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Tranches de vie Vietnamienne

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Tranches de vie Vietnamienne Empty Tranches de vie Vietnamienne

Message  Admin Lun 4 Oct 2010 - 6:05

Apprendre de plaisir

On a tout dit sur le Vietnam : ses paysages fabuleux, son hospitalité, la beauté de ses filles, le caractère opiniâtre de ses habitants, ses plages paradisiaques, le bouillonnement de sa vie, ses paradoxes entre tradition et modernisme… Mais il est un fait que peu de guides touristiques décrivent : c'est aussi le paradis des éducateurs !

Lorsque je voyage en France, j'entends souvent des parents ou des enseignants me dire :" Ils ne veulent rien apprendre ! Ils n'aiment pas l'école ! Ils ne pensent qu'aux vacances…!" Ils, ce sont les enfants, les élèves, qui ne respectent même plus le dicton : "Travaille bien à l'école pour avoir une bonne situation plus tard !". Comme ce n'est pas le lieu ici, je ne m'attarde pas sur la vérification de l'égalité absolue entre ces 2 propositions ! Par contre, en entendant ces propos, je ne peux m'empêcher de penser que je suis béni des dieux… comme presque tous ceux qui vivent au Vietnam !

Que du bonheur !

"Di hoc". Phrase magique que j'entends avec délectation plusieurs fois par jour, plusieurs jours par semaine. Et ce n'est pas tant le "je vais apprendre" qui résonne si bien à mon cœur de père, c'est surtout le ton allègre avec lequel ces mots simples, mais tellement chargés de sens, sont prononcés. Chaque matin, du Lundi au samedi, mon petit bout de fille me salue vers 8h du matin sur ces simples mots : "Chào bô, con di hoc" (Au revoir papa, je vais apprendre). À peine dit, à peine fait ! Elle chausse d'un coup de talon agile les sandales qui attendent sagement sur le seuil de la maison, et, cartable au dos, elle prend le chemin de son école sans sourciller ! Oui, vous avez bien lu, du lundi au samedi, 6 jours sur 7 ! Et elle n'est qu'à l'école maternelle ! Pourtant, fière comme Artaban, pluie ou soleil, elle emporte joyeusement son sac à dos rose et blanc, sur les chemins du savoir. Et, ils sont comme cela des milliers de pères à voir partir une progéniture heureuse vers un destin de chiffres et de lettres. Quand je vois partir la ribambelle de fillettes de ma ruelle, j'ai l'impression d'assister à l'envol d'une basse-cour bavarde : ça pépie, ça glousse, ça roucoule, ça caquette, ça rit,… ça "Di hoc !"

Je dis bien "fillettes", car il n'y a que des filles dans ma ruelle. Je le pressentais confusément, mais je l'ai vérifié le jour où j'ai voulu offrir un goûter de crêpes à tous les enfants de la rue, pour leur retour de l'école. Par épouse et mères interposées, j'avais fait circuler le message : "Cet après-midi, en revenant de l'école, arrêtez-vous chez le tay bac si, il y a une surprise pour vous." Même accro de l'école, les enfants vietnamiens sont comme tous les enfants du monde : le mot "surprise" leur fait froncer les sourcils ou écarquiller les yeux, retrousser le bout du nez, faire une moue interrogative du bout des lèvres, entrer en ébullition leurs neurones, et sécréter des tonnes d'adrénaline pour tonifier leur impatience ! Au moment dit, c'est ma fille et sa copine de classe, mais aussi voisine de porte, qui ont inauguré le goûter à la française, suivie par une quinzaine de fillettes de 2 à 12 ans, en fonction des sorties des écoles, les plus grands accompagnants les plus petites. "Tous les enfants sont là ?" Rapide acquiescement conjugal : pas un garçon ! Je ne sais pas si dans 10 ans j'aurais changé de rue, mais j'imagine alors l'angoisse des parents qui feront face à une redoutable alternative : veiller à contenir l'invasion des mâles prédateurs en pleine parade prénuptiale ou assister à l'exode vespéral et dominical de jeunes filles énamourées. Le "Di hoc" aura pris une autre tournure ! Pour en finir avec mon goûter crêpes, j'avoue que le plaisir pour moi fut double : assister à la joie gourmande d'enfants qui se barbouillaient de chocolat, de miel et de confiture et partager cette joie avec toutes les mamans du quartier venues regarder le drôle de mari de leur voisine en pleine activité culinaire. Entouré d'une dizaine de femmes, j'ai eu la brève vision de ce que pouvait être la vie d'un satrape, sauf que c'est moi qui tenait la queue de la poêle !!!!

Devoir rempli !

"Di hoc". Ce même refrain joyeux je le retrouve quand je vais me promener à la campagne, des vallées les plus reculées aux bords de littoral grouillant d'activités. Il m'arrive souvent de croiser un enfant solitaire ou un groupe de copains et copines qui, en vélo ou à pied, marchent d'un pas décidé sur le bord de la route. Comme la coutume au Vietnam, lorsque l'on salue quelqu'un, est de dire "Di dâu ?" (Où allez-vous ?), j'ai toujours la même réponse "Di hoc" ou " da hoc, di vê nhà" ("je vais à l'école" ou "je reviens de l'école, je vais à la maison"). Seuls les dimanches et les rares jours fériés, j'ai droit au "Je vais jouer ou je me promène !". Et encore, pas pour tous les enfants : certains ont même des cours d'approfondissement ces jours là ! Vous êtes déjà épuisés à lire ces lignes en pensant à la charge de travail de ces pauvres enfants ! Attendez, le pire est à venir ! Les querelles psychopédagogiques qui agitent les cerveaux et les langues de tous les experts et faux prophètes qui se penchent sur les berceaux des enfants occidentaux, n'ont pas encore atteint les rives du Mékong ou du fleuve Rouge. Ici, les enfants s'apportent sereinement des devoirs du soir à la maison. Une heure, 2 heures, qu'importe, quand on aime, on ne compte pas ! Et je peux jurer sur les mânes de mes ancêtres jusqu'à la quarantième génération, que jamais je n'ai entendu une voix paternelle ou maternelle hurler "Maintenant ça suffit, va faire tes devoirs !". J'ai vu des têtes studieuses travailler sur une table du restaurant familial, au milieu du brouhaha des clients, d'autres calculer, rédiger, apprendre, assis à terre, sur une natte, dans le magasin paternel, parmi les chalands qui vont et viennent. J'en ai vu accomplir leur mission assis sur un banc de parc public, d'autres au milieu d'un pré, gardant des buffles, d'autres encore en équilibre précaire sur la rambarde d'un bateau. L'écriture est parfois incertaine, les pages du cahier tâchées, les livres écornés, mais toujours j'ai senti la fierté de pouvoir repartir le lendemain, devoir rempli, quelques soient les conditions !

Et quand le maître ou la maîtresse ne donne pas de devoirs ? Soyez rassurés : les plus petits, comme ma fille, se les donnent eux-mêmes ! À peine rentrée de l'école, elle est sa copine prennent possession de la petite table coincée dans un angle de la grande salle commune, s'amusent (je dis bien "s'amusent" !) à remplir des cahiers d'écriture et des cahiers de coloriage, achetés au bazar du coin. Le coffre à jouets à beau s'offrir désespérément à côté, elles l'ignorent totalement. J'en entends déjà qui vont m'assurer qu'à ce rythme la, les synapses de ces enfants vont se mettre en surtension et que çà va faire du vilain dans l'avenir. À ces Cassandre, je n'ai à opposer que ce que je vis chaque jour : des enfants et des jeunes magnifiques de joie de vivre, qui emplissent les rues de leurs rires, avides de tout connaître, de tout comprendre, les regards tournés vers un futur qui leur semble beau. Seules quelques adolescents en mue, affichent des airs bougons, préoccupés qu'ils ou qu'elles sont de devoir quitter l'enfance pour devenir adulte…

Allez, demain j'y vais aussi à l'école! Histoire de savoir pourquoi les enfants sont si heureux de "di hoc !". Dis ma fille, elle est comment ta maîtresse ?

Gérard Bonnafont

source http://lecourrier.vnagency.com.vn/default.asp?page=newsdetail&newsid=66249
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Message  Admin Ven 15 Oct 2010 - 8:23

Ca, c'est du vrai, de l'authentique !

Le Vietnam me fait souvent penser à un tableau impressionniste. Vu de loin, un pays longiligne en forme de palanche où tout le monde porte le chapeau pointu ! Vu de près, une immense variété des paysages, des cultures locales fort différentes, des dizaines de prononciations pour le même mot… Pourtant, de tout cela se dégage une harmonie qui envoûte et parfois étonne dans ce monde si instable du 21e siècle.Sans doute fatigués des modèles stéréotypés dans lesquels ils évoluent au long de l'année, de nombreux Occidentaux viennent au Vietnam pour trouver la différence. En quelque sorte un "encanaillement culturel" qui les transporterait dans un univers où l'authentique remplacerait l'artificiel, le durable supplanterait le provisoire, le traditionnel éloignerait le modernisme. Oui, mais du rêve à la réalité, il y a parfois des pas à ne pas franchir !
Il ne s'agit pas de rêver…
"Dis, on pourra aller chez les minorités ethniques ?". En posant cette question à laquelle j'acquiesçais, l'ami - qui m'avait invité chez lui lors d'un de mes voyages en France - ne savait pas ce à quoi il s'engageait !
Six mois plus tard, je l'accueillais, avec son épouse, à l'aéroport de Nôi Bài, à Hanoi. Je n'ai eu aucun mal à le repérer parmi la foule de touristes harassés rejetés sur le plancher des vaches après 12 heures de contention dans des sièges trop étroits ! Chapeau de brousse, veste reporter en toile, pantalons multi poches, brodequins de marche : Indiana Jones débarque ! Il faudra que je lui explique que la jungle ne couvre qu'une partie du pays et que nous n'allons pas au cœur de la forêt amazonienne pour rencontrer des peuplades encore inconnues…
Après avoir promené mon aventurier quelques jours à Hanoi, nous prenons la route des montagnes pour aller à la rencontre des habitants, dont certains vivent encore en respectant leurs coutumes ancestrales. Pardonnez-moi, amis lecteurs, de ne pas vous dévoiler le trajet que nous allons suivre ! Les difficultés d'accès en voiture et surtout en car en font un îlot préservé dans les montagnes, qui lui permet justement de conserver cette fameuse "authen- ticité" si prisée…
Nous quittons Hanoi au petit matin et laissons progressivement derrière nous les faubourgs, les zones industrielles, les quartiers nouveaux qui sortent de terre comme des champignons pour arriver aux premiers contreforts montagnards du Nord. Je sens l'impatience chez mes invités : "Quand est-ce qu'on les verra ?". J'ai l'impression d'être Christophe Colomb sur sa caravelle, pressé par un équipage avide d'arriver au port. Patience, mes amis… Il faudra attendre demain pour entrer dans les régions où vivent Thaïs, H'môngs et Dzaos. Mais peut-être pourrons nous en rencontrer quelques uns aujourd'hui.
Tenez, justement, regardez, là sur le bord de la route, les 2 femmes qui cheminent : des Thaïs reconnaissables à leurs grands jupes noires, leur large ceinture vert clair et leur chemise bleu ciel… À ma description répond un long gémissement de déception. Fatigué par le voyage, mon ami explorateur somnolait et, comme la vitesse de notre voiture est supérieure à celle qui lui permet de revenir au seuil de vigilance, les femmes ont déjà disparues derrière nous, masquées par un virage, et donc de Thaïs point il ne voit ! Il sollicite un arrêt pour attendre que ces éléments précurseurs d'une minorité ethnique puissent nous rejoindre afin qu'il immortalise sur pellicule SA première rencontre avec de tant attendus authentiques autochtones (prononcer ces derniers mots à voix haute en articulant : excellent pour muscler la face et lutter contre les rides !). Je modère son zèle anthropologique en soulignant que, d'une part il pourra prendre autant de photos qu'il le souhaite dans les heures et les jours à venir, et que d'autre part la meilleure prise de contact n'est sans doute pas de surgir comme un diable d'un véhicule, en intimidant les gens avec un objectif… Acquiescement du bout des lèvres et grognements indistincts me laissent à penser que mon ami accepte de ronger son frein… dans l'immédiat. D'ailleurs, il peut se rattraper quelques heures plus tard, quand nous arrivons à notre ville-étape du jour…
Il en tremble presque de pouvoir capturer autant d'images de Thaïs aux fichus à carreaux et de H'môngs aux robes fleuris et aux chapeaux à breloques. Il jubile, flashe, zoome, panoramise. Il est enfin dans son Vietnam authentique ! Il se soucie peu que son 1m90 et son énorme bedaine étonnent les habitants, suscitent des sourires amusés chez les femmes et effraient les enfants. Je le laisse à sa joie, car je sais de quoi demain sera fait !
… Il faut le vivre pour y croire !
Au petit déjeuner, c'est un gaillard revigoré qui me rejoint. "J'ai une faim de loup ! Qu'est-ce qu'on mange ?". "Un pho bò ! Autrement dit, une soupe avec de la viande de bœuf !". "Euh ! Il n'y aurait pas d'autre chose ? Pain grillé, beurre, confiture, œufs brouillés, fromage blanc…?". "Ah, non, là tu te trompes de minorité ethnique ! Faudrait plutôt aller du côté d'une des belles provinces de France ! Ici, l'authentique, c'est le pho !". C'est maintenant un gaillard un peu moins faraud qui exerce ses papilles à apprécier matutinalement épices et viande…
L'épreuve accomplie, nous reprenons la route pour nous enfoncer plus avant dans ses territoires où, comme dirait Dumas, la main de l'homme n'a jamais mis les pieds ! Enfin, quand je parle de l'homme, je parle ici de l'homo turisticus ! Après quelques kilomètres, j'aperçois un petit village sur pilotis, à l'orée de la jungle. Hurlements de joie, quand je propose d'y aller rendre visite. Caméscope les précédant, mon ami et sa femme me suivent sur le sentier pierreux qui descend vers le village en contrebas. Nous atteignons une petite rivière qu'il faut traverser à gué en mouillant nos chaussures. Cris de plaisir de mes découvreurs amateurs ! Mettre les pieds dans une rivière dégoûtante, polluée par les déjections animales et humaines, ça c'est authentique ! Si je ne leur fais pas laver les pieds à l'eau claire de retour à la voiture, les champignons qu'ils récolteront entre les orteils seront aussi authentiques !
Comme d'habitude, après le premier moment de stupéfaction devant un Tây (Occidental) qui parle leur langue, les villageois nous invitent à pénétrer chez eux pour partager un peu d'eau chaude et faire la causette. C'est l'extase pour mon ami quand il pénètre, enfin, au cœur de la vie de ces minorités ethniques, tellement… vraies ! Son appareil capture le pauvre mobilier qui orne une maison au sol en lattes de bambou. Sans vergogne, il filme au vol la vieille grand-mère qui essaie de se cacher derrière un pilier et derrière les sourires un peu gênés de nos hôtes intimidés par ce grand escogriffe envahisseur. Il ne voit que des sourires de sympathie qui l'encouragent à poursuivre sa quête "culturophage" ! Il pose enfin son appareil quand nous l'invitons à boire une tasse… d'eau chaude ! Après la première gorgée qu'il a le bon réflexe d'avaler, il se tourne vers moi : "Mais, c'est de l'eau chaude !". "Oui, c'est bien ce que j'ai dit : nous allons boire de l'eau chaude !". "Mais, je croyais que c'était une façon de parler du thé !". "Non, ici l'eau chaude, c'est… authentique !".
Adieu à nos hôtes d'une heure et nous repartons pour arriver en fin de journée dans une toute petite bourgade où nous logeons chez un habitant que je connais bien. Je vous fait grâce de l'affaissement progressif de mon ami au fur et à mesure qu'il découvre l'authenticité de la vie des minorités ethniques : la cuisine sur le foyer au milieu de la salle commune ; la nuit sur une natte, à peine séparée des buffles et des cochons par un mince plancher en latte de bambous ; la toilette au coin du puits, sous le regard espiègle des enfants et des jeunes femmes qui passent leur temps à estimer le poids du personnage ; la circonférence du tour de taille et d'autres considérations sur ses relations avec son épouse, si fine par rapport à lui, que je ne traduirais pas ici !
Le lendemain, je lui demande s'il est satisfait de sa rencontre avec les minorités ethniques. D'une voix faible, il me répond que oui, mais que peut-être lorsqu'on ira faire un tour sur la baie d'Ha Long, on pourra aller dans un hôtel 4*. Il est vrai que je lui avais proposé de passer la nuit sur une pêcherie flottante, histoire de vivre l'authenticité !
Authentique : qui est vrai, sans artifice ! Pas facile à vivre partout, surtout quand on visite un pays avec des images d'Epinal plein la tête !

Gérard Bonnafont

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Message  Béotrice Lun 1 Nov 2010 - 12:18

Admin a écrit:Ca, c'est du vrai, de l'authentique !



Comme d'habitude, après le premier moment de stupéfaction devant un Tây (Occidental) qui parle leur langue, les villageois nous invitent à pénétrer chez eux pour partager un peu d'eau chaude et faire la causette. C'est l'extase pour mon ami quand il pénètre, enfin, au cœur de la vie de ces minorités ethniques, tellement… vraies ! Son appareil capture le pauvre mobilier qui orne une maison au sol en lattes de bambou. Sans vergogne, il filme au vol la vieille grand-mère essaie de se cacher derrière un pilier coiffé d'un bonnet de marque Puma les pieds dans des baskets Nike qui téléphone avec le dernier iPhone à ses copines du village pour leur raconter l'étrange visite, pendant que les enfants regardent à la télé des film made in US via le satellite ................ moqueur albino je sort vite vite

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Message  breiz77 Lun 1 Nov 2010 - 16:09

study la suite de Béotrice !!
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