Quel rôle pour les anciens prisonniers politiques?

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Quel rôle pour les anciens prisonniers politiques?

Message  Admin le Dim 1 Avr 2012 - 13:55


Ko Ko Gyi, fondateur de Génération 88. Ce mouvement regroupe différentes générations d'étudiants qui depuis 25 ans s'opposent au régime.
REUTERS/James YeAungThu

Ce dimanche, les Birmans vont voter... Parmi les nouvelles forces politiques, les anciens opposants libérés il y a peu font entendre leur voix. Leur objectif: les législatives de 2015.
Les premiers mots sont hésitants, comme le furent ses premiers pas d'homme libre. Sans doute, parfois, craint-il de rouvrir les yeux et de se retrouver dans cette infâme geôle de Kyauk Phyu, dans le nord de la Birmanie, où il a passé trois années de cauchemar. Arkar Boh était en deuxième année de médecine lorsque la "révolution safran" a éclaté, à la fin de 2007.
Ulcéré par les exactions des militaires, il lance un blog et distribue des tracts dans la rue. Un soir, alors qu'il dîne au restaurant avec des amis, militants comme lui, des policiers surgissent et l'emmènent. Il est torturé pendant deux semaines, puis envoyé en prison. La gorge serrée, il évoque la nourriture immonde, le manque de soins, les brimades permanentes... Puis les fantômes s'évanouissent. Libéré depuis peu, Arkar préfère parler d'avenir. Il en voit un: l'engagement politique.

Depuis sa libération, en octobre 2011, elle est repartie au combat: "Personne, dans l'administration, ne l'avouera, mais les étudiants qui ont fait de la prison figurent sur une liste noire, s'indigne-t-elle. La preuve, c'est que l'on nous interdit de reprendre nos études et d'avoir un passeport." Aujourd'hui, elle milite dans une association qui "défend les droits des étudiants et l'honnêteté politique".
Structurer les groupes d'anciens dissidents
De nombreux groupes de ce type sont en train d'éclore. Le grand défi, maintenant, pour ces anciens dissidents, c'est de les structurer. Un collectif créé il y a peu, Génération 88, regroupe tous les étudiants qui, depuis vingt-cinq ans, se sont rebellés contre la dictature militaire et veulent désormais se faire entendre. "Le sommet de l'Etat peut engager des réformes, déclare Zaw Ye Win, 42 ans, dont quinze passés derrière les barreaux. Rien ne se fera si la société n'évolue pas en même temps. C'est là que nous pouvons jouer un rôle."
Leur projet n'en est encore qu'à ses prémices. Mais, déjà, quelques principes ont été posés. "Nous voulons nous développer dans deux directions, explique Ko Ko Gyi, l'un des leaders de 1988, considéré comme le "cerveau" du groupe. D'abord, en nous impliquant sur des projets sociétaux, en lien avec des ONG. Ensuite, en menant une véritable action politique."
Resteront-ils proches de la LND, le parti d'Aung San Suu Kyi, ou traceront-ils leur propre route? Ko Ko Gyi n'exclut rien. D'autres "Génération 88" vont plus loin. "Nous avons nos propres idées à défendre. Pour les élections législatives de 2015, nous aurons notre propre parti", promet l'un d'eux.

Diaporama http://www.lexpress.fr/diaporama/diapo-photo/actualite/monde/asie/exiles-birmans-et-defenseurs-des-droits-de-l-homme_935702.html Idea



source http://www.lexpress.fr/actualite/monde/asie/birmanie-quel-role-pour-les-anciens-prisonniers-politiques_1099666.html

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