Sale temps pour la planète - Thaïlande, à fleur d'eau !

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Sale temps pour la planète - Thaïlande, à fleur d'eau !

Message  Admin le Mer 8 Aoû 2012 - 7:59

Le 26 décembre 2004, la Thaïlande, paradis touristique, est frappée par un tsunami meurtrier. En octobre 2011, des inondations, liées à une mousson de plus de six mois, font plus de 800 morts. Pour les experts, il s'agit là d'un nouveau signe du dérèglement climatique qui frappe la planète. Bangkok, la capitale, menacée par la montée des eaux, les crues du fleuve et un terrain qui s'enfonce chaque année, pourrait bien connaître le destin de la mythique Atlantide. Le professeur Anond, expert climatique, peine à convaincre ses concitoyens qu'il faut quitter les zones les plus fragiles. La mer a déjà englouti des villages. Mais d'autres fléaux menacent le pays : les rizières souffrent de la hausse des températures, les insectes et les rats s'y multiplient. Et les sécheresses durent plus longtemps, suscitant l'inquiétude des paysans.


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Les villes géantes d'Asie en route vers la saturation

Message  Admin le Dim 12 Aoû 2012 - 22:03

BANGKOK — Inondations dévastatrices, pannes d'électricité et embouteillages monstres: de nombreuses mégalopoles asiatiques se débattent tant bien que mal contre la pression d'un développement économique rapide, d'une météo extrême et de l'exode des populations des campagnes.
Des carences de planification, des investissements en infrastructures insuffisants et un manque de volonté politique ont également rendu ces villes géantes et surpeuplées particulièrement vulnérables au changement climatique, selon les experts.
Depuis un an, Bangkok et Manille ont ainsi été frappées par des inondations ravageuses. L'Inde a souffert de son côté de la pire panne de courant de l'histoire.
Cette situation semble en contraste avec un continent qui s'enrichit, où des millions de personnes sortent chaque année de la pauvreté. Mais dès qu'une catastrophe se produit, le tiers monde resurgit.
Beaucoup de villes d'Asie sont "en retard en ce qui concerne les infrastructures proposées -- égouts, routes, ou approvisionnement en électricité", note Sun Sheng Han, spécialiste en urbanisme à l'université de Melbourne.
Au coeur du problème, un manque de vision à long terme dans une région où les politiques urbaines reflètent un mélange d'"objectifs politiques et d'ambitions économiques", poursuit-il.
En Thaïlande, l'une des plus importantes sociétés immobilières est contrôlée par la famille de la Première ministre Yingluck Shinawatra, dont le frère Thaksin vit en exil pour échapper à une condamnation pour malversations financières.
Et la capitale qui s'enfonce inexorablement pourrait se retrouver en dessous du niveau de la mer d'ici à 50 ans. En cause, l'extraction massive, pendant des années, des eaux souterraines pour l'industrie et la consommation de ses 12 millions d'habitants. Mais malgré les mises en garde, le secteur immobilier ne ralentit pas.
Une urbanisation rapide qui bloque les voies naturelles de passage des eaux et des systèmes de drainage mal entretenus sont également considérés comme une des causes des inondations meurtrières qui touchent actuellement la capitale des Philippines.
Mais l'Inde fait certainement face aux défis les plus importants. Plus de 600 millions de personnes ont été plongés dans le noir fin juillet en raison d'un black-out sans précédent.
Alors que fours à micro-onde et machines à laver sont de plus en plus populaires auprès d'une classe moyenne en expansion, la pression sur le réseau ne va pas fléchir.
D'autant que selon un rapport de l'ONU de 2011, la population urbaine du pays devrait passer de 30 à 60% d'ici à 2030, pour atteindre 606 millions d'habitants.
A Bombay, une des villes du monde les plus densément peuplées avec 20.000 habitants au kilomètre carré, les trains de banlieue surchargés transportent quelque 7 millions d'usagers par jour. Et chaque année, plus de 3.000 personnes sont tuées sur le réseau ferré, en tombant d'un train ou traversant une voie.
"L'heure de pointe est le principal problème. Parfois, c'est tellement bondé qu'il est difficile de respirer", commente Sudhir Gadgil, employé de 62 ans qui passe trois heures dans le train chaque jour.
Au Bangladesh voisin, la capitale Dacca également fait face à une crise du transport, sans précédent.
Début 2009, le gouvernement avait promis de s'attaquer au problème, avec d'ambitieux projets de routes et de lignes de bus et de train. Mais la plupart n'en sont qu'à l'étape de la conception.
"Dacca est déjà une ville moribonde. Elle meurt vite et je n'ai aucun espoir que nous puissions la sauver", commente Shamsul Haq, expert en transport à l'Université d'ingénierie et de technologie du Bangladesh.
Les embouteillages ne sont pas l'apanage de Dacca. Et dans d'autres villes encombrées, certains résidents sont de plus en plus frustrés. Comme Dian Agustino, habitante de Jakarta: "Si ça ne change pas dans les cinq prochaines années, je déménage à Bali pour avoir une vie plus tranquille".

AFP
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Re: Sale temps pour la planète - Thaïlande, à fleur d'eau !

Message  Admin le Lun 13 Aoû 2012 - 22:06



Un sol qui s'enfonce, des côtes victimes de l'érosion et de la montée du niveau de la mer : un cocktail détonnant qui, dans les prochaines décennies, devrait faire de Bangkok, la capitale thaïlandaise, l'une des villes les plus menacées au monde par les inondations. Si la situation est inquiétante dans les provinces du bord de mer, la capitale ne manque pas d'atouts pour se protéger. D'autant que les autorités commencent à prendre conscience du problème
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la «grande muraille» du Chao Phraya

Message  Admin le Mer 10 Oct 2012 - 8:26

Frappée par des inondations dantesques en 2011, la Thaïlande a lancé un immense chantier de digues sur les 372 kilomètres de ce fleuve indomptable et imprévisible.



Envoyée spéciale à Nakhon Sawan

Ils s'échinent, transpirent, s'éreintent sous le soleil. Les champions de la fortification s'activent sur les berges du Chao Phraya. La «grande muraille», version thaïlandaise, est en béton armé et doit se dérouler le long des 372 kilomètres de ce fleuve indécis et versatile, qui arrose dix provinces avant de se jeter dans le golfe de Thaïlande, au sud de Bangkok.

Traumatisé par les inondations catastrophiques de l'an dernier, le pays se barricade. Les enceintes poussent comme des champignons autour des zones industrielles, et le Chao Phraya, qui était sorti de son lit sur plusieurs portions, est enserré par des digues de plus de cinq mètres de haut. À Nakhon Sawan, dans la plaine centrale où le «Seigneur des eaux» prend sa source, c'est déjà l'empire des murs. Pour Vinai Sitthimontol, vice-gouverneur de la province, «ce rempart - qui mesure pour l'instant 600 mètres mais qui s'étendra sur 27 kilomètres en 2015 - est notre salut. En octobre 2011, ce sont 44 milliards de mètres cubes d'eau par minute qui se sont déversés sur notre province, nous n'étions prêts à faire face qu'à 28 milliards».

«Jouer avec les eaux»
Noyé l'an dernier sous 3,88 mètres d'eau, le chef-lieu, qui chiffre les dégâts à 30 milliards de baths, ne veut pas se laisser surprendre une seconde fois. Sur le chantier, tous affirment qu'ils sont fiers de mener ce furieux combat contre l'eau. Et comme Pond Thananakon, un ouvrier portant une belle cagoule en acrylique, qui explique que si cela ne tenait qu'à lui, il monterait la digue encore un peu plus haut, les riverains du Chao Phraya se sentent rassurés par les gigantesques structures anti-inondations qui poussent dans les provinces de Nakhon Sawan, Chai Nat ou Angthong.

«Si la Thaïlande bétonne avec une telle frénésie, c'est qu'elle a la frousse», explique le géologue Thanawat Jarupongsakul, directeur du Centre d'études sur les catastrophes. Plus de 800 morts, des dégâts estimés à 31,5 milliards d'euros, 13 % de la récolte de riz perdue, l'activité d'un millier d'usines appartenant à des investisseurs européens, japonais et américains suspendue: les pires inondations depuis cinquante ans ont durement éprouvé le pays.

«Mais ce mur est une belle bêtise. Il ne nous sauvera certainement pas de la noyade, il fera monter le niveau des eaux du fleuve et le fera déborder plus rapidement»,estime le géologue. Quant à Bangkok, qui vient d'achever, sur la rive droite, l'élévation de la crête des digues à 2,8 mètres, «elle peut se remettre au travail, puisqu'en amont, à Pathum Thani ou à Singburi, ils montent jusqu'à 6 mètres», raisonne-t-il.

Performance athlétique
Pour tenter de faire oublier les tergiversations, les cafouillages et l'apathie face à la montée des eaux, le gouvernement de Yingluck Shinawatra s'est mis à investir massivement dans ces murs de protection. À bon escient?«Avec ce plan d'action, nous sommes assurés d'être confrontés à une inondation majeure dans les dix ans, prédit Thanawat Jarupongsakul. Nous avons perdu la capacité de vivre sereinement avec l'eau. Nous avons transformé les marécages - qui nous servaient d'éponges et nous protégeaient des crues du fleuve ou des marées montant de la mer - en rizières, puis en zones industrielles. Bueng Boraphet, la plus grande zone de rétention d'eau située dans la province de Nakhon Sawan, a diminué de 80 %. Et nous avons oublié qu'il fallait dévier, jouer avec les flux d'eau, les canaliser sans jamais s'y opposer»,analyse le scientifique, qui propose une «voie express de dérivation» du Chao Phraya.

La gestion des eaux est particulièrement complexe en Thaïlande. Les décisionnaires sont beaucoup trop nombreux pour être efficaces: «Quinze agences et neuf ministères sont intervenus dans la gestion des inondations, souligne Thitinan Pongsudhirak, analyste politique à l'université Chulalongkorn. Il ne peut y avoir de vraie stratégie politique nationale». Parfaite illustration: en 2011, l'eau contenue dans les deux plus grands barrages du pays n'avait pas été relâchée dans les délais à la mi-saison des pluies, ce qui a abouti à un gigantesque déferlement d'eau sur la plaine centrale au pire moment, aggravant les inondations aux abords de la capitale.

Les Thaïlandais ne peuvent même plus s'en remettre à Mae Khongkha, la déesse des eaux, car lui faire des offrandes par-dessus des murs de 5 mètres relève de la performance athlétique. Ils n'ont plus qu'à espérer que 2011 reste une mousson exceptionnelle, avec une pluviométrie de 40 % supérieure aux moyennes habituelles enregistrées.

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Jakarta, Hochiminh-Ville, Bangkok,… la menace des inondations

Message  Admin le Ven 7 Déc 2012 - 17:57

Les mégapoles d’Asie du sud-est comptent parmi les ensembles urbains les plus menacés de la planète par les inondations et les intempéries.

En ce moment, avec les pluies qui se renforcent sur Java, des quartiers de Jakarta sont déjà sous l’eau. Comme chaque année. Un jour, le niveau de l’eau baisse, passe de 40 cm à 20 cm. Mais il suffit d’un bel orage pour qu’il remonte. C’est de saison. Les canaux de la capitale de l’Indonésie sont mal drainés quand ils ne sont pas bouchés. Ils servent de poubelle. Mégapole de dix à douze millions d’habitants, Jakarta continue, en prime, de s’enfoncer car sa nappe phréatique se vide avec la multiplication des puits à pompe.

Situé dans une boucle du Fleuve rouge, le centre de Hanoï, la capitale du Vietnam, est beaucoup plus rarement inondé. Il est protégé contre les débordements du fleuve par une digue de quatorze mètres de hauteur. Ces dernière années, en raison du boom de l’immobilier, la mairie de la capitale du Vietnam (dix millions de gens) a dû intervenir à plusieurs reprises pour faire démolir des habitations construites sur la digue, ou sur ses flancs, au risque de provoquer des brèches ou des affaissements. Des digues assurent également la protection de Bangkok : le long du Chao Phraya, elles prennent des centimètres chaque année et sont constamment renforcées. Toutefois, lors des très fortes pluies de 2011, ce dispositif n’a pas réussi à prévenir l’inondation massive, pendant plusieurs semaines, de plusieurs quartiers de la capitale de la Thaïlande, des quartiers sacrifiés pour épargner le centre ville.

Hochiminh-Ville (dix millions d’habitants) commence également à connaître des inondations plus faibles mais saisonnières sur les berges de la rivière de Saigon qui se jette dans le Dong Nai. Le seul secteur durablement à l’abri des inondations est le «plateau», partie un peu surélevée et où avait été aménagé une bonne partie de la ville française, avec sa cathédrale de briques rouges. Rangoon, la grande métropole de la Birmanie (Myanmar) à la frange du delta de l’Irrawaddy, mal équipée, a connu sa part de dévastations, quand le cyclone Nargis a balayé le secteur en 2008. Quant à Manille, capitale des Philippines, qui compte de huit à dix millions d’habitants, elle est régulièrement inondée, parfois à plusieurs reprises, pendant la saison des cyclones, en septembre-octobre.

Réchauffement climatique, montée des mers, catastrophes naturelles, soulignent déjà la vulnérabilité de ces mégapoles d’Asie du sud-est qui ne cessent de s’étendre sans toujours se protéger. Dès 2007, un rapport de l’Ocde a estimé que Hochiminh-Ville, Bangkok et Rangoon figureraient en 2070 parmi les vingt ports les plus exposés de la planète à des inondations côtières. La raison : à cette date, estimait également le rapport, le niveau des mers aura monté d’un demi-mètre.

http://asie-info.fr/2012/12/07/jakarta-hochiminh-ville-bangkok-la-menace-des-inondations-513993.html
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