelles. Elles expriment sa frustration, mais il ne les montre à personne ou presque, et il affirme qu'il ne cherche pas à changer le système.
L'une d'elles montre un poisson rouge dans un petit verre d'eau. Une main lâche un comprimé qui se dissout en provoquant d'intenses remous. Le poisson se débat, cogne contre la paroi, puis meurt lorsque l'eau trouble fini par s'éclaircir.
Aung parlait de la "Révolution de Safran". Certains lui ont reproché la cruauté à l'égard du poisson. "Et les gens qui ont été tués ici en Birmanie ? Pourquoi n'en parlent-il pas ?", s'indigne-t-il.
Les punks, eux, ont d'autres soucis. A la fin du concert, ils brisent des bouteilles, tentent de détruire la scène, urinent sur des posters du groupe. La police laisse faire: ils réclament juste un rappel de leur groupe favori.

source AFP
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Re: Birmanie, Hip Hop Underground, Rock

Message  Béotrice le Jeu 21 Jan 2010 - 18:28

Punk it's no dead affraid

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le rap clandestin

Message  thanaka le Mer 9 Mar 2011 - 4:03

On décrit parfois les groupes de rap comme des "collectifs", tant ces unions à l’amiable se terminent souvent en querelles d’ego. C’est une toute autre raison qui pousse Generation Wave à se présenter comme un collectif : sous cette bannière commune s’unissent en effet plusieurs dizaines d’artistes, dont 21 sont actuellement prisonniers politiques en Birmanie.


Malgré l’élection remportée par le prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi en 1990, la Birmanie est sous la coupe de généraux bien décidés à réprimer toute forme de contestation. Face à eux, l’échec de manifestations massives, comme celles de septembre 2007, oblige les démocrates à œuvrer dans la clandestinité.

C’est ainsi que Generation Wave utilise le rap pour faire circuler ses idées au sein de la jeunesse. Ses membres enregistrent et dupliquent secrètement, dans leur rudimentaire home studio, des albums qu’ils déposent ensuite discrètement dans les salons de thé les plus fréquentés du pays.


Leurs hymnes, « Wake up », un appel à rejoindre le mouvement démocratique, et « Khwin Pyu Dot May' », la supplique d’un jeune homme qui demande à sa mère de l’autoriser à rejoindre la lutte, ont été diffusés de cette façon. Le collectif a fait ce choix après que l’un de ses membres les plus influents, Zayar Thaw, a été condamné à six ans de prison pour la création d’une organisation illégale.

Il a également appris des déboires de Thxa Soe. Cette star birmane a vu neuf des douze titres de son dernier album censurés. Les censeurs lui reprochent de nuire à la musique traditionnelle birmane en ajoutant à ses mélodies des beats hip hop ou des refrains pop. En réalité, ce sont les sujets dont il s’empare qui posent problème. Comment, dans un pays où tout est contrôlé par l’armée, chanter sans l’offenser ? Même une chanson aussi inoffensive que celle dont le titre se traduit par « Eau, électricité, s’il vous plaît, revenez » et qui évoque les pannes récurrentes qui affectent toutes les villes ne peut que lui déplaire.

Malgré les risques qui pèsent sur lui, Thxa Soe a expliqué au quotidien anglais The Guardian qu’il a choisi de rester en Birmanie parce qu’il croit que « la musique peut changer un pays et même au-delà, le monde entier ». Une partie des membres de Generation Wave a, elle, choisi l’exil mais c’est pour mieux diffuser ses appels. Pour elle aussi, la musique peut changer un pays … mais uniquement si elle est entendue !

Vidéos & source de l'info http://www.mondomix.com/actualite/1172/birmanie-generation-wave-le-rap-clandestin.htm

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Le rap contre la junte

Message  Admin le Sam 26 Mar 2011 - 10:52


Né après les manifestations de 2007, Generation Wave rassemble de jeunes Birmans en lutte contre la junte au pouvoir. Le rap et les graffitis expriment leur message, comme le raconte Asia Sentinel.

Le portail grillagé s’ouvre sur un groupe de jeunes Birmans au crâne rasé, assis devant une maison de Mae Sot, une bourgade miteuse à la frontière avec la Thaïlande. Ils sont tous membres de Generation Wave, un groupe clandestin qui œuvre au renversement de l’impitoyable junte militaire qui dirige le Myanmar depuis 1962. Leurs chances sont minimes. Pourtant, Generation Wave ne manque pas de panache : le groupe s’adresse à la jeunesse par le rap, le hip-hop et le graffiti, espérant l’inciter à se dresser contre le pouvoir. Ils espèrent, en dépit de tout, que 2010 sera propice à un grand mouvement de protestation contre le gouvernement : la junte prévoit l’organisation d’élections que beaucoup dénoncent déjà comme une escroquerie. “Je ne pense pas qu’un grand mouvement se forme avant les élections. Les gens vont attendre pour voir ce qui se passe. Mais s’ils sont mécontents des résultats du scrutin, ce sera sans doute une occasion à saisir”, confirme Win Min, un observateur du Myanmar installé à Chiang Mai, en Thaïlande. “Les groupes comme Generation Wave ne peuvent pas provoquer le changement à eux seuls. Mais ils sont pour la junte une épine dans le pied, et ils ne manqueront pas de jouer un rôle moteur dès que l’occasion se présentera.”

Generation Wave est né dans le giron du soulèvement de 2007. Défilant avec des milliers d’autres dans les rues de Rangoon, Aung Min et quelques-uns de ses amis ont senti souffler un vent de liberté, auquel ils ont refusé de renoncer après la répression des manifestations. Sans aucune expérience de l’action politique, Aung et ses amis ont commencé par publier une déclaration demandant à la population de rester à l’intérieur en signe de soutien aux moines – un appel qui est resté ignoré. Ils se sont alors mis à peindre des slogans sur les murs, à distribuer des tracts et à organiser des manifestations à Rangoon, la capitale du Myanmar. Grâce à la maison très sûre mise à leur disposition en Thaïlande et à leurs téléphones portables loués au mois à des particuliers, le groupe a longtemps réussi à avoir une longueur d’avance sur la police. Il est aussi passé entre les gouttes du réseau d’informateurs du régime. Pourtant, en mars 2008, un membre de Generation Wave a été arrêté. Aung Min a eu de la chance : il était en voyage à l’étranger pour son travail. Dès qu’il a eu vent de l’arrestation, il s’est rendu au bureau de la Ligue nationale pour la démocratie [le grand parti d’opposition birman] à Mae Sot. Dans cette ville thaïlandaise qui fait face à la bourgade birmane de Myawaddy, juste de l’autre côté de la rivière Moei, des Birmans sans papier arrivent sur des bouées pour acheter des produits moins chers et bénéficier des programmes gratuits d’assistance médicale et d’éducation organisés par des ONG. Là, Generation Wave organise des séances de formation sur les droits de l’homme, l’action non-violente et l’organisation communautaire. Tous les deux mois, le groupe lance une nouvelle campagne au Myanmar, dénonçant des problèmes tels que l’incapacité des autorités à fournir de l’électricité à la population.

“Au Myanmar, la plupart des gens savent qu’ils ont raison de s’opposer au gouvernement, mais ils ne connaissent pas leurs droits, c’est pourquoi nous devons les leur apprendre. Ils peuvent ensuite utiliser ce savoir pour en convaincre d’autres, dans l’intérieur du pays”, précise Aung Min.

Après avoir attiré l’attention des autorités, les membres de Generation Wave ont été nombreux à se faire arrêter. Parmi la centaine de personnes qui composent le groupe, une trentaine ont fait de la prison, assure Aung Min. L’appartenance à ce groupe est illégale et passible d’un emprisonnement de cinq ans maximum – en pratique, ses membres savent qu’ils peuvent rester indéfiniment derrière les barreaux.

Aujourd’hui, ils sont une dizaine de membres de Generation Wave à vivre dans la maison-refuge de Mae Sot. Leur logo (un graffiti au pochoir représentant une main au pouce levé) a été peint en grand format sur l’un des murs extérieurs de la maison. A l’intérieur, pendant qu’un jeune homme regarde un DVD sur le mouvement Solidarnosc en Pologne, le rappeur 9KT dit vouloir “faire des chants révolutionnaires”. Avec AK, un autre rappeur, ils viennent de réunir sur un CD une compilation Generation Wave que les membres du groupe regagnant le Myanmar par la rivière Moei distribueront à leurs amis. Dans certaines chansons, les rappeurs demandent à leur mère de leur pardonner de s’être engagés en politique – un jeu dangereux, au Myanmar.

- Repères
“Nous nous sommes coupé les cheveux façon safran”, explique Aung Ming, l’un des fondateurs de Generation Wave, en référence à la “révolution de safran” de 2007 : emmenés par les moines bouddhistes, des dizaines de milliers de manifestants étaient descendus dans la rue, à la suite d’une augmentation brutale du prix de l’énergie décidée par le régime. Les bonzes – moines bouddhistes – ont donné une identité à ce soulèvement, qui a pris leur couleur, le safran, teinte de la tenue des moines. On a parlé également de “révolution des sandales”, en opposition aux bottes des militaires. A partir du 26 septembre 2007, la junte lance une répression féroce qui fera – officiellement – 135 morts. “S’il se passe quoi que ce soit au Myanmar, nous pouvons entrer sans délai dans le pays et nous fondre parmi les moines”, explique Aung Ming, le militant de Generation Wave.

source http://www.courrierinternational.com/article/2010/02/03/le-rap-contre-la-junte
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Re: Birmanie, Hip Hop Underground, Rock

Message  mekong le Sam 26 Mar 2011 - 16:22

salut lovadmin

je me suis offert 9 cd de rock birmans :rock:aprés ecoute je vous en dirais plus
benrock Vieux sage
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Generation Wave, jeunesse rebelle

Message  Admin le Mer 25 Mai 2011 - 1:30

Generation Wave lutte depuis 5 ans contre la junte birmane. Ce collectif clandestin composé de jeunes militants distribue ses CD et colore le pays de graffitis revendicatifs. Leur but: semer les graines de la démocratie en Birmanie.

Dans leurs clips, ils apparaissent toujours masqués. Ils sont recherchés par la police de la junte birmane. Ils appartiennent à Generation Wave, un collectif de jeunes militants qui se battent pour la démocratie. Leur arme principale est la musique et leur cible: la jeunesse.

La règle pour intégrer ce groupe est d'avoir moins de 35 ans et d'être prêt à vivre dans la clandestinité. Leur quartier général est situé en Thaïlande, dans les faubourgs d'une ville frontalière. Mais ils organisent régulièrement des missions au pays. Pour distribuer sous le manteau leurs CD de rap aux paroles revendicatrices, discrètement postés dans les campus de Rangoon, ou pour colorer les murs de l'ancienne capitale de leurs graffitis politiques.

Mais aujourd'hui, au camp de base, l'ambiance est studieuse. Pendant trois mois, ils accueillent 25 stagiaires. Des jeunes qui sont venus suivre des cours pour devenir de parfaits militants. Au programme, des leçons théoriques sur les droits de l'homme ou le sens critique. Mais aussi des aspects plus pratiques comme apprendre à créer et gérer un réseau.

Des enseignements qu'ils appliquent avec leurs connaissances des nouvelles technologies. Car Facebook et Google talk (le tchat de la messagerie Gmail, ndlr) sont des outils très utiles pour eux. "Cela nous sert beaucoup pour communiquer, mais c'est aussi dangereux", explique Bobo, un jeune stagiaire.

Car leurs activités ne sont pas sans risques. Vingt d'entre eux sont en prison. Certains pour plus de 20 ans. Le gouvernement thaïlandais a récemment annoncé qu'il comptait fermer les camps de réfugiés birmans, sans préciser le calendrier. Un retour au pays forcé qui pourrait leur être fatal.

vidéo ----> https://www.dailymotion.com/video/kycFmiLkjsXtJB28TRF#from=embediframe

source http://www.youphil.com/fr/article/03931-generation-wave-jeunesse-rebelle-birmanie?ypcli=ano
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Re: Birmanie, Hip Hop Underground, Rock

Message  Admin le Dim 5 Juin 2011 - 13:32

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Re: Birmanie, Hip Hop Underground, Rock

Message  thanaka le Mar 12 Juil 2011 - 18:39

La provocation, outil de revendication. Depuis presque 50 ans, la Birmanie l’un des pays les pauvres du monde, vit sous la répression de la junte militaire qui l’a rebaptisée Myanmar. La chasse aux conspirateurs bat son plein. Premiers visés, les jeunes et surtout les rappeurs qui subissent persécution et emprisonnement arbitraire. Immersion dans l’underground hiphop de la Birmanie.


Leur rap évoque la dureté de la jungle urbaine, la misère, la violence et le désespoir. Et ce n’est pas une exagération spécifique au genre. Ces rappeurs viennent du Myanmar, le pays le plus troublé d’Asie du sud-est. Au L.A. Hip HopClub, au centre-ville de Rangoun, des concerts ont lieu tous les dimanches. Et ici, bien que bouddhiste, la jeunesse n’est pas réservée. La scène hiphop locale compte environ 300 membres dont la moyenne d’âge est de 20 ans. En Birmanie, le milieu n’existe que depuis quelques années.

Yatha, 21 ans, est l’une des grandes figures du milieu hip-hop. Son appartement moderne est le lieu de réunion des rappeurs de Rangoon. Il a abandonné ses études et se consacre pleinement à la musique. Un morceau avec une chanteuse pop connue vient de lui rapporter 1000 dollars. Une vraie fortune en Birmanie. Contrairement à la majorité de la jeunesse birmane, ces jeunes ne vivent pas dans la misère. Leurs chansons, ils les fabriquent chez eux. Ils se sont adaptés à leurs moyens de production limités, et s’abstiennent de critiquer la situation politique dans leurs textes. Mais la jeunesse est sous pression. Car en 2007, aux côtés des moines, ce sont surtout les jeunes qui ont manifesté contre le gouvernement. Une révolte que les généraux ont matée en déployant leurs troupes. Certains observateurs parlent de 200 morts et de milliers de personnes internées en camp de travail. Depuis, la situation est calme mais tendue. Quand on leur parle de politique, les jeunes réagissent avec cynisme: « On est presque libre, ici, on aime notre pays », assure Yatha.


S’ils ne mentent pas, ils risquent de connaître le même sort que le premier groupe de hiphop birman, Acid Crew, dont deux membres ont été arrêtés l’an passé et condamnés à sept ans de prison. Motif : propagande antigouvernementale et appartenance à un mouvement de jeunes d’opposition. Annega, fondateur d'Acid Crew, est le seul membre du groupe encore en liberté. Dans ses chansons, le groupe dénonce clairement le système. Annega a perdu son rôle de porte-parole et ne joue plus en public. Mais de plus en plus de gens pensent comme lui. A Rangoun, les membres des crews se distinguent et se reconnaissent par leurs tatouages spécifiques. Depuis l’arrestation de ses collègues, Annega vit dans la peur d’être emprisonné à son tour. Sa liberté actuelle, il la doit à son beau-frère, un homme d’affaires influent, qui a sans doute versé des pots de de vin, car la famille d’Annega n’est pas connue pour être proche du gouvernement. Le père d’Annega, Mim Mim Latt, était l’un des premiers chanteurs de rock au Myanmar. Il a fait de la prison pour avoir eu des contacts avec l’opposition. A sa sortie, c’était un homme brisé. Il est décédé il y a quelques années.

Certains rappeurs vont encore plus loin et militent pour la libération d’Aung San Suu Kyi, leader de l’opposition, dont se réclame le groupe Myanmar Future Generations. Ce sont les stars du milieu underground. Leurs chansons circulent sur internet. Les rappeurs de Myanmar Future Generations sont recherchés. Interviewés par téléphone, ils témoignent : « En Birmanie, si un chanteur parle de politique, il passera sa vie en prison. Si je m'exprime publiquement, toute ma famille sera jetée en prison. Voila pourquoi on doit rester anonyme, on ne veut pas montrer nos visages ». La presse nationale, aux ordres du pouvoir, s’adresse aux parents de ces jeunes. Elle décrit le hiphop comme incompatible avec le bouddhisme. Une manière comme une autre de diaboliser le mouvement. Mais c’est aussi la preuve que le gouvernement prend la contestation des jeunes au sérieux.





source http://www.arte.tv/fr/content/tv/02__Universes/U2__Echapp_C3_A9es__culturelles/02-Magazines/12_20Tracks/06_20Archives_20-_20Archiv/edition-2009.10.28/myanmar/2914084.html
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Re: Birmanie, Hip Hop Underground, Rock

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