Le vin en Asie du Sud-Est

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Le vin en Asie du Sud-Est

Message  thanaka le Mer 18 Aoû 2010 - 7:06



Dernière édition par thanaka le Ven 20 Aoû 2010 - 6:41, édité 1 fois
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Re: Le vin en Asie du Sud-Est

Message  Mustang le Sam 21 Aoû 2010 - 20:34

Le site du domaine : http://www.granmonte.com/about1.htm

Un site qui propose des parcours "vins" : http://www.winetourthailand.com/index.html

Un autre visage de la Thaïlande moqueur
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Mustang

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Birmanie: un vignoble improbable

Message  Admin le Lun 31 Jan 2011 - 22:57



(NYANGSHWE, Birmanie) Quand le serveur stylé d'un resto chic de Nyangshwe, en Birmanie, nous a suggéré d'essayer un vin local plutôt que la bouteille de bordeaux importée que nous avions choisie sur la carte, nous avons eu un moment d'hésitation.

D'abord, nous ignorions qu'il se faisait du vin en Birmanie (à part, bien sûr, le vin de riz, plutôt décapant, qu'on nous a offert à plusieurs occasions). Serons-nous seulement capables de boire une gorgée de ce breuvage sans grimacer et le recracher à la tête du serveur? Nous avons décidé de tenter l'expérience, acceptant le risque d'un mal de tête, pour encourager l'industrie locale. Surprise: le pinot noir du vignoble Red Mountain Estate était non seulement buvable, mais étonnamment bon, fruité sans être trop boisé.

Comment est-il possible de produire un si bon cru dans un pays tropical comme la Birmanie? Pourquoi ne pas répondre à la question en visitant le vignoble. Coup de chance: il est situé non loin de Nyangshwe, sur les rives du lac Inle, au coeur du pays. Le lendemain en fin de journée, nous partons donc à vélo par de petites routes de campagne où l'on croise des charrettes tirées par des boeufs et des paysans revenant des champs qui nous saluent de la main. Nous sommes chez les Pa-O, l'une des ethnies qui peuplent la région. Les femmes pa-o portent pantalons et vestes noirs, avec un foulard coloré noué en turban sur les cheveux ça aide à amortir le poids des chargements de bois qu'elles transportent parfois sur leur tête. Les hommes optent plutôt pour des chapeaux de paille à larges bords.

Les rizières font bientôt place aux vignes alignées sur un coteau ensoleillé. Des affiches rassurantes accueillent les visiteurs: cabernet sauvignon, tempranillo, chardonnay, etc., peut-on lire devant les pieds de vigne, importés de France et d'Espagne. Une jeune employée birmane nous offre une visite guidée des installations vinicoles une centaine d'employés, dont plusieurs Pa-O, travaillent au Red Mountain Estate. Puis, avec d'autres voyageurs formant une joyeuse tablée, installée au milieu du vignoble, nous écoutons les explications du vigneron en dégustant différents cépages et en regardant le soleil se coucher.

Un Français en Birmanie

François Raynal, vigneron français installé ici depuis 2002, est responsable de la production du Red Mountain Estate. Avant d'atterrir en Birmanie, il a roulé sa bosse dans des vignobles en Hongrie, au Chili, en Israël, en Nouvelle-Zélande, en Turquie et en Thaïlande.

Il faut avoir l'esprit d'aventure pour produire du vin en Birmanie. Le climat, tant météorologique que politique et économique, complique tout. Le pays est sous l'emprise d'une junte militaire qui le gouverne d'une main de fer depuis plus de 20 ans; la corruption est présente à tous les niveaux. Les terres où sont plantées les vignes de Red Mountain Estate ne lui appartiennent pas, puisque les étrangers ne peuvent être propriétaires; le gouvernement a seulement «prêté» les terrains au vignoble, ce qui veut dire qu'il pourrait en reprendre possession n'importe quand. Le vigneron s'assure de livrer quelques caisses de vin aux élus locaux chaque année...

Ensuite, les sanctions économiques imposées au régime birman par la communauté internationale rendent difficile le commerce international. Le vignoble ne peut importer du matériel de production et exporter son vin, sauf vers les pays alliés de la Birmanie, comme la Chine. Puisque la Birmanie est l'un des pays les plus pauvres d'Asie et que la consommation de vin ne fait vraiment pas partie de la culture locale, les quelque 80 000 bouteilles produites chaque année sont bues surtout par les touristes.

La vallée du lac Inle, située à 1000 m d'altitude, jouit d'un microclimat qui rafraîchit un peu les températures tropicales. Mais y faire du vin représente tout de même un défi: pendant la saison sèche (hiver), les vignes doivent être arrosées par un complexe système d'irrigation; pendant la saison des pluies (été), l'humidité peut faire pourrir les plants, ce qui exige l'utilisation de pesticides.

Le vigneron passe une bonne partie de son temps à expérimenter pour déterminer quel cépage s'adapte le mieux à son terroir. L'expérience a été concluante pour la syrah, le pinot noir, le sauvignon blanc, le chardonnay, le carignan (pour le rosé), le muscat et le cabernet sauvignon, que nous avons pu goûter sur place.

La région compte un autre vignoble, Aythaya, dirigé par un Allemand, qui travaille essentiellement avec les mêmes cépages, avec un résultat également intéressant. Ces vins sont infiniment supérieurs à ceux que nous avons pu goûter dans d'autres pays asiatiques, comme le Vietnam, la Thaïlande et la Chine. La visite des vignobles vaut le détour, ne serait-ce que pour s'extasier devant la détermination des vignerons à produire un vin de qualité à l'autre bout du monde.

http://www.cyberpresse.ca/voyage/destinations/asie/birmanie/201101/31/01-4365363-birmanie-un-vignoble-improbable.php
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Re: Le vin en Asie du Sud-Est

Message  mekong le Ven 18 Fév 2011 - 10:29

prévu au programme

benoit kiss
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Thaïlande : Un vignoble sinon rien !

Message  Admin le Sam 9 Juil 2011 - 21:14

Depuis vingt-quatre ans, la Siam Winery parie sur l’émergence des vins sur les tables thaïlandaises. Mais pas n’importe lequel : un breuvage produit sur place qui sonne comme un ambitieux projet d’éducation vinicole des palais. Zoom sur le travail de fond d’un passionné, dont la sauce au vin commence à prendre.


Même s’il tient bec et ongles à son whisky thaïlandais, Chalerm Yoovidhya n’en est pas moins un grand amateur de vin. C’est pourquoi cet actionnaire de la boisson énergisante RedBull a décidé, en 1986, de fonder la Siam Winery. Son but ? Transmettre sa passion pour les produits issus de la vigne en éduquant les palais de ses compatriotes. Pour cela, il a d’abord commencé par lancer sur le marché le breuvage Spy, un mélange de vin, de soda et d'hibiscus. Sacrilège, diront certains. Fin stratagème, diront d’autres. Car introduire l’amour du vin en Thaïlande ne se fait pas en un jour. Chalerm Yoovidhya a, lui, vu en cette boisson la première marche d’un plan de longue haleine pour convaincre la clientèle du pays que le précieux liquide regorge de nombreuses richesses. Résultat ? Véritable succès pour Spy. Aujourd’hui, la société en commercialise plus de 90 millions de bouteilles par an, et cette boisson tient désormais une place de choix à l’heure de l’apéritif, en particulier chez les femmes du pays.


Initier pour mieux régner

Fort de cette première victoire, il décide, en 2003, de lancer des essais pour implanter une vigne en terre thaïlandaise. Pour cela, il rachète un domaine de mille raï (160 hectares) à une quarantaine de kilomètres de Hua Hin, et fait appel à la station de recherche royale de Huay Sai pour y expérimenter la culture du raisin. Une démarche complexe puisque les ceps n’affectionnent pas particulièrement les climats tropicaux. « Cultiver la vigne ici demande beaucoup de rigueur et bien davantage de technologie qu’en Europe », précise Kathrin Puff, œnologue en charge de la vinification. Mais, à force de persévérance, l’équipe de vignerons siamois parvient enfin à concrétiser le rêve de Chalerm en faisant sortir de terre des grappes de qualité. Et, depuis 2007, Siam Winery produit des vins blancs, rouges et rosés issus de cépages Malaga, Colombard et Shiraz, sous la marque Monsoon Valley. Ainsi qu’une petite quantité de Brunello, Tempranillo et Muscat. Un miracle ? Non. Car rien n’aurait été possible sans l’expertise de Kathrin Puff. Cette viticultrice d’origine allemande a relevé le défi de venir épauler le fondateur de la Siam Winery dans son projet.


Expertise européenne

Après avoir étudié la viticulture en Allemagne et en Italie et exercé deux ans en Nouvelle-Zélande, elle a su adapter ici son savoir-faire. « C’était un défi de réussir à implanter un vignoble dans des conditions climatiques aussi rudes. La dose exacte d’eau dont a besoin le raisin pour s’épanouir est compliquée à maîtriser dans un pays qui compte seulement deux saisons. Les fluctuations de lumière, de température et de taux d’humidité rendent la tâche moins facile », explique la jeune femme. La culture se fait durant la saison sèche et nécessite tout un réseau d’irrigation, parfois même l’installation de vignobles flottants sur certaines parcelles moins fertiles. Les vendanges se déroulent généralement entre fin février et la première quinzaine de mars. Les raisins prennent ensuite la direction de la cave située à Samut Sakhon pour y être façonnés en breuvage par Kathrin. Mais, là encore, rien n’est simple. Faire pousser la vigne est une chose, en faire du vin en est une autre. « Les taux de sucre et les températures de vinification n’ont pas grand chose à voir avec ceux pratiqués en Europe. Il faut être très vigilant pour ne pas risquer de perdre la production », dit-elle. Même chose en termes de conservation. C’est pourquoi Kathrin a choisi d’importer directement ses tonneaux de France et d’Allemagne puis d’installer, dans sa cave, un correcteur d’humidité intelligent.


Miser sur la qualité

Un vin au petit soin dont les précieux traitements se retrouvent dans les verres. Au nez autant qu’en bouche, les saveurs de ces produits valent bien des vins d’importation trouvables sur les étals des supermarchés et boutiques du pays. « Produire local c’est aussi épargner au vin de longs voyages et donc assurer sa bonne conservation et la préservation de tous ses arômes », souligne Kathrin Puff. Ce n’est donc pas par hasard que sa précieuse boisson trône désormais dans bon nombre des plus grands restaurants du pays. Sans parler, bien sûr, de son rapport qualité-prix intéressant. Mais la démarche de la Siam Winery ne s’arrête pas à une simple méthode de production. Plus qu’un défi technique, c’est une vraie philosophie. « Le vignoble est ouvert au public pour propager la culture du vin ici. Un peu comme un œil ouvert sur la qualité des produits qu’il est possible de déguster sans pour autant y avoir été initié par tradition culturelle », explique le fondateur de la Siam Society. Et, en la matière, tous les moyens sont bons : visite du vignoble à dos d’éléphant, dégustation des vins et explication sur leur processus de fabrication… Bref, priorité est faite à l’éducation des palais pour faire évoluer les mentalités. Un restaurant y a même été implanté, pour convaincre les fins gastronomes qui ne seraient pas venus pour le vin d’en consommer.


La gastronomie comme outil

« Convertir les Thaïlandais aux produits vinicoles serait quasiment mission impossible sans un message associé à l’alimentation », assure Theerapat Phuaphanthong, le chef aux fourneaux du domaine. Son pari ? Parvenir un jour à faire manger à ses clients une tom yam (soupe à la citronnelle épicée) en sirotant un Colombard blanc. « Les Thaïlandais déjà initiés aux vins n’ont pas encore le réflexe de commander un plat thaï pour l’accompagner. Ils préfèrent aussi bien souvent les produits d’importation en provenance de France, d’Italie, d’Afrique ou de Nouvelle Zélande. Il est donc toujours compliqué de leur faire admettre que le vin local est meilleur que celui venant de pays dont il fait partie de la culture depuis des millénaires », commente le cuisinier. Pourtant, et quoi qu’en disent les mauvaises langues, mets thaïlandais et saveurs issues du cépage font très bon ménage. Bien souvent, épices et piments renforcent même le caractère originel du vin dégusté. « Le Colombard se marie parfaitement avec les salades très épicées, mais aussi avec les produits de la mer en général, particulièrement lorsqu’ils sont cuisinés avec du curry. Même chose pour le Shiraz, dont les saveurs piquantes révèlent la force tannique », précise-t-il. Pour convaincre son auditoire, le jeune chef a donc imaginé dégustation accompagnée uniquement de tapas thaïlandais. A chaque mignardise salée son cépage particulier. Poisson frit aux aromates asiatiques et sauce au tamarin à déguster avec un verre de Malaga blanc. Pat thaï de crevettes et son cracker accompagné de rosé. Coquille Saint Jacques aux piments sur lit de Shiraz blanc. Curry de porc et sa feuille de vigne épicée sur fond de Shiraz rouge. « Je crois que c’est l’un des seul moyens d’insérer de façon durable et pérenne le vin en Thaïlande, la preuve par l’exemple », dit-il. Et sa technique semble plutôt bien fonctionner. Aujourd’hui, il peut se vanter de compter parmi sa clientèle 50% de ses compatriotes, fait rarissime pour un restaurant proposant majoritairement de la cuisine internationale, loin de Chiang Mai ou Bangkok. « Même si les choses avancent, je dois toujours faire la guerre à la bière et au whisky soda », avoue-t-il. Pourtant, Theerapat est convaincu de la qualité des vins qu’il propose et mise tout làdessus pour faire passer son message. Primés à plusieurs reprises lors de compétitions asiatiques et européennes, les produits de ce vignoble se lancent désormais sur le marché mondial. Siam Winery a déjà réussi à séduire plus de vingt-cinq pays un peu partout dans le monde. La société diversifie également aujourd’hui sa production en s’attaquant aux boissons non-alcoolisées et produits de santé à base de raisin. Elle représente aujourd’hui le premier producteur de vin en Asie du Sud-est.


OLIVIA CORRE

www.siamwinery.com



Comment s'y rendre ?

Où ?
Hua Hin Hills vineyard, 1 Moo 9, Baan Khork Chang Patana, Nong Plub, Hua Hin
www.huahinhillsvineyard.com

Quand ?
10h-19h, fermé le lundi

Comment ?
Depuis Hua Hin : le domaine propose deux navettes gratuites par jour au départ du marché de Hua Hin, à 10h30 et 15h. Il est également possible de réserver des forfaits « visite dégustation » depuis les nombreuses agences touristiques que compte la ville.
Depuis Bangkok : situé à deux heures et demie au sud de la capitale, le domaine est facilement accessible en voiture, minivan ou train. Des visites de la cave de Samut Sakorn sont également organisées au départ de la Cité des Anges (400 à 700 bahts, selon les options de dégustation, pour 80 km de trajet aller-retour.)
Thai Wine Association : du vin sur la planche !
Fondée en 2004, la Thai Wine Association (TWA) réunit la majorité des producteurs de vins du pays. Les membres fondateurs du TWA sont la Cave à vin Siam, PB la Vallée de Khao Yai, Shala Un, GrandMonte et le Château de Brumes. Ensemble, ils emploient plus de 1 200 personnes, pour une production annuelle de près d’un million de bouteilles. Tous se mettent autour d’une table régulièrement pour tenter de développer cette niche commerciale. Dans l'arène internationale, la Thaïlande fait encore figure de pays émergeant en termes de culture vinicole. Pourtant, son potentiel est énorme et pourrait bien désormais venir enrichir l'industrie agricole. Grâce à la production de produits à haute valeur ajoutée, ces professionnels du vin génèrent aujourd’hui, à leur échelle, des revenus bien supérieurs à la culture du riz ou du manioc. La Tourism Authority of Thailand (TAT) commence d’ailleurs sérieusement à s’intéresser à cette association pour élaborer un projet de développement du tourisme vinicole.

www.thaiwineassociation.com

source http://www.gavroche-thailande.com/actualites/societe/1447-thailande-un-vignoble-sinon-rien
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Re: Le vin en Asie du Sud-Est

Message  Admin le Mer 10 Aoû 2011 - 7:45

en aparté,

PEKIN, 10 août 2011 (AFP) – Bien plus difficiles à traquer que les copies de sacs ou de montres de luxe, les contrefaçons de grands vins, particulièrement les crus français, inondent le marché en Chine, champion mondial du faux.
Premières victimes de ce trafic massif: les vins français, les plus réputés, avec un penchant affirmé pour les châteaux du bordelais. Et en tête, le château Lafite, célébrissime en Chine où il a la mérite d’évoquer tradition et raffinement à la française tout en ayant un nom (relativement) prononçable.
La Chine, qui n’a pourtant pas la culture millénaire du vin, est devenue l’an dernier –avec Hong Kong– le premier client des Bordeaux en doublant ses importations et des investisseurs chinois ont acheté ces trois dernières années une demi-douzaine de châteaux bordelais.
« C’est une consommation d’image, absolument pas du goût », explique à l’AFP Romain Vandevoorde, importateur de vin à Pékin.
Certains Chinois aisés peuvent débourser 50.000 yuans (5.400 euros) pour un château Lafite Rothschild 1982 et les écoles d’oenologie fleurissent.
Wang Li, qui suit un cours à Easescent, résume en quelques mots le rapport simple qu’entretiennent les Chinois avec le nectar — rouge seulement, le blanc étant « une boisson de femme ».
« Un bon vin, cela permet de montrer qu’on a un statut social élevé », dit-il, « une grande marque et un prix fort sont deux éléments importants pour le vin ».
Et une aubaine pour la contrefaçon.
« Il y en a partout. Ca va de l’entrée de gamme au très haut de gamme » dit M. Vandevoorde, « une grande partie des crus classés sont des faux ».
« Il y a plus de Lafite 1982 en Chine qu’il n’en a été produit en France. Si on en trouve en Chine, il faut vraiment se méfier! », ajoute-t-il.
Il est difficile d’évaluer les pertes que la contrefaçon fait subir au secteur vinicole en Chine. L’échelle des prix est très ouverte: de seulement dix à 4.000 euros la bouteille de vin contrefait pour un premier grand cru.
Dans les salons vinicoles qui se sont multipliés, les exposants chinois présentent ouvertement de nombreux vins contrefaits, des copies parfois grossières.
C’est le cas également des grands magasins et petites boutiques, où, vu le nombre encore limité de cavistes, se fournissent la majorité des Chinois.
On peut y trouver des bouteilles de Bordeaux contenant du vin coupé d’eau sucrée, de colorants et d’arômes artificiels vendues à des prix stratosphériques comme des « grands crus » de 1983 à des prix anormalement bas avec des étiquettes … toutes neuves.
Car si ce n’est pas le flacon qui fait l’ivresse, c’est souvent lui qui peut sonner l’alerte: sur les étiquettes on peut lire « Chatelet Latour », « Laffite » ou « Lafitte ». Des coquilles qui passent inaperçues auprès du consommateur chinois.
Mais « on a des copies beaucoup plus haut de gamme, beaucoup mieux faites, généralement en réutilisant des bouteilles de grands crus, en les re-remplissant », explique M. Vandevoorde. Les bouteilles vides se revendent d’ailleurs sur les sites en ligne.
« A l’intérieur (on verse) du vin qui peut être du Bordeaux correspondant approximativement au millésime. Même s’il s’agit d’un vin de bien moins grande qualité ».
« Il y a aussi des mélanges troublants qui trompent les plus grands oenologues, de très bonnes copies », ajoute l’importateur.
Même si les Chinois ne boivent encore qu’un litre de vin par an et par personne, dès 2014 la Chine devrait se classer 6e consommateur de vin dans le monde. Une explosion qui assure à la contrefaçon un bel avenir.
Wen An, qui a ouvert en 2004 Easescent et dit avoir formé 10.000 Chinois à l’oenologie dans sept métropoles, estime que ce sont les consommateurs qui créeront « un marché sain du vin en Chine ».
« Quand les Chinois auront la capacité de distinguer entre les bons et les mauvais vins, ils ne choisiront plus des produits de contrefaçon », assure-t-il.


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Vietnam - Le vin de Dalat

Message  Admin le Jeu 13 Oct 2011 - 6:03



En 1999, il n’existait qu’un producteur unique de vin à base de raisin, une société d’Etat du côté de Hà Nôi. Son insuccès donna l’idée à un amateur totalement autodidacte en vin et un peu fou, Monsieur Nguyên Van Viêt, de s’y mettre dès cette année-là (sa bibliothèque personnelle et ses lectures permanentes l’ont bien aidé). Il choisit Dalat à cause du climat et à cause de la proximité de Phan Rang, région où du raisin est cultivé en abondance. Erreurs, échecs n’y font rien, et en 2006, la compagnie Vang – Da Lat est présente sur les tables de moyenne gamme au Viet Nam, et sur quelques tables étrangères. Cette compagnie a le mérite d’exister, même si pour les vrais amateurs, sa production reste au niveau d’un « vin de pays » ou « vin régional » au sens de la réglementation européenne, la plus exigeante au monde dans ce domaine. Vin rouge classique, vin mousseux, vin à base d’autres fruits, tout y est. Pas une piquette, mais un tout petit peu moins qu’un vin tel que l’apprécient les Occidentaux. Et c’est grâce à des entreprises de ce genre que Robert Joseph, président du CIVV – Concours international du Vin au Vietnam – a pu déclarer en novembre 2007 que « la production vinicole vietnamienne commence à s’intégrer à la production mondiale ».

http://www.cap-vietnam.com/insolite/dalat-le-petit-paris-du-vietnam.html

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Re: Le vin en Asie du Sud-Est

Message  Admin le Dim 13 Mai 2012 - 6:03



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Du vin thaïlandais

Message  Admin le Dim 22 Juil 2012 - 6:42

Depuis dix ans, des viticulteurs se sont lancés dans l’aventure de la production de vin en Thaïlande. L’un deux, Siam Winery, fabrique même son Monsoon Valley à partir de vignes flottantes, à quelques kilomètres de Bangkok !
Si vous prenez un grand vin pour accompagner un plat relevé, vous risquez de gâcher les deux, nous dit Laurent Metge-Topin, maître œnologue pour la Siam Winery, basée à Samut Sakhon. La Thaïlande n’est certes pas le site idéal pour produire un grand cru, en revanche on peut en tirer un produit de qualité qui se marie à merveille avec sa cuisine.
Le Monsoon Valley est en effet élaboré à partir de raisins locaux présents ici depuis plusieurs siècles. Le Pokdam et le Malaga blanc sont généralement des raisins de complément, reprend l’œnologue, mais nous avons osé en faire un vin à eux seul, le premier pour le rouge – 5% de la production - et le second pour le blanc – 95%.
Bien que le rouge, rond et fumé, soit intéressant, le blanc semble plus convaincant avec la cuisine relevée. Sec et peu acide, il rafraîchit d’abord le palais. Puis il a un parfum de pèche abricot qui s’arrondit en fin de bouche et là, le feu disparaît.
Le Monsoon Valley est un vin exotique, jusque dans sa production. En effet, une partie de son raison provient de vignes flottantes ! Les rangs sont organisés en pergola au dessus de fins canaux, les pieds plantés sur des bandes de terre.
Produire du vin en Thaïlande, quelle idée !
Les racines sont donc plongées en permanence dans l’humidité. Cela va à l’encontre de tout ce que j’ai appris à l’école, se souvient Laurent Metge-Topin. Mais de toute façon, j’ai dû revoir tout mon enseignement en arrivant ici. Quant à mes amis ils croyaient que j’étais tombé sur la tête. Aller produire du vin en Thaïlande, quelle idée ! Les vignes flottantes peuvent d'ailleurs se visiter à Samut Sakhon à deux pas du site de production.
Lancé en 2003, le Monsoon Valley a déjà séduit dans 14 pays tels que le Royaume-Uni, les États-Unis, le Japon, la Chine ou encore la Belgique et la France où l’on peut le trouver dans les restaurants Confucius et Blue Elephant. Sur le marché domestique le développement reste en revanche plus difficile.
Les premières bouteilles de vin Thaïlandais ont été produites par le Château de Loei en 1995. Depuis, cinq autres sites de production ont vu le jour dont la majorité se trouve dans la belle région de Khao Yai - Nakhon Ratchasima - à l’est de Bangkok

Article de Pierre Queffélec paru dans « Le petit journal de Bangkok.
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Birmanie: les vignobles tentent de prendre racine dans les collines

Message  Admin le Mar 29 Jan 2013 - 7:58


Une femme récolte du raison dans les vignes de Red Mountain,en Birmanie, le 4 août 2012 (Photo Soe Than Win. AFP)

Des vignes qui dégringolent les flancs d'une colline verdoyante, image classique des campagnes françaises. Sauf que ces raisins poussent dans les montagnes du nord-est birman, où une production de vin compte sur le tourisme pour s'épanouir.

Sur les bords du lac Inle, dans l'Etat Shan, le domaine de Red Mountain, qui produit quelque 120.000 bouteilles par an vendues à environ 10.000 kyats pièce (8,5 euros), est devenu une attraction pour des étrangers intrigués de trouver du vin dans la région.

"Tout le monde est surpris de voir un vignoble ici au milieu de la Birmanie, avec de l'équipement moderne", s'amuse François Raynal, viticulteur qui travaille au domaine depuis dix ans, ravi d'accueillir ces visiteurs dont beaucoup sont des Européens avec "une forte culture du vin".

Le pionnier du vin birman est un Allemand, Bert Morsbach, qui a participé à la création du premier vignoble du pays, Aythaya. Arrivé en Birmanie en 1989 pour exporter du riz, il s'est tourné vers les vignes après la confiscation de son affaire par un ministre.

En 1998, il a planté 4.000 ceps importés de France dans l'Etat Karenni, mais le gouvernement l'a empêché de s'occuper de son exploitation en raison d'un conflit entre armée et rebelles karennis.

"Ca a été ma première expérience du vin (...). Je me plaisais tellement que j'ai tenté ma chance une nouvelle fois", dans l'Etat Shan, explique-t-il à l'AFP.

Mais le défi de la viticulture birmane est aussi géographique. Malgré une terre très fertile, le climat tropical et des jours relativement courts pendant la période de bourgeonnement, en juin-juillet, limitent le nombre de cépages cultivables.

Et "les champignons sont notre principal ennemi (...). Ils poussent souvent mieux que le raisin", souligne Hans Leiendecker, directeur des opérations au domaine Aythaya, qui espère vendre 200.000 bouteilles en 2013.

Le froid pour les arômes

Sur les collines brumeuses de l'Etat Shan, le vignoble bénéficie en revanche de températures clémentes grâce à une altitude de 1.100 mètres. "Il fait froid, ce qui donne les arômes dont le vin a besoin, surtout pour le blanc", insiste l'Allemand.

Mais les consommateurs semblent préférer les rouges, notamment le shiraz qui pousse bien à Aythaya, où sont également testés Dornfelder, Tempranillo et Chianti.

Les viticulteurs de Birmanie se doivent d'"expérimenter" pour espérer se développer dans les pas de la Chine, de la Thaïlande et de l'Inde, qui eux aussi se sont lancés dans l'aventure, estime Denis Gastin, spécialiste du vin asiatique.

Le succès des pionniers a encouragé l'éclosion de plus petites exploitations, poursuit-il. Une option de plus pour les restaurateurs du cru. "Nous sommes heureux de proposer un produit de notre terroir. Et un produit de qualité. C'est un vin fantastique", confirme Yin Myo Su, qui dirige l'hôtel Inle Princess.

Et l'industrie sait qu'elle peut s'appuyer sur l'image d'un pays qui a le vent en poupe. L'image de la Birmanie s'est améliorée de façon spectaculaire grâce aux réformes entreprises par le gouvernement, au pouvoir depuis le départ de la junte en mars 2011.

Les touristes étrangers sont de retour, faisant littéralement exploser les capacités limités du secteur hôtelier. Red Mountain, propriété d'un homme d'affaires birman, vend d'ailleurs ses bouteilles principalement dans les escales imposées des tours-opérateurs: Rangoun, Mandalay, Bagan.

La clientèle de son concurrent Aythaya, proche de la bouillonnante capitale de l'Etat Shan, Taunggyi, est pour sa part essentiellement locale.

Reste la seule vraie question: le vin est-il bon?

Gastin a été "assez impressionné" par la gamme Red Mountain, surtout son Pinot Noir et son Sauvignon blanc. Même approbation chez Serge Heymoz, viticulteur suisse en visite au domaine, qui l'a trouvé "très intéressant". "Mais intéressant dans le bon sens, qu'on soit bien clair".

http://www.liberation.fr/depeches/2013/01/29/birmanie-les-vignobles-tentent-de-prendre-racine-dans-les-collines_877539
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Re: Le vin en Asie du Sud-Est

Message  Admin le Mer 30 Jan 2013 - 7:56

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Re: Le vin en Asie du Sud-Est

Message  Admin le Jeu 19 Déc 2013 - 9:19

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Re: Le vin en Asie du Sud-Est

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