Les Ladyboys

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Message  thanaka le Dim 22 Nov 2009 - 17:28

" Ladyboy " ou " katoeys " en thaïlandais. Au royaume de Siam, elles sont un million deux cent mille, soit 2% de la population. On les rencontre partout, dans les restaurants, les boutiques, on les voit présenter des shows à la télévision, tenir des premiers rôles au cinéma, en apparence ce sont des filles, biologiquement des garçons. En Thaïlande, un adolescent qui veut devenir une fille, ça ne choque personne... au point même qu'à l'école tout est fait pour rendre la vie des katoeys la plus agréable possible. Le maquillage et le vernis à ongles sont autorisés et, à côté des WC des garçons et de ceux des filles, des toilettes sont réservées aux ladyboys...

Un reportage d'Emmanuel Reitz et Seddik Shettab.

reportage vidéo http://u.nu/4gpx3
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Re: Les Ladyboys

Message  Admin le Jeu 26 Nov 2009 - 16:14

26/11/09 09:49

Thaïlande
La Thaïlande durcit sa législation pour les transsexuels

Bangkok - L'opération ne va durer que deux heures, sous anesthésie locale et va permettre à cet homme de 27 ans de réaliser le rêve de sa vie: devenir une femme. Simple en apparence, le changement de sexe va cependant devenir plus compliqué en Thaïlande avec un durcissement des lois.

Pour 2.000 dollars et après une intervention très rapide, Punlop Tongchai, danseur de cabaret a donc perdu ses attributs masculins. Comme lui, dans un pays où les pratiques sexuelles sont libérées de la plupart des barrières morales qui pèsent en Occident, ils sont nombreux à avoir recours à la chirurgie, pour mettre leur corps en harmonie avec leur apparence.

Mais à compter de la semaine prochaine, les candidats transsexuels devront respecter plusieurs obligations avant de pouvoir subir l'opération, afin de montrer qu'ils y sont psychologiquement prêts. Ils devront ainsi prouver qu'ils ont vécu comme une femme depuis au moins un an, recevoir un traitement hormonal et obtenir l'approbation de deux psychiatres.

"Ce n'est vraiment pas nécessaire. Je ne voulais pas devoir subir tout cela, j'ai donc décidé de me faire opérer... avant que la loi ne s'applique", témoigne Tunlop. Le changement de sexe est interdit en Thaïlande avant l'âge de 18 ans, et pour les 18-20 ans, un accord parental est nécessaire. La nouvelle législation, selon Nathee Teerarojanapong, défenseur des droits des homosexuels, était nécessaire afin d'éviter des changements de trop hâtifs.

"Je reçois tellement d'appels de gens qui regrettent d'avoir changé de sexe. Ils estiment avoir commis une énorme erreur et veulent revenir en arrière, mais c'est impossible", explique-t-il.

source http://www.portalangop.co.ao/motix/fr_fr/noticias/internacional/2009/10/48/Thailande-durcit-legislation-pour-les-transsexuels,1692f59c-2209-4290-b4cd-90751b0c65b0.html
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Re: Les Ladyboys

Message  Sam_Sallung le Ven 27 Nov 2009 - 0:36

La Thaïlande durcit sa législation pour les transsexuels


Une fois de plus, je trouve le titre racoleur;

2000 dollars (66.000 baht), je trouve cela pas cher! J'ai tres souvent entendu bien plus, plutot de l'ordre de 2000 euros (100 000 baht);
de plus l'operation n'est pas "eclair"(tres rapide) comme l'ecrit le journaliste.
Sur un autre forum, un membre francais nous avait raconte son changement de sexe;
j'ai eu l'occasion de le rencontrer plusieurs fois quand j'habitais Paris;
il m'avait parle plusieurs fois de son operation et de celles qu'il allait entreprendre par la suite.

Pour revenir a "racoleur", on a vraiment l'impression que le journaliste est farang et qu'il ne connait pas la vraie realite.
Dans mon tout petit village, il y a plusieurs katoy (lady-boys);
certains vivent seuls, d'autres sont maries,ont des enfants;
Des le plus jeune age, soit les parents eux memes soit les gamins savent que plus tard ils seront katoy, ils vivent comme des filles meme s'ils sont habilles comme des garcons.
Donc durcir quoi?
Demander l'autorisation des parents qui savent depuis longtemps que leur fils sera katoy?
Avoir vecu comme une femme depuis plus d'un an!!
Mais c'st depuis l'age de 4/5 ans qu'ils vivent comme une femme.

reste les psychiatres; et la..je reste dubitatif,
Non, tout compte fait car ce sera encore une histoire de gros sous; ici tout s'achete, meme la possibilite de ne pas partir faire son service militaire.
Il suffira de donner ce que reclameront les psy et l'accord sera donne.

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Re:Les Ladyboys - Sujet de société dans l'émission Sept à Huit

Message  Invité le Dim 14 Fév 2010 - 10:36

flipflop a écrit:" Ladyboy " ou " katoeys " en thaïlandais. Au royaume de Siam, elles sont un million deux cent mille, soit 2% de la population.

Je me demande bien d'où viennent ces chiffres qui me semblent assez élevés.

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Re: Les Ladyboys

Message  thanaka le Dim 14 Fév 2010 - 10:52

et sur la video ?


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Re: Les Ladyboys

Message  thv2001be le Mar 16 Fév 2010 - 13:28

Moi, les chiffres ne me choquent pas. Ajoutez les gay et on approche les 10%.

A part ça, j'ai vu le reportage. J'ai bien aimé l'idée des toilettes spéciales Katoey.

NamKhaeng a écrit:
flipflop a écrit:" Ladyboy " ou " katoeys " en thaïlandais. Au royaume de Siam, elles sont un million deux cent mille, soit 2% de la population.

Je me demande bien d'où viennent ces chiffres qui me semblent assez élevés.
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Conscription en Thailande

Message  Admin le Jeu 18 Fév 2010 - 7:31

In Thailand all male adults are eligible for conscription. Bai Daeng, Bai Dam follows an eclectic group of ladyboys, monks, straights and misfits as they try their luck in the annual card-draw lottery draft.

Bande-annonce ! lol!
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Re: Les Ladyboys

Message  Admin le Ven 28 Mai 2010 - 5:50





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Thaïlande : Lesbiennes et tomboys: De l'ombre à la lumière

Message  Admin le Mer 1 Juin 2011 - 10:13

Dans les villages, les lesbiennes se heurtent au mieux à des commérages, au pire on les harcèle ou on les force à avoir des relations sexuelles avec un homme.

« Des hommes viennent souvent vers nous en disant : « Essaie-moi et tu changeras d’avis ! » J’ai déjà essayé et je ne changerai pas. » Sumon Unsathit est une tom, une identité facilement reconnaissable chez les lesbiennes. Tom est le diminutif du terme anglais tomboy. Le mot tomboy date des années 1980 mais la tendance serait née dans les années 1950. En français, on le traduirait par des termes moins précis comme « hommasse » ou « garçonne » : une femme qui s’habille comme un homme et en adopte un certain nombre d’attributs : cheveux courts, vêtements, démarche... « Je ne me sentais pas en phase avec ma féminité. Ma poitrine me dérangeait. Peut-être que j’ai voulu devenir un homme mais, en étant tom, je m’accepte mieux comme femme. Je n’ai pas eu recours à la chirurgie comme cela arrive parfois pour se faire enlever la poitrine ou changer de sexe. » Une opération coûteuse et douloureuse.


Une tom est le plus souvent accompagnée d’une dî, contraction du mot lady ; une lesbienne qui apprécie les tomboys. Le couple traditionnel tom-dî applique un modèle hérité de l’hétérosexualité, dans tout ce qu'il a de plus conservateur. L’homme dirige et prend en charge financièrement le couple. La femme s’efface. Mais ce modèle est aujourd’hui beaucoup plus diversifié. « On parle aujourd’hui de tom gays pour les couples composés de deux toms. La tomboy n’est plus obligatoirement réfractaire au fait d’être touchée, comme ce fut longtemps la définition. Mais beaucoup refusent toujours d’être vues comme des femmes. » Si Sattara Hattirat et Wissuta Prasertpol adoptent un peu le look tom, elles ne se définissent pas ainsi. « Je me sens bien en tant que femme », note Sattara. Elles sont lesbiennes. Un mot encore tabou dans la société thaïlandaise. « Il est associé à la pornographie, car c’est ainsi qu’il est entré dans le vocabulaire. »


Contrairement à Sattura qui a reçu un accueil plutôt positif, l’annonce de son homosexualité à la famille de Wissuta a été plus rude. «Ma mère a été choquée, bien qu’elle le suspectait. Elle disait que ce n’était pas le vrai moi ! Un accueil chaleureux, on ne voit cela que dans les films. Les parents pensent que l’amour véritable ne peut exister pour les lesbiennes. » Sumon s’est elle aussi, heurtée à un mur d’incompréhension. « C’est plus difficile dans les familles d’origine chinoise comme moi. Les traditions sont plus sensibles. On est cinq filles et mes soeurs non plus n’ont pas compris. L’une d’entre elles m’a même souhaité de rester seule pour toujours. » « A Bangkok, il est plus facile de se fondre dans la masse », constate Sattura. Dans les villages, les lesbiennes se heurtent au mieux à des commérages, au pire on les harcèle ou on les force à avoir des relations sexuelles avec un homme. « C’est notamment le cas pour les plus jeunes », remarque Sumon. « Certaines filles, une fois installées à Bangkok pour suivre leurs études par exemple, refusent de retourner dans leur village », approuve Sattura.


Le coming-out n’est pas nécessaire quand on est tom. « Ça a un côté positif : il est plus facile de trouver quelqu’un car mon apparence parle pour moi. » Les tomboys deviennent un phénomène de mode. « Il y a eu un gros changement depuis une vingtaine d’années. Il y a encore dix ans de cela, on utilisait « mot » à la place de tom dans les discussions. Une manière de contourner le tabou. Aujourd’hui, on voit des filles de 12 ou 13 ans s’habiller en garçon, avec les cheveux courts. Je dirais que 70% d’entre elles ne sont pas vraiment des toms. Il y a un aspect tendance. Le côté positif, c’est que les jeunes s’expriment de plus en plus facilement. » L’habit ne fait pas la nonne. De plus en plus populaires, les toms ont même des magasins spécialisés. Mais les mentalités, contrairement à la mode, prennent leur temps pour évoluer. La discrimination peut intervenir pour certains types de carrière. « Notamment pour un travail en relation avec le gouvernement, où le code vestimentaire est très strict, note Sattura. Et c’est ausi le cas de certaines universités. » Pour Wissuta, « il n’y a pas vraiment de grosse discrimination. Mais le plus handicapant, c’est le fait de voir associer systématiquement dans les médias le mot lesbienne à des histoires glauques. »


source http://www.gavroche-thailande.com/actualites/societe/1608-thailande-lesbiennes-et-tomboys-de-l-ombre-a-la-lumiere
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Re: Les Ladyboys

Message  Admin le Jeu 2 Juin 2011 - 1:25

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Re: Les Ladyboys

Message  Admin le Mer 29 Juin 2011 - 18:28

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Re: Les Ladyboys

Message  Admin le Sam 16 Juil 2011 - 9:23



CHIANG KHONG, 16 juillet 2011 (AFP) – « Ils ont des règles ici, qui disent qu’un novice ne peut se poudrer, courir partout ou être efféminé ». Mais Pipop reste convaincu qu’il est une femme et que la « rééducation » auquel il est soumis dans ce monastère thaïlandais est vouée à l’échec.
A 15 ans, caché dans sa sobre cellule monacale, il s’applique délicatement de la poudre sur le nez et les joues. « Je ne veux pas que mon visage soit gras ou sale, ni avoir le teint mat ».
Son geste, pourtant, relève de l’insoumission. Car Pipop Thanajindawong, depuis deux ans, a été envoyé de Bangkok par sa famille pour rejoindre ce temple, le Wat Kreung Tai Wittaya, près de la frontière avec le Laos.
Objectif annoncé: « Devenir un homme ».
Une mission incongrue dans un pays où la tolérance est grande à l’égard de toutes les pratiques sexuelles, où les homosexuels sont acceptés sans rechigner et où les transsexuels sont considérés comme un « troisième sexe » à part entière.
La Thaïlande est de facto l’un des pays du monde où ils sont les plus nombreux. Mais sans doute sa famille n’est pas en phase avec cette ouverture d’esprit.
Elle a envoyé Pipop vivre comme un moine. Réveil avant l’aube, collecte de l’aumône et étude du bouddhisme ne le différencient pas des autres novices, dans cette étape traversée par quasiment tous les Thaïlandais, à un moment de leur existence.
Mais il suit aussi, le vendredi, un cours de maintien dans l’école qui jouxte le temple et où le proviseur Phra Pitsanu assène ses évidences. « Vous ne pouvez être autre autre chose que votre véritable genre, qui est d’être un homme. En tant que novice, vous ne pouvez être qu’un homme ».
Parfum et maquillages sont interdits, de même que le chant, la musique. Et même courir. Mais les infractions ne sont pas rares.
« Parfois, nous donnons à Pipop de l’argent pour s’acheter à manger mais il l’économise pour s’offrir du mascara », regrette le proviseur.
« Nous ne pouvons pas les changer tous, mais nous pouvons contrôler leur comportement pour leur faire comprendre qu’ils sont nés homme (…) et ne peuvent se conduire comme des femmes », assure-t-il. Même s’il avoue que trois des six étudiants diplômés ont malgré tout décidé de devenir des femmes.
Le temple a inauguré ce cours pour jeunes entre 11 et 18 ans en 2008. Une initiative du précédent principal, Phra Maha Vuthichai Vachiramethi, qui craignait que les transsexuels – ou « katoeys »- dans les noviciats « fragilisent la stabilité du bouddhisme thaïlandais ».
Aujourd’hui, il espère que d’autres monastères adopteront ses méthodes pour « régler le comportement déviant des novices ».
Mais ce discours indigne Natee Teerarojanapong, militant pour les droits des homosexuels et des minorités, pour qui tenter de modifier la perception par les adolescents de leur identité sexuelle est « extrêmement dangereux ».
« Ces gamins vont finir par se détester parce qu’ils auront entendus des moines leur dire que l’homosexualité est nocive. C’est terrible pour eux. Ils ne seront jamais heureux ».
Phra Atcha Apiwanno, 28 ans, estime lui aussi que la société thaïlandaise n’est pas aussi tolérante qu’elle le prétend. La stigmatisation est telle qu’il a renoncé. « Je suis devenu moine pour briser mes habitudes, contrôler mes expressions (…). Je ne voulais pas faire ça ».
Quant à Pipop, il semble constamment en lutte. Il a dû interrompre son traitement hormonal qui visait à lui donner de la poitrine. De ses vêtements de femme et son maquillage, ne reste qu’une discrète couche de poudre.
Mais il n’entend pas se soumettre aux pressions familiales.
« Je peux les rendre fiers de moi, même si je ne suis pas un homme », affirme celui qui a abandonné son rêve de devenir hôtesse de l’air pour briguer une carrière plus classique dans la banque.
Après ses études, assure-t-il, il subira une opération chirurgicale. Mais le jour de sa sortie, « d’abord, je vais crier, hurler. Je serai enfin capable d’être moi-même ».
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Re: Les Ladyboys

Message  asiaonly le Sam 16 Juil 2011 - 16:04

Pipop a bien raison...Ca marchera jamais ces méthodes de cathos...
Pour régler définitivement le "problème" les personnes bienpensantes et moralisatrices devraient carrément construire un camp de concentration...pas trop loin de crocodile farm...
Qui n'avance pas, recule...
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Re: Les Ladyboys

Message  Admin le Lun 5 Déc 2011 - 6:43



Cette femme d’affaires thaïlandaise qui a changé de sexe utilise sa notoriété pour défendre les droits des transsexuelles.

TEXTE CAROL ISOUX * ILLUSTRATION CHAU
Sources et documents de ce reportage dans Asies+
Avec ses longues jambes, sa mini-jupe et ses cils vertigineux, Nok Yollada a de quoi rendre envieuse n’importe quelle parisienne. Sophistiquée, ultramaquillée, la jeune femme thaïe déambule dans les quartiers chics de Paris, de l’Opéra à la place Vendôme et s’arrête devant chaque devanture en quête d’inspiration : patronne d’une marque de bijoux, elle se lance sur le marché français en janvier.
Sur les Champs-Élysées, arrêt de rigueur à la boutique Vuitton où elle s’achète un sac avant de rentrer à son hôtel. Rien que de très normal pour une jeune patronne asiatique. En cette fin du mois d’août, la ville est presque déserte, mais rien ne semble entamer son enthousiasme. « J’adore Paris, confie-t-elle dans une petite révérence. J’ai hâte d’implanter ma compagnie ici, histoire d’avoir un prétexte pour venir souvent et apprendre le français ! »
En Thaïlande, sa marque, Carat, qu’elle a fondée il y a quatre ans avec un « grand frère » (un ami proche, selon l’usage thaï) est spécialisée dans les pierres précieuses et semi-précieuses, en provenance de tous les continents. Rubis de Birmanie, saphirs d’Inde (elle en porte un énorme à l’annulaire gauche) ou encore diamants d’Angola. Les pièces, fabriquées à la main par une équipe de cinquante personnes, des jeunes formés sur le tas, sont extravagantes et colorées, selon le goût local. Mais pour le marché français, elle veut se concentrer sur les bijoux en argent : « Quelque chose de sobre, qui corresponde à l’élégance française. On a encore beaucoup à travailler sur le design. »
Son projet, elle le mijote dans sa tête depuis des années : « La société française est multicolore, et je trouve qu’il n’y a pas assez d’offre pour les peaux foncées. Nous en Thaïlande, nous avons l’expérience de jolies couleurs sur peau sombre et nous voulons proposer nos bijoux aux sociétés multiraciales en Europe. » Pour s’implanter en France, elle a rencontré, par l’intermédiaire d’amis communs, une partenaire française, elle aussi patronne d’une marque de bijoux. Elles se sont associées et les produits seront commercialisés sous la marque de Nok, Carat.
Sa partenaire, dont on ne peut dévoiler ici l’identité, n’en revient pas de sa chance : qu’une femme aussi jeune, belle et élégante soit patronne de sa marque, c’est une parfaite vitrine pour des bijoux. Très féminine, ongles peints et brushing impeccable, souvent à la limite de l’affectation, Nok a tout du cliché de la femme asiatique : raffinée, douce… Avec elle c’est toute l’Asie d’un certain fantasme masculin qui débarque en France. Le temps de faire quelques visites et de charmer les différents collaborateurs français, c’est déjà l’heure de prendre l’avion du retour pour la Thaïlande.

La suite du reportage Nok, les hommes, les femmes et les autres est à lire dans Asies N°3 / Décembre 2011-février 2012


* Journaliste indépendante de presse écrite et de télévision. Diplômée de Lettres classiques elle choisit finalement de se tourner vers le monde contemporain et part s’installer en Chine. Basée plusieurs années à Shanghai puis à Bangkok, elle sillonne l’Asie en quête d’histoires. Sa passion : les langues et les conventions sociales à décoder.
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Hôtesses de l'air trans prêtes au décollage !

Message  Admin le Dim 18 Déc 2011 - 15:26



Première compagnie aérienne à recruter du personnel transsexuel, P.C. Air commencera ses opérations le 24 décembre en Thaïlande. Un beau pari sur la diversité, afin de relever un défi commercial risqué.
Au début de l'année, une compagnie aérienne thaïlandaise totalement inconnue, P.C. Air, avait annoncé qu'elle cherchait du personnel pour assurer le service à bord de ses avions. La société avait alors reçu, selon son patron Peter Chan, une centaine de demandes émanant de ladyboys. Même si elles font partie du paysage social thaïlandais, ces personnes transgenre sont largement cantonnées à des rôles subalternes dans les services à la personne ou l'industrie, plus récemment dans le monde du spectacle, quand elles ne sont pas marginalisées. Plutôt que d'éliminer ces postulantes du 3e sexe, Peter Chan avait alors choisi, au contraire, d'encourager ces candidates à lui faire parvenir leur CV. Relayée par la presse internationale, cette campagne de recrutement peu banale avait fait le tour du monde.

«ELLES COMPRENNENT LES HOMMES ET LES FEMMES»
Onze mois plus, P.C. Air a présenté avec une certaine fierté ses quatre hôtesses trans, sur les trente membres du personnel de cabine, rapporte le «Bangkok Post». Elles étaient à bord du vol de démonstration de la compagnie, dont la presse anglophone s'est largement faite l'écho, la semaine dernière. «Elles peuvent offrir un meilleur services parce qu'elles comprennent les hommes et les femmes», s'enthousiasme Peter Chan, ancien steward devenu businessman. «Et elles sont parfaitement entraînées, conformément aux normes de l'industrie aéronautique.»
Parmi elles, Thanyarat Chirapatpakorn, une ancienne Miss, mannequin et comédienne, devenue la star du spot de pub de la compagnie (voir ci-dessous). «C'est le début de l'acceptation des transsexuels en Thaïlande, a-t-elle expliqué à l'agence Reuters. Cela nous donne la possibilité de travailler dans davantage de secteurs. Peut-être que, dans le futur, nous pourrons décrocher des jobs que nous n'avons jamais faits auparavant: policier, soldat ou même pilote.»

NOTORIÉTÉ
P.C. Air doit à ses ravissantes ambassadrices trans une fière chandelle. Elles offrent à la compagnie une notoriété enviable dans le ciel du sud-est asiatique, encombré de multiples opérateurs charter et low-cost. Peut-être de quoi surmonter certains handicaps. De fait, la compagnie commencera ses opérations avec un seul appareil, un Airbus A310 vieillissant, construit en 1986. Le vol de baptême, un charter pour le Laos, le 24 décembre, a d'ailleurs pris neuf mois de retard. Le transporteur explique ce délai par une volonté de profiter du boom du trafic de fin d'années, mais aussi par les perturbations engendrées ces derniers mois par les inondations, qui paralysent toujours une partie de la Thaïlande. P.C. Air a prévu de commencer à offrir des services réguliers en juin prochain, sous réserve de sa certification par les autorités nationales de l'aviation civile.



source http://360.ch/blog/magazine/2011/12/hotesses-de-lair-trans-pretes-au-decollage/
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Re: Les Ladyboys

Message  asiaonly le Dim 18 Déc 2011 - 17:01

Chapeau bas pour cette compagnie... Tout le monde à le droit de suivre sa route.
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Re: Les Ladyboys

Message  Admin le Mer 18 Jan 2012 - 2:11



By Juliana Tan & Wong Jingyu

Transgenders are openly accepted rather than stigmatised in Thailand, and popular stereotypes have them working in showy cabarets where tourists may openly gawk. This is not entirely untrue. But life is not easy beyond the glitz and glamour, they say. They struggle to eke a living. They struggle to find true love. And they suffer the ignominy of Thai law which prohibits the changing of genders on identity cards.
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