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Thailande - A qui profite le crime de lèse-majesté?

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Thailande - A qui profite le crime de lèse-majesté? Empty Thailande - A qui profite le crime de lèse-majesté?

Message  Admin Lun 18 Avr 2011 - 9:35

Libération du 18/4/2011

Thailande - A qui profite le crime de lèse-majesté? Screen36
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Thailande - A qui profite le crime de lèse-majesté? Empty Re: Thailande - A qui profite le crime de lèse-majesté?

Message  asiaonly Sam 28 Mai 2011 - 1:00

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Thailande - A qui profite le crime de lèse-majesté? Empty La Thaïlande traque les suspects de lèse-majesté

Message  Admin Lun 27 Juin 2011 - 9:11

À l'approche des législatives, 170 personnes sont en prison pour avoir critiqué la monarchie.

Comme des dizaines d' «éclaireurs du Net» recrutés par le ministère thaïlandais de la Justice pour éplucher les réseaux sociaux, ce fonctionnaire de 39 ans «signale tous les commentaires inappropriés, car même les conversations badines entre adolescents peuvent relever du crime de lèse-majesté», passible d'une peine de 3 à 15 ans de prison. Après une formation d'une journée retraçant les grandes heures du règne de Bhumibol Adulyadej, «que l'on doit vénérer comme un demi-dieu», Thattharit explique que «l'on ne rigole pas sur le dos du roi. La liberté d'expression devrait être limitée».

En Thaïlande, l'heure est au cadenassage. À l'approche des législatives du 3 juillet, le pays est «frappé d'une hystérie de procès en lèse-majesté», estime la journaliste Achara Shayagachat. «C'est aujourd'hui une réaction quasi paranoïaque à toute discussion portant sur le rôle du roi», renchérit Pavin Chachavalpongpun, chercheur à l'institut des études sur l'Asie du Sud-Est de Singapour. En allouant 5,5 millions d'euros à l'armée et à la police pour une expertise sur les moyens de protéger la monarchie et l'harmonie du peuple, le gouvernement d'Abhisit Vejjajiva a donné carte blanche à la censure. Un nouveau projet de loi encore plus répressif contre la cybercriminalité est d'ailleurs à l'étude.

«Un outil de répression»
Un record de 170 personnes sont actuellement emprisonnées pour avoir critiqué la monarchie. Les universitaires impudents et les directeurs de sites Internet qui ne retirent pas suffisamment vite des commentaires jugés offensants sont systématiquement traduits en justice. 113.000 sites Web ont été bloqués et une quinzaine de radios communautaires fermées. Par prudence, les journalistes locaux obéissent aux conseils prodigués par la Maison royale, qui contrôle toute l'information sur le sujet. Ils ne se réfèrent plus à la monarchie qu'en évoquant «l'institution révérée», si bien que Reporters sans frontières a rétrogradé le pays à la 153e place du classement mondial de la liberté de la presse, derrière la Russie et la République démocratique du Congo.

L'article 112 du Code criminel, qui met le roi, la reine, le dauphin ou le régent à l'abri des scandales, «est une menace à la liberté individuelle, il est incompatible avec la démocratie», explique Somsak Jeamteerasakul, professeur d'histoire à Thammasat, sous le coup de la loi pour avoir proposé de réformer la monarchie.

Une «frénésie ultramonarchiste»
Ainsi va la vie dans la Thaïlande du général Prayuth Chan-ocha, le chef de l'armée qui, dans le contexte politique trouble, occupe les avant-postes. «Il est peu enthousiaste à l'idée de remettre le choix des gouvernants dans les mains des électeurs. En liant la survie de la monarchie et la notion de sécurité nationale, il a trouvé une justification pour rester dans l'arène politique», estime le chercheur Pavin. Mais «cette frénésie ultramonarchiste ne fait qu'affaiblir l'institution».

«Le lèse-majesté n'est plus aujourd'hui qu'un outil de répression sur les rivaux politiques», selon l'universitaire Somsak. Le général Prayuth, proche des cercles royalistes et farouche adversaire de l'ancien premier ministre Thaksin Shinawatra, s'en est saisi pour lancer une série de procès contre les chefs du mouvement antigouvernemental des «chemises rouges».

Si le portrait du roi reste placardé partout, la question de son influence, des agissements de son entourage et de la compétition alimentée par sa future succession est largement soulevée en privé. Mais il est difficile de se faire une idée de l'état d'esprit de la population: tout sondage sur la popularité réelle de la monarchie et toute question sur son utilité sont interdits.

Florence Compain

http://www.lefigaro.fr/international/2011/06/26/01003-20110626ARTFIG00237-la-thailande-traque-les-suspects-de-lese-majeste.php
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