Birmanie, Hip Hop Underground, Rock

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Re: Birmanie, Hip Hop Underground, Rock

Message  thanaka le Jeu 14 Juil 2011 - 9:08



Cette star birmane a vu neuf des douze titres de son dernier album censurés. Les censeurs lui reprochent de nuire à la musique traditionnelle birmane en ajoutant à ses mélodies des beats hip hop ou des refrains pop. En réalité, ce sont les sujets dont il s’empare qui posent problème. Comment, dans un pays où tout est contrôlé par l’armée, chanter sans l’offenser ? Même une chanson aussi inoffensive que celle dont le titre se traduit par « Eau, électricité, s’il vous plaît, revenez » et qui évoque les pannes récurrentes qui affectent toutes les villes ne peut que lui déplaire.

Malgré les risques qui pèsent sur lui, Thxa Soe a expliqué au quotidien anglais The Guardian qu’il a choisi de rester en Birmanie parce qu’il croit que « la musique peut changer un pays et même au-delà, le monde entier ». Une partie des membres de Generation Wave a, elle, choisi l’exil mais c’est pour mieux diffuser ses appels. Pour elle aussi, la musique peut changer un pays … mais uniquement si elle est entendue !
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Re: Birmanie, Hip Hop Underground, Rock

Message  thanaka le Sam 6 Aoû 2011 - 8:49

Collaboration between WhoMadeWho and Burmese activists Generation Wave. The song is recorded for the Danish NGO "Operation Dagsværk" and the MP3 can be downloaded for free at www.od.dk

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Re: Birmanie, Hip Hop Underground, Rock

Message  stilia le Sam 6 Aoû 2011 - 11:11

thanaka a écrit:Collaboration between WhoMadeWho and Burmese activists Generation Wave. The song is recorded for the Danish NGO "Operation Dagsværk" and the MP3 can be downloaded for free at www.od.dk




study

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Re: Birmanie, Hip Hop Underground, Rock

Message  thanaka le Ven 23 Sep 2011 - 8:33

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Zaw Win Htut, un empereur virtuose

Message  Admin le Jeu 27 Oct 2011 - 22:15

Les Birmans sont mélomanes, c'est bien connu. Mais qui peut se targuer de citer le nom d'un seul grand musicien birman ? Il existe pourtant une légende vivante du rock en Birmanie: Zaw Win Htut. Portrait d'un artiste de choc.
Baladez vous dans n'importe quel village birman, sirotez un thé dans n'importe quel café, vous ne pourrez échapper aux chansons birmanes. Que ce soit la grande musique classique que les Birmans appelle la thachin gyi, la musique populaire des orchestres Hsaing Waing qui accompagne les Nat Pwe ou la pop actuelle, le touriste tend toujours l'oreille sur de nouveaux sons, de nouvelles paroles.

Pourtant, le rock birman n'en est pas forcément à son heure de gloire. Le pays étant fermé depuis de nombreuses années, beaucoup de musiciens populaires ont eu tendance à choisir la solution de facilité: reprendre les paroles en birman des morceaux occidentaux dont les titres sont interdits de vente sur le marché local.

Il est pourtant de grands chanteurs de rock sur la scène musicale: Zaw Win Htut est de ceux là. Considéré pour beaucoup comme le Rod Stewart de la Birmanie, il est l'une des seules grandes pointures du rock birman actuel, coude à coude avec les Iron Cross qui font actuellement exploser les ventes de disques.

La légende Zaw Win Htut commence bien avant sa naissance. On peut dire qu'il a créé le rock birman, tout comme ses parents, grands-parents et aïeux ont développé la musique traditionnelle. Sa mère était la célèbre chanteuse Htar, son grand-père, le grand composeur Shwe Dai Nyunt (qui mourut à l'âge de 35 ans avec à son actif plus de deux cents chansons), son arrière grand-père Kyinkhe était un grand personnage (comédien, compositeur et peintre) dans la tradition Zat et encore plus loin son aïeul U Law jouait dans l'orchestre officiel du roi Thibaw. Lorsque son père lui rapporte en 1973 des vinils d'Angleterre, la vie artistique de Zaw Win Htut, alors adolescent, prend une tournure décisive et il se consacre entièrement à la musique. Il commence en 1983 en reprenant dans son album Night of Mercury des chansons de Rod Stewart qu'il introduit au peuple birman. Pendant plus de cinq ans, il s'entraîne avec son groupe Oasis, reprend des tubes internationaux et essaie de s'imposer sur la scène musicale. 1993 est l'année décisive où il se lance dans la création et compose des chansons originales. Il crée l'un des groupes phares dont il est le chanteur: Emperor. C'est aussi l'année où le peuple birman le découvre. Depuis, il a réalisé sept albums et des chansons de films. Ses titres parlent principalement d'amour, de croyance, de culture et de nature. En 2001, il produit «Amone Myo Ye away mar», entièrement dédié à sa femme.


Sa notoriété a rapidement dépassé les frontières et il s'est déjà produit en Angleterre, en Australie, en Malaisie, à Singapour au Japon et aux Etats-Unis. Le 23 juin 2006, il est sur scène au Shepherd Bush Empire à Londres pour un concert qui marque un succès international grandissant. Pour la petite histoire, en 2006, il joue dans son pays, à Bagan, aux côtés de Gilles Caplan. Dans une scène musicale qui se noie dans les karaoké et les reprises de mélodies étrangères arrangées avec des lyriques birmans, Zaw Win Htut est l'un des seuls grands artistes qui fait l'originalité de la scène rock birmane.

La légende n'est pas prête de s'arrêter puisque son fils Eitoe, 16 ans, étudiant à Singapour, a d'ores et déjà mis le feu à la scène anglaise lors du dernier concert de son père et s'est produit trois fois en concert en Birmanie. Ses fans sont de la génération 1980 et entre eux «c'est une véritable histoire d'amour qui coule tendrement depuis longtemps», dit Zaw Win Htut avec un sourire paisible.

http://www.gavroche-thailande.com/actualites/birmanie/169-zaw-win-htut-un-empereur-virtuose



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Les punks de Birmanie

Message  thanaka le Ven 28 Oct 2011 - 12:05

La musique aide parfois à supporter l’insupportable. Comme au Myanmar, l’ex- Birmanie, l’un des Etats les plus répressifs au monde, où le punk vit une deuxième jeunesse. Au Myanmar, la liberté de la presse n’existe pas.





Rangoon rebaptisée Yangon,Dans un pays aujourd’hui encore écrasé par la dictature militaire, une sous-culture anarchiste se développe : le punk !

Scum, „System Holocaust“
Pour eux, je suis un malade. Tout ce qu’ils veulent, c’est me casser la gueule.

La Birmanie, officiellement rebaptisée Myanmar en 1989, est l’un des pays les plus pauvres du monde, marqué par la propagation du sida et un taux d’éducation des plus faibles. Depuis 1962, le pays est soumis à la dictature militaire. En décembre 2010, des élections libres ont eu lieu, mais la vie des Birmans n’a pas changé pour autant.

La grande majorité des Birmans n’ont jamais entendu parler du punk. Ici, leur nombre est estimé à environ 200. Dans une ville de près de 5 millions d’habitants*, c’est peu.

Kyaw Kyaw, „Rebel Riot“
Etre punk en Birmanie, ça n’a rien à voir avec être punk dans un autre pays. Aux Etats-Unis, par exemple, les choses sont nettement plus simples. Les punks ont une couverture sociale et, dans la rue, personne ne se soucie de votre look. En Birmanie, la vie de punk, c’est beaucoup plus dur. Déjà, on est très pauvres, ça pose un tas de problèmes.

De plus, les indicateurs du gouvernement ont les yeux partout, et il n’est pas bon d’attirer leur attention. La seule boutique punk du pays est discrètement installée dans un centre commercial, entre les articles de ménage et les échoppes de couture. Ko Nyan*, 41 ans, le propriétaire de la boutique, est une figure du milieu punk. Au milieu des années 90, il a été l’un des fondateurs du punk birman.

Ko Nyan Linn
J’ai ouvert cette boutique parce que je voulais créer un lien entre tous les punks de Yangon. La boutique est un point de ralliement où on peut trouver les dernières infos sur les groupes et les concerts. Jusqu’en 2001, le punk a été un mouvement essentiellement underground. Mes amis et moi, on était les seuls à être punks.

L’époque où les marins rapportaient des cassettes et des fanzines de leurs voyages aux Etats-Unis et en Europe est révolue. Aujourd’hui, Ko Nyan produit tout cela lui-même dans sa boutique. A Yangon, il est le seul à organiser des concerts de groupes punk. Ce qui n’est pas simple en Birmanie.

Scum, „System Holocaust“
La police secrète est partout. S’ils apprenaient que je suis en train de vous parler, ils me mettraient un sac sur la tête, ils m’embarqueraient et plus personne n’entendrait jamais parler de moi.

Scum sait de quoi il parle. Arrêté pour possession de drogue, il a passé six ans au pénitencier de Insein, une prison connue pour ses conditions de détention inhumaines et les tortures qui y sont pratiquées. Les souvenirs de sa détention, il les exprime grâce à ses dessins. Scum a été libéré il y a un an. Aujourd’hui, c’est la musique, avec son groupe System Holocaust, qui le maintient en vie.

Kyaw Kyaw, „Rebel Riot“
Quelle est la situation de la Birmanie aujourd’hui ? Nous avons un gouvernement d’égoïstes, sans cœur, qui fonctionne par clientélisme. La population vit dans la peur et la méfiance. On ne peut même plus avoir confiance en ses amis. Tout le monde dénonce tout le monde. Les gens donnent des coups vers le bas, mais vers le haut, ils font le dos rond. Chacun ne pense qu’à lui. C’est le règne de la corruption, de l’oppression et de l’exploitation. Ce pays, c’est l’horreur.

Dans leurs textes, les punks critiquent ouvertement le pouvoir. Et s’ils n’ont pas été arrêtés à ce jour, c’est uniquement parce que leur mouvement est encore trop confidentiel pour attirer l’attention de l’armée.

Mais qui sait ? Leur musique, exutoire de leur colère, sera peut-être la bande son d’une prochaine révolution.

http://www.arte.tv/fr/3841674,CmC=3836506.html
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Re: Birmanie, Hip Hop Underground, Rock

Message  stilia le Ven 28 Oct 2011 - 13:44


Youpi Yeah Youpi Yeah Youpi Yeah

study study study

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Des rockeurs birmans victimes des sanctions économiques américaines

Message  Admin le Lun 23 Jan 2012 - 0:34

Ils souhaitaient se servir d’Internet pour obtenir les moyens d’enregistrer leur premier album mais leur ambition risque de tourner court. Les trois rockers du groupe birman Side Effect avaient choisi de poster leur candidature sur un site américain permettant aux internautes de faire financer leur projet. Mais le site en question refuse désormais de verser la somme recueillie aux musiciens birmans sous prétexte des sanctions économiques appliquées à leur pays.

Les trois musiciens birmans pensaient avoir trouvé le moyen d’enregistrer leur premier disque. Ils s’étaient inscrits sur le site américain IndieGoGo et espéraient bien séduire les internautes avec leur vidéo et leur musique. En effet, cette plate-forme permet à des entrepreneurs de trouver des financements pour leur projet, comme ici produire un album. Les internautes investissent sur le groupe et en deviennent les producteurs.

La moisson avait été d’ailleurs plutôt bonne pour Side Effect puisqu’ils avaient finalement récolté plus de 2 000 euros. Presque la moitié de ce qu’il leur fallait pour envisager sereinement la sortie de leur premier album intitulé Rainy Night Dreams. Une façon pour ses artistes de faire connaitre leur style, inspiré par le groupe Nirvana. C’est en écoutant la musique du groupe de Kurt Cubain que le leader de Side Effect a eu envie d’apprendre à jouer à la guitare.

Un rêve qui tourne court

Mais voilà, la situation diplomatique du pays les a cruellement rattrapés puisque IndieGoGo ne veut pas aujourd’hui transférer les fonds récoltés par le groupe. La raison : le site a peur d’enfreindre l’embargo américain. En effet, les Etats-Unis ont, depuis plusieurs années, appliqué des sanctions économiques à la Birmanie pour contester les violations des droits de l’homme de la junte au pouvoir pendant de nombreuses années.

Depuis quelques mois, la junte militaire, qui a dirigé le pays pendant près de 50 ans, s’est auto-dissoute. En mars 2011, les pouvoirs ont été transférés à un gouvernement civil, contrôlé tout de même par d’anciens militaires. De nombreuses réformes ont été prises, saluées par la communauté internationale qui reste néanmoins prudente sur cette ouverture et qui n’a pas encore annoncé la levée des sanctions.

Sur Facebook tous les espoirs sont permis

La déception pour Side Effect est grande. « Nous ne travaillons pas avec le gouvernement, nous sommes juste des gars dans un groupe qui veulent faire de la musique. Nous sommes des rockers indépendants », a déploré le chanteur, Darko C, cité par le Myanmar Times. Un journal de Rangoon contrôlé par le pouvoir.

Difficile d’exister sur une scène birmane très confidentielle. Par exemple, jusqu’ici le groupe n’a donné que très peu de concert, dont leur première prestation rémunérée en juin 2011 pour la fête de la musique à l’Institut français de Rangoon. Désormais les membres de Side Effect comptent sur page Facebook pour récolter les fonds nécessaire à la naissance de leur premier disque.



Source http://www.rfi.fr/ameriques/20120122-rockeurs-birmans-victimes-sanctions-economiques-americaines




www.indiegogo.com/SideEffectMyanmar
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Rangoon Underground

Message  Admin le Dim 12 Fév 2012 - 0:42

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Le jour où le rappeur deviendra député

Message  Admin le Jeu 16 Fév 2012 - 14:39

Le chanteur de hip-hop Zayar Thaw se présente aux élections législatives partielles du 1er avril sous les couleurs de la Ligue nationale pour la démocratie, le parti d'Aung San Suu Kyi. Une façon, pour cet opposant qui a déjà goûté à la prison, de continuer le combat par un autre moyen.

Dans un genre musical où les injures et la violence sont monnaie courante, Zayar Thaw est l’un des chanteurs de hip-hop les moins conventionnels d’aujourd’hui. Il n’emploie jamais de termes grossiers, ne touche pas à la drogue et préfère les chemises blanches impeccables aux vêtements Gucci et aux diamants.

Mais, comme ses héros américains Dr. Dree et Eazy-E, il a eu de nombreux démêlés avec la justice et plusieurs de ses morceaux ont été interdits. Car Zayar Thaw est une star au Myanmar, une dictature où la culture va de pair avec l’opposition et où la musique populaire est une affaire sérieuse.

A 31 ans, ce chanteur a déjà passé trois ans en prison pour son opposition pacifique au gouvernement. Mais, au cours des derniers mois, une détente aussi soudaine que fragile s’est amorcée dans tout le pays, et, en avril prochain, il se présentera aux élections législatives partielles [48 sièges à pourvoir sur les 664 que comptent l'ensemble des Parlements nationaux et régionaux] sous les couleurs de la Ligue nationale pour la démocratie (LND), le parti dirigé par la lauréate du prix Nobel de la paix, Aung San Suu Kyi.

La circonscription briguée par Zahar Thaw est située à Naypyidaw, la nouvelle capitale construite [par la dictature] en pleine jungle en 2005. C’est le siège anciennement occupé par le président Thein Sein. Si le chanteur de hip-hop l’emporte, sa victoire aura un sens symbolique pour le mouvement démocratique et pour la jeunesse birmane, et témoignera des changements culturels et politiques encourageants qui sont en train de se produire dans l’un des pays les plus opprimés du monde depuis des décennies. Artistes, cinéastes, musiciens, écrivains et journalistes birmans ont été longtemps soumis à une censure implacable, mais, ces dix derniers mois, les chaînes se sont quelque peu desserrées.

Le général à la retraite et ancien Premier ministre Thein Sein, fidèle serviteur de la junte militaire, a été élu en mars 2011 à la tête d’un gouvernement dit civil mais qui reste dominé par les forces armées. Il a remis en liberté plusieurs centaines de prisonniers politiques, négocié avec des armées rebelles aux frontières du pays et amendé des lois en vue d’encourager la LND à participer aux élections, tout en veillant à ce que le système de censure soit assoupli.

En tant que musicien, Zayar Thaw a bien connu le vieux système, dans lequel les paroles, les maquettes, les enregistrements et même les pochettes des CD devaient être soumis à l’approbation des autorités. Son groupe, Acid, s’efforçait de faire passer des messages politiques et il arrivait souvent que ses disques soient interdits. La censure était parfois absurde. "Dans les années 1990, nous avons écrit un morceau sur une rose, raconte Zayar Thaw. A l’époque, c’était le nom de code utilisé par la branche spéciale pour désigner la 'dame de Rangoon' [nom utilisé par les Birmans pour désigner Aung San Suu Kyi]. Mais nous ne le savions pas, notre morceau traitait simplement d’une rose. Ils l’ont pourtant censuré."

Dans d’autres cas, les soupçons des autorités étaient fondés. Le chanteur et compositeur Saung Oo Hlaing a connu un énorme succès avec un morceau intitulé Song to Mother. "C’est une chanson dédiée à la 'dame', à l’époque où elle était assignée à résidence, dit-il. Les censeurs ne l’ont pas interdite car ils pensaient qu’elle parlait de ma mère." Avant la libération d’Aung San Suu Kyi, en novembre 2010, la presse publiait rarement des photos d’elle. Aujourd’hui, on en voit non seulement à la une de presque tous les journaux et magazines, mais aussi sur des posters, calendriers, tee-shirts et porte-clés vendus ouvertement dans la rue.

En janvier, le célèbre comédien et prisonnier politique Zarganar, lui aussi récemment libéré, a organisé un festival du film indépendant, dont la plupart des œuvres sont hostiles au régime. L’un des lauréats, Ban That Scene, est un film satirique sur l’hypocrisie et la corruption du système de censure, mais les censeurs n’ont même pas demandé à le visionner. Pour l’heure, les musiciens ne jouissent pas de la même liberté, mais ce jour n’est peut-être pas loin. Pour collecter des fonds à des fins électorales, la LND a enregistré un single auquel une bonne partie du milieu de la pop, épargné par les mécanismes habituels de la censure, a contribué.

Acid est l’un des interprètes de l’album, mais, si Zayar Thaw est élu aux législatives, il pourrait interrompre sa carrière de musicien. "Le gouvernement a un peu changé, c’est vrai, dit le chanteur, mais qu’il continue sur sa lancée ou pas, nous devons poursuivre notre tâche. On ne peut pas se contenter d’attendre."

source http://www.courrierinternational.com/article/2012/02/14/le-jour-ou-le-rappeur-deviendra-depute

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Re: Birmanie, Hip Hop Underground, Rock

Message  Admin le Mar 6 Mar 2012 - 12:31

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The Frustrated Punks of Burma

Message  Admin le Jeu 15 Mar 2012 - 23:43



So, when you think of Burmese people (which I'm sure you do at least a dozen times every day), you probably still imagine a race of steely faced, government-bred tin soldiers, marching rank and file through the streets to clock in for another day of payless munitions factory psycho-torture. Or maybe you don't. Maybe when you think of Burma, you think of young men who look like Rufio from Hook if he'd grown up and started a Casualties tribute band.

In 2010, the junta allowed some elections to be held, and although they were widely considered to be fraudulent by the international community, they cleared the way for reforms that included the release of Aung San Suu Kyi, the opposition leader who had been under house arrest for 15 years.

The years before this shift towards relative liberalism saw the blossoming of an underground subculture of punks and metalheads in the city of Rangoon. It started when some guys and girls there get their hands on tapes and CDs brought in by merchant ships visiting the country. Slowly, a scene formed, and bands began to play small shows while avoiding the gaze of the notorious Burmese police.

Thai photographer Ko Gyi spent two years in Burma when the junta was still officially in charge (in the reforms that were made, they ensured that former junta generals would cling on to a lot of power). Ko photographed the punk shows and the community that supports them, so I got in touch to ask him a few questions.

VICE: Hey Ko, how did you first get in touch with these kids?
Ko Gyi: I've always been interested in sub-subcultures, particularly youth sub-cultures, and even before I went out to Rangoon I had it in my mind that I'd like to photograph a more creative and rebellious side of Burma than is usually portrayed. I didn't really have any idea what alternative cultures existed but it wasn't too long after I'd arrived that I heard about a punk concert in one of the parks there. It was the first time I'd really seen any openly alternative fashion.

I shot some photos and chatted to people about the bands. They were pretty welcoming. A few days later, I met the guitarist from one of the bands for coffee. I showed him my photos and gradually I got more embedded in the scene.




Would you say these bands are more influenced by the UK or US version of what punk and metal is? In terms of music and fashion.
There's a lot of musical influence from both the UK and the US, but the UK stuff is mainly classic punk: the Sex Pistols, the Clash, the Buzzcocks. So, most of the contemporary influences seem to be American, especially for the hardcore and metal bands. But you find a huge diversity in what people listen to.

Style-wise, again there's a divide between the punks on one hand and the metal and hardcore fans on the other. A lot of the punks consider their fashion and the way they act to be part of the scene, and they're very clearly influenced by Johnny Rotten, Sid Vicious and the Ramones—there are loads of studded jackets, mohawks, and heavy boots. But the metalheads and hardcore bands seem less interested in any particular style. For them, just jeans and a band T-shirt will generally suffice.

What are these bands singing about? What are they angry about?
There are many answers to that, and it's important to distinguish between the different motives for becoming involved in the scene. Obviously, there are those who try to make a political statement, rebelling against what remains an oppressive state, and that is reflected in the things they sing about and the way they act. But at the same time there are many who are just interested in the music or the style – non-political anarchism. The one thing which links them all, though, is a frustration that all their material has to pass through the government censorship board, which means that even the more politically-minded bands are limited in what they can say.

Really? Don't they worry about getting it in the neck from the authorities?
I don't think that "worried" is the right term—frustration is probably what they feel most. They become fairly adept at expressing themselves in metaphors and knowing how far they can push a certain subject. But still, the fact they have to submit everything to a board of censors is massively frustrating for them.



Yeah, I can imagine. How many of these bands are there? How big's the scene?
The numbers of bands in each genre tends to be fairly small, so when shows are put on it tends to be a mix of punk, rock, metal and hardcore. A well-known band, even an underground band, can pull in a couple of hundred fans for a show.

What are the overall most popular bands in the scene?
The main punk bands at the moment are No U Turn and Rebel Riot. Then there's an indie rock band called Side Effect, and Married for the Pain are big news on the Burmese experimental hardcore scene.

Do they find it hard to put on shows?
Yeah, this is one of the biggest difficulties, there are very few venues willing to put them on. A lot of the bands don't even have their own equipment, and it's difficult to get permission to play. I was there for a year and a half, and I saw less than ten shows.

Where do they get their instruments?
Instruments are generally Chinese knock-offs, which are widely available but still relatively expensive for the average Burmese.



Have you been to any shows that were busted by the cops?
A lot of shows, especially those held outdoors, have a pretty strong security and police presence, but I've only ever seen them busted if there was violence in the crowd, and I doubt that would be different for any other type of event. The shows are allowed to continue once those causing trouble have been taken away.

Do you know of any band members getting arrested and imprisoned?
Not because they were punks, but for other reasons, yes. I've heard stories about some of the guys, particularly those who wear the full punk fashion, getting harassment from the police but it seems to be much less common than it used to be. There are a lot of stories of punks in the past being arrested and having their heads shaved—similar to what still happens in Indonesia—but in my experience, that doesn't seem to happen any more. Not in Rangoon, at least.

Do you have any plans to go back?
Yes, I'll be back now and again to see friends. I now run an organization in Chiang Mai called Documentary Arts Asia, which supports documentary photographers and filmmakers. We have a gallery, library, training center and theater for screening documentary work and the plan is to do the same thing in Rangoon, but it might be a few years before the country is open enough.

Photos ----> http://www.vice.com/read/the-frustrated-punks-of-burma Idea
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Re: Birmanie, Hip Hop Underground, Rock

Message  Admin le Lun 19 Mar 2012 - 9:37

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Message  Admin le Dim 1 Avr 2012 - 13:58

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Re: Birmanie, Hip Hop Underground, Rock

Message  Admin le Ven 13 Avr 2012 - 2:32


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Re: Birmanie, Hip Hop Underground, Rock

Message  Admin le Mer 25 Avr 2012 - 11:36

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Re: Birmanie, Hip Hop Underground, Rock

Message  Admin le Mar 29 Mai 2012 - 5:16

Censored, heavily-reliant on 'borrowed' foreign tunes and even hamstrung by sanctions, Myanmar's musicians have struggled for years under dictatorship. With sweeping reforms from a new regime, change is in the air in the formerly reclusive country

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Re: Birmanie, Hip Hop Underground, Rock

Message  Admin le Mer 6 Juin 2012 - 6:15



Un pays sous le joug d'une dictature au pouvoir depuis bientôt 50 ans où la liberté d'expression n'a pas mot dire. Bienvenue en Birmanie, rebaptisée Union du Myanmar par la junte en 1988 , où, selon la devise, "le bonheur se trouve dans une vie harmonieusement disciplinée". Et sous l'écorce rude de la répression, il est un peuple qui rêve, aime et s'entraide.

"Rangoon Cocoon / Promesses Birmanes" reportage réalisé par Anne Murat, cinéaste documentaire et Brice Richard, photographe, rend hommage au peuple Birman, débordant de vie, d'envies, de créativité et d'espoir. Soixante six interviews, plus de quarante heures de vidéo, quinze mille photos pour partir à la découverte des écoles monastiques, des ONG locales, mais également des magazines populaires en émergence et l'essor de l'art et des cultures actuelles.

Alors, qu'en est-il de la scène musicale Birmane, notamment à Rangoun , la plus grande ville et ancienne capitale du pays ? (NB : les noms figurant dans le texte (noms de personnes, de lieux) sont des faux noms pour préserver l'anonymat des interlocuteurs )

la suite ----> http://zebiyo.pagesperso-orange.fr/rangooncocoon.htm
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Re: Birmanie, Hip Hop Underground, Rock

Message  Admin le Mer 13 Juin 2012 - 19:38

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Re: Birmanie, Hip Hop Underground, Rock

Message  Admin le Mar 19 Juin 2012 - 6:38

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Los Angeles convoite un girl band birman

Message  Admin le Mar 17 Juil 2012 - 11:17

Me N Ma Girls, groupe formé il y a deux ans à Rangoon, s’envolera en août pour les Etats-Unis où une maison de disques lui a offert un contrat de 18 mois.

En Birmanie, les lignes ne bougent pas seulement sur les fronts diplomatique et économique, comme l’a une nouvelle fois illustré la rencontre, le 13 juillet à Siem Reap au Cambodge, du président Thein Sein avec la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton. Deux jours auparavant, Washington avait confirmé avoir donné son feu vert aux investissements américains dans le pays. Et, dès le 14 juillet, General Electric a conclu un accord pour fournir à deux hôpitaux privés de l’ancienne capitale birmane du matériel médical pour une valeur de deux millions de dollars.

Sur le front culturel aussi des liens entre les deux pays commencent à se tisser. Power Music, un producteur de Los Angeles travaillant avec les labels Columbia Records, Hollywood records, Epic Records ou Capitol Records, a ainsi offert au Me N Ma Girls un contrat d’un an et demi, écrit le Myanmar Times dans son édition du 16 juillet. Les cinq jeunes filles s’envoleront en août vers une carrière internationale. C’est ce que leur promet en tout cas Power Music qui s’engage à leur écrire et enregistrer des chansons, à leur prodiguer des cours de danse, à leur organiser des concerts et à assurer leur promotion. Le rêve des cinq jeunes filles deviendra ainsi réalité. En janvier 2012, Su Pyae Mhu Eain, l’une d’elles, confiait au New York Times : «Je veux que ce groupe devienne célèbre et reconnu mondialement. Je veux qu’il aille à Hollywood !»

Le Me N Ma Girls, dont le nom joue sur la proximité phonétique avec Myanmar, incarne une nouvelle génération de la variété birmane, née au moment où le pays amorçait sa transition vers davantage de liberté. Le groupe, formé en 2010 sous l’impulsion de l’Australienne Nicole May, s’est d’abord appelé Tiger Girls et a sorti un premier album intitulé Year of the Tiger. Après des désaccords avec leur producteur birman, les jeunes filles ont décidé de changer de nom et de financer elles-mêmes leur deuxième album, Mingalaba, sorti en décembre 2011. Les paroles de leurs chansons, évoquant avant tout l’amour et les peines de cœur, n’ont rien de subversif. En revanche, leurs tenues ont de quoi parfois faire grincer les dents des plus conservateurs. Il y a seulement une dizaine d’années, les généraux de la junte avaient imposé aux chanteuses des tenues « descendant en-dessous des genoux ». Les cinq starlettes, qui ont toutes un diplôme universitaire en poche, revendiquent un style propre, refusant par exemple d’être associées à la K-Pop. Reste à savoir si cela suffira à conquérir les cœurs d’un public occidental.



http://asie-info.fr/2012/07/17/los-angeles-convoite-un-girl-band-birman-56804.html
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Re: Birmanie, Hip Hop Underground, Rock

Message  Admin le Dim 9 Sep 2012 - 7:26

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Re: Birmanie, Hip Hop Underground, Rock

Message  Admin le Lun 10 Sep 2012 - 17:37

Cliquez sur la photo, pour découvrir le reportage photos Idea ou http://lejournaldelaphotographie.com/fullscreen/8436


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Le rock birman est sur iTunes

Message  Admin le Sam 29 Sep 2012 - 6:38

Dans un pays qui s'ouvre tout doucement, de jeunes musiciens birmans ont déjà une approche internationale de leur création. Faute d'investisseurs locaux, ils vendent leurs albums sur iTunes ou Amazon dans le but de faire connaître leur musique dans le monde entier.

Les multinationales attendent patiemment une occasion pour s'installer en Birmanie. En revanche, dans ce pays qui ressemblait il y a peu à un roman de George Orwell, les jeunes musiciens révolutionnaires n'ont pas perdu de temps pour conquérir le monde.

Cette année, deux albums de rock birman sont sortis sur iTunes, Amazon et Spotify. Désormais, le monde entier peut écouter la musique underground de cette ancienne nation exclue qui s'ouvre peu à peu au changement.

"Je veux simplement faire connaître notre musique, que tout le monde sache que nous ne sommes pas en retard dans ce domaine", explique Darko C, chanteur du groupe de rock alternatif Side Effect, dans son appartement de Rangoon. Les quatre jeunes ont participé en novembre 2011 au festival Hello Asean, qui a lieu à Bali (en Indonésie), faisant d'eux le premier groupe de rock birman indépendant à jouer en dehors du pays. Leur premier opus, Rainy Night Dreams, est sorti en Birmanie en juin 2012.

Peu après la sortie de l'album en Birmanie, ils ont rendu les titres disponibles sur Internet afin de toucher un public plus large. "Si notre musique est diffusée dans le monde entier grâce aux boutiques en ligne, qui sait combien de personnes pourront l'écouter. On est très contents, car notre disque est disponible à l'échelle planétaire," ajoute Darko C, âgé de 31 ans.

"J'ai l'impression d'être connu dans le monde entier," rigole Kya Pauk, qui fait partie du groupe de rock alternatif Blood Sugar Politik. Leur premier disque, One Second Sentence, se trouve sur iTunes et contrairement à tous les autres albums "made in Birmanie" que l'on peut trouver sur Internet, 10 titres sur 11 sont en anglais.


Ce chanteur couvert de tatouages pense que la mise en ligne des albums indépendants birmans permet à quiconque, de l'Australie au Zimbabwe, de découvrir la musique qui existe actuellement dans le pays le plus mystérieux d'Asie du sud-est. "Il n'y a plus d'obstacles, assure-t-il. L'essentiel, c'est que les gens puissent trouver notre musique s'ils le veulent. C'est pour ça qu'on va sur iTunes. Est-ce qu'ils achèteront nos titres ? C'est une autre histoire."

Si Blood Sugar Politik n'est pas le tout premier groupe birman à avoir publié un album sur une plateforme numérique internationale, le duo reste parmi les rares artistes qui ont réussi à se faire une place dans les boutiques en ligne. Darko C note que publier un album sur Internet est la meilleure solution de repli pour ceux qui n'ont pas le soutien financier d'une maison de disques.
Comme le rock indépendant n'est pas encore connu du grand public en Birmanie, trouver des investisseurs reste difficile. Distribuer un album, même au niveau local, coûte extrêmement cher pour la plupart des jeunes rockeurs fauchés. "Si vous avez de la musique mais pas d'argent, contentez-vous d'un lancement sur Internet," suggère Darko C.



Il reste toutefois un petit obstacle. Quiconque veut vendre de la musique par le biais d'une boutique en ligne doit enregistrer une carte de paiement via la plateforme choisie. Et pour l'instant, la Birmanie ne dispose pas de cartes de paiement compatibles avec les transactions financières internationales. "Ce n'est pas trop problématique, relativise Kya Pauk. Si vous avez des amis à l'étranger, il suffit de leur demander d'utiliser la leur. C'est ce que j'ai fait."

Les deux musiciens expliquent qu' ils n'ont jamais eu de complexe d'infériorité lié à leur origine, même si leur pays est en retard sur ses voisins dans quasiment tous les domaines.

"D'un point de vue technique, l'équipement que nous avons utilisé est peut-être un peu ancien, mais les gens ne s'intéressent qu'à notre musique. Ils se fichent du matériel d'enregistrement," assure Kya Pauk, avant de préciser que certains de ses groupes américains préférés sont devenus célèbres grâce à des albums à petit budget, enregistrés dans leur cuisine ou leur salon. Ce qui compte, c'est la qualité des morceaux. Nous sommes contents de ce que nous avons créé."

"Si notre son semble birman, ce n'est pas grave, parce nous sommes birmans. Les étrangers auront peut-être l'impression d'écouter quelque chose de nouveau. En tout cas, je peux vous assurer que notre musique n'a rien de déshonorant pour notre pays," explique Darko C.

Le chanteur de Side Effect est convaincu que si des groupes britanniques ou américains peuvent faire connaître leur musique dans le monde entier, il en va de même pour un groupe birman, car ils ont tous la même motivation. Il conclut : "Pas besoin d'être Kurt Cobain pour être célèbre à l'étranger, il suffit d'avoir un style à soi."

http://www.courrierinternational.com/article/2012/09/28/le-rock-birman-est-sur-itunes


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Trailer for 'Miss Nikki and the Tiger Girls'

Message  Admin le Dim 4 Nov 2012 - 7:58



'Miss Nikki and the Tiger Girls' mirrors the remarkable change that has taken place in Myanmar (Burma) since shooting began two years ago. Through its exploration of five young women breaking free of tradition in their search for an original voice, the film provides a powerful metaphor for a country suddenly thrust onto the world stage.

A film by Juliet Lamont, produced by Iris Pictures Pty Ltd.
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