Sagesse et compassion : petite leçon Boudhique...

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Sagesse et compassion : petite leçon Boudhique...

Message  samesame le Ven 3 Juil 2009 - 13:36

Sagesse et Compassion :
Sa Sainteté le Sangharajah Bour Kry du Cambodge

Non seulement on ne pratique pas le Bouddhisme, on doit le vivre. Chaque jour est une possibilité pour chaque personne de prouver qu’il suit fidèlement la voie tracée par le Bouddha.

Il est à noter la différence qui existe entre l’intelligence et la sagesse. La sagesse au sens bouddhique englobe les pensées de détachement non égoïste, d’amour et de non-violence. Au contraire, l’égoïsme, la malveillance, la haine, la cruauté, sont le résultat de l’ignorance, dans toutes les dimensions de la vie individuelle, sociale ou politique. La sagesse peut seulement se réaliser par la pratique du Vipassana (vision intérieure). Car, sensation, perception, formations mentales ou conscience doivent être considérées comme Impermanence (Anicca), sujettes à la Souffrance (Dukkha), vides et dépourvues d’un Ego (Anatta). Le détachement, l’extinction du désir, est la voie qui mène à la sagesse, au Nibbana.

Il faut savoir que dans la pratique bouddhique, la sagesse et la compassion ne peuvent pas être dissociées. Elles ne font qu’un. Si on développe uniquement la sagesse, l’individu deviendra un pur intellectuel, sans amour pour les autres, négligeant ainsi la noble qualité de cœur. En revanche, si on ne cultive que la compassion, négligeant la noble qualité d’intellect, la personne pourrait devenir un sot fou d’amour. Donc, il faut développer les deux vertus au même niveau pour que l’homme soit parfait.

Dans le développement de la compassion, il y a les Quatre Vertus Sublimes (Brahmavihara) à savoir :

l’amour bienveillant,
la compassion,
la joie sympathique,
l’équanimité.
L’amour bienveillant
C’est un sentiment d’amour pour autrui. Il faut s’attacher à développer progressivement notre amour dans notre entourage. De proche en proche, on essaie d’élargir le cercle des personnes parmi lesquelles ce sentiment domine.

La compassion
Etre compatissant vis-à-vis des êtres humains qui souffrent. Essayer de les comprendre et ne pas les écraser en profitant de leur faiblesse. Il faut au contraire les aider sans attendre de contrepartie.

La joie sympathique
Elle doit être un sentiment de joie pour autrui lorsque ce dernier obtient un mérite. Elle doit permettre de refuser la jalousie et la malveillance. Il faut se réjouir du Bonheur des autres.

L’équanimité
Cette dernière attitude est un frein aux excès de la précédente. Aider, c’est bien mais il faut connaître nos limites d’homme. Il faut rester humble et ne pas prétendre pouvoir tout régler. Il faut être capable de voir son impossibilité à aider autrui et de l’importance du karma de chacun.

Source

Buddhachannel : Biographie du Sangharaja Bour Kry
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Re: Sagesse et compassion : petite leçon Boudhique...

Message  Béotrice le Mar 3 Nov 2009 - 10:08

Traité du Bouddhisme gnostique....

L'octuple Sentier.

Vue juste
Intention juste
Parole juste
Action juste
Moyen d'existence juste
Effort juste
Attention juste
Concentration juste

Donne l'acces à un....
"sans naissance, sans devenir, sans création, sans-condition".

Source: Pâramitâ
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Re: Sagesse et compassion : petite leçon Boudhique...

Message  Admin le Sam 28 Nov 2009 - 14:50

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Re: Sagesse et compassion : petite leçon Boudhique...

Message  Admin le Dim 17 Jan 2010 - 20:49



There are about 450.000 permanent Buddhist monks and nuns in Burma. Nuns are called Tilashins : they actually wear rose robes but they do live according to the same rules than the monks, heads shaved.

Typically, they wake up at 4.30 am, leave the monastery and start begging for food. 7 am : Silent Breakfast. Then: meditation, cleaning and washing. Then again : begging for food. 11 am : Silent Lunch. After 12 am : no one is allowed to eat any food of any sort. Afternoons are usually dedicated to reciting Sutras, teaching and learning Dharma. The day always ends after night meditation.

In this unusual monastery nearby Mandalay, the community or the “Sangha” is made of 200 Tilashins who live together in a huge, empty, unfinished building. Under permanent construction, this strange entity - half building half being - conveys a poetic sense of impermanence.

Grey Emptiness, Rose Mindfulness or vice versa?
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Re: Sagesse et compassion : petite leçon Boudhique...

Message  thanaka le Jeu 11 Fév 2010 - 17:44

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Re: Sagesse et compassion : petite leçon Boudhique...

Message  Béotrice le Mer 24 Fév 2010 - 21:23

Tout le monde ou presque aura remarqué cet arbre que l'on retrouve un peu partout en Asie, et tout particulièrement dans les temples ou autour avec une effigie du Bouddha à l'abris sous ses branches.
Cet arbre est en fait un figuier de la famille des ficus, que l'on nomme l'arbre de la Bodhi.



C'est un arbre sacré pour les Bouddhistes. « L'arbre de la Bodhi » le plus célèbre est situé à environ 100 km de Patna à BodhGaya dans l'État Indien du Bihar.



C'est sous son feuillage que Bouddha, le fondateur du bouddhisme, a atteint l'Eveil.
Cet arbre est un des quatre lieux saints du Bouddhisme ; c'est donc une destination importante pour les pélerins. Il jouxte le temple de la Mahabodhi à Bodh-Gaya.



L'arbre Bo ou arbre de la sagesse est considéré comme sacré et symbolique par les bouddhistes.
Mais l'histoire de cette arbre ne s'arrête pas là, à BodhGaya, le figuier qui s'y trouve serait une bouture de l'arbre initial.
L'histoire raconte que l'empereur Ashoka, s'étant convertit au bouddhisme, son épouse décida de faire détruire l'arbre. Sa fille au courant des intentions de sa mère, prit un rejeton et le remis à des moines pour qu'ils le plantent le plus loin possible.
Les moines l'emmenèrent au Sri Lanka.
Bien des années plus tard un pèlerin bouddhiste de passage à Ceylan appris l'histoire de cet arbre et décida d'en reprendre une bouture et de la replanter sur le lieu même de son origine.



waï waï
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Tradition - Les Thaïlandais rendent hommage à l'enseignement de Bouddha

Message  Admin le Ven 26 Fév 2010 - 6:57

vendredi 26 février 2010
Les bouddhistes de Thaïlande célèbreront dimanche la fête religieuse de Makha Bucha, une date importante qui sera d’ailleurs suivie d’un jour férié lundi. Il y a quelques 2500 ans, à la pleine du troisième mois lunaire, 1.250 moines saints sont venus rendre visite au Bouddha spontanément, sans se concerter les uns les autres. Face à cette réunion miraculeuse, le Bouddha a donné l’enseignement que les Thaïlandais nomment le "Coeur du Bouddhisme": faire le bien, éviter le mal et purifier son esprit. La journée de Makha Bucha est donc un moment sacré où les fervents tentent de respecter au mieux ces préceptes, en allant au temple faire du mérite et en pratiquant la méditation, par exemple. Dimanche soir, ils célèbreront la cérémonie du Wien tien, une procession aux flambeaux menée par les moines. Portant bougies, fleurs de lotus et bâtons d’encens, ils feront trois fois le tour de leur temple en l’honneur des trois joyaux du bouddhisme, le Bouddha, le Dharma (son enseignement) et la Sangha (la communauté des moines). Le lendemain, les bâtiments officiels, les banques et de nombreux bureaux seront fermés.

source www.lepetitjournal.com
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Re: Sagesse et compassion : petite leçon Boudhique...

Message  Sam_Sallung le Ven 26 Fév 2010 - 9:22

Dimanche, je serai dans un village pas tres loin de chez moi;
j'y vais avec un ami francais et nous irons rejoindre un troisieme ami; n'en manquera plus qu'un pour faire un tarot.
On ne sera pas ensemble pour ca mais pour un concert de Mo'lam, boxe thai; concours de celui qui boit le plus vite sa Leo; nan, je deconne, par contre ca m'etonnerait que lundi toutes les administrations soient fermees..

J'habite en Issan , je crois que tout le monde le sait sur ce forum;
Issan, c'est quasiment plat, un peu comme la Brie...
Et bien a 20 km de chez moi, sur une petite colline, il y a ce beau Wat;
etonnant non?






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Re: Sagesse et compassion : petite leçon Boudhique...

Message  Béotrice le Ven 26 Fév 2010 - 10:47

Ben dit donc!!!!Cannot believe
La ressemblance avec le temple du Mahabodhi de BodhGaya est saisissante....
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Re: Sagesse et compassion : petite leçon Boudhique...

Message  Sam_Sallung le Ven 26 Fév 2010 - 15:41

C'est bien pour ca que j'ai poste ces photos;
Ce wat fait partie d'un ensemble de plusieurs batiments d'architecture tres differentes les uns des autres;
ils se trouvent tout en haut du Parc National de Phupalek, pas loin de Song Dao sur la route 2342;
parc national dont l'entree est gratuite..









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Re: Sagesse et compassion : petite leçon Boudhique...

Message  Béotrice le Ven 26 Fév 2010 - 19:41

On reconnais bien quelques styles...
Cela me replonge à Lumbini au Népal, (lieu de naissance de Siddharta Gautama).
Les bouddhistes des différentes écoles et nations on bâtis leurs propres temples, ce qui donne comme résultat un beau mélange de genre architectural.
Les bouddhiste de France y sont présent, temples en construction (2008).
Idem à BodhGaya, (avec un peu plus de moyen $$$, certainement), les temples et monastères Birman, Thaïlandais et Viétnamien y sont également représentés.

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Re: Sagesse et compassion : petite leçon Boudhique...

Message  Admin le Sam 27 Fév 2010 - 7:29



Le bouddhisme n’est pas une religion mais une quête intérieure. Bouddha n’est pas un Dieu mais un Eveillé, celui qui a dépassé les passions. Cheminements dans ces horizons philosophiques et artistiques de toute beauté.

A l’heure où l’Asie engage une ouverture sur le monde et que beaucoup d’Occidentaux rêvent de vivre dans une sublime illusion le mystère des spiritualités orientales, il n’est pas vain de retracer quelques “nobles vérités”.

Facteur d’unité du continent asiatique, le bouddhisme, à l’instar de l’eau et du riz, cimente de l’autre côté de l’Eurasie des populations et des sociétés aux histoires contrastées. A l’origine, la force vive du message repose sur les paroles d’un homme qui n’est ni prophète, ni fils de Dieu venu sur Terre pour transmettre une pensée révélée. Né six siècles avant notre ère sur les contreforts méridionaux de l’Himalaya, au nord de l’Inde, précisément à Lumbini, une bourgade située dans l’actuel Teraï népalais, Siddhârta Gautama, appelé également Sâkyamuni par les Mahayanistes (des réformistes), est un homme. Remarquable certes, mais un homme qui par sa propre expérience a trouvé l’éveil (bodhi) et deviendra ainsi le Bouddha (l’Eveillé). Ses paroles pleines de compassion l’ont transformé en un archétype lumineux de sagesse. Le “bienheureux” donne naissance à un courant spirituel dans lequel la question théiste est hors sujet. Il est donc difficile de qualifier stricto sensu son enseignement de religieux. Sauf si la religion est définie comme une quête intérieure, un lien avec le sacré et le respect du vivant. Un enseignement qui se fonde sur le constat que dans l’existence tout est souffrance, sur les causes de cette souffrance (le désir et l’ignorance), sur les moyens de la faire cesser et sur la voie menant à s’affranchir de cette condition douloureuse. Il s’agit des Quatre Nobles Vérités prêchées dans le sermon dit de Bénarès.

Le rayonnement bouddhique à travers l’Asie a modelé les consciences de plus de la moitié de l’humanité. Les chemins furent longs et sinueux. Certes, il y eut via l’Asie centrale les mythiques routes de la Soie qui permirent aux sujets des “Fils du ciel” de découvrir une approche philosophique de vie non chinoise, mais aussi des voies maritimes méridionales. Grâce à l’empereur Açoka, régnant au IIIe siècle avant notre ère, la doctrine dépasse les frontières du pays de l’Eléphant (l’Inde) pour descendre vers le sud et arriver à Ceylan (Sri Lanka), l’île resplendissante qui deviendra “la fille aînée du bouddhisme” et le centre de propagation des sages préceptes vers l’Asie des rizières, car c’est là que furent consignées, près de quatre siècles après sa mort, les paroles du Bouddha dans les textes canoniques rédigés en langue pâli connus sous le nom de Tripitaka. Ici, les communautés monacales pratiquent le bouddhisme sous la forme originelle du Theravada.

Le Petit Véhicule ou Hinayana – les adeptes de cette voie préfèrent le terme moins dépréciatif de Theravada ou Doctrine des Anciens – est principalement pratiqué au Sri Lanka, en Birmanie, en Thaïlande, au Cambodge, au Laos, au sud du Vietnam et une partie de l’archipel indonésien. Fidèle à l’idéal que le fondateur, le bouddha Gautama, a préconisé, cette “école du Sud” s’attache à atteindre l’état d’arhat (celui qui réalise pleinement le fruit de la doctrine bouddhique en ayant vaincu ses passions). Cette tradition, insistant sur l’importance de la vie monastique, se fonde sur “l’observance d’une éthique” et sur “la compréhension de la vacuité”. Rappelons que dans les grands courants bouddhiques, quelles que soient les écoles, le but est identique, même si les méthodes qui y mènent sont différentes.

Pour illustrer la doctrine et la vie légendaire du Bouddha historique, des codes esthétiques prennent forme dans des arts protéiformes. A l’image des postures dans la statuaire qui symbolise des attitudes… Dans l’iconographie, chaque geste (mudra) de la main correspond à une attitude mentale. Le langage du corps emprunté à l’hindouisme s’apparente à une leçon pédagogique. Quand le Maître prend à témoin la terre, c’est pour signifier sa victoire sur les forces du mal. Une main levée exprime la sauvegarde. Il en existerait plus de cent trente dans le rituel tantrique du Véhicule de diamant ou Vajrayana. L’art de l’Asie du Sud-Est, des sites d’Angkor (Cambodge) à Borobudur (Java) et aussi de l’Asie septentrionale doivent beaucoup à l’art gupta, civilisation du nord de l’Inde produisant dans ses ateliers, du IVe au VIe siècles, des sommets de beauté de l’art bouddhique tant par la pureté des lignes que par l’expression de sérénité des visages représentant le Bouddha au sourire apaisant.

Gilles Béguin connaît ce sujet jusqu’au bout de la pensée.

Après avoir été à la tête du Département des arts népalais et tibétains au musée national des Arts asiatiques-Guimet, ce conservateur général du Patrimoine dirige depuis 1994 le musée Cernuschi, écrin des arts asiatiques, entièrement rénové et réouvert en 2005. Le musée est né d’une passion : celle d’un homme atypique d’origine milanaise Henri Cernuschi (1821-1896). Banquier anti-bonapartiste, il sillonne l’Asie deux ans durant. Ce fortuné républicain se rend en compagnie du critique d’art Théodore Duret au Japon, en Chine, à Java, à Ceylan puis en Inde et rapporte des bronzes, des peintures, des livres illustrés et des photographies. Près de quatre mille œuvres pour lesquelles il fait construire un hôtel particulier à l’orée du parc Monceau qu’il lèguera avec ses collections à la Ville de Paris. Gilles Béguin, qui préside donc aux destinées du musée, indique que “le bouddhisme prospère avec le soutien des gouvernements de l’époque. Cela paraît essentiel et fondateur. Le pouvoir religieux est au cœur du pouvoir temporel. L’action des souverains détermine le rayonnement de la pratique. L’art bouddhique est lié le plus souvent au pouvoir politique avec les ambassades et des mariages princiers mais pas seulement. Les marchands, favorables au bouddhisme, favorisent cette religion missionnaire sans caste, alors que pour un Hindou, franchir la mer est une souillure.”

“Deux courants attestés dans la société indienne prébouddhique, poursuit Gilles Béguin, semblent avoir joué un rôle dans la gestation des traditions artistiques : l’édification de tertres funéraires et les visites d’hommage aux saints hommes. ”

En Birmanie, l’actuel Myanmar, sur la rive gauche de l’Irrawaddy, Pagan, l’ancienne capitale en ruine qui connut un âge d’or sous le règne du monarque Anawrahta (1044-1077) conserve des merveilles. Cette majestueuse vallée des rois est constellé d’une floraison de temples, de monastères, de pagodes et de stupas aux silhouettes et aux styles bien différents. “L’architecture, explique Gilles Béguin, prime en ce pays. Il faut essayer de visiter les temples dans l’ordre chronologique de leur construction pour admirer l’évolution des techniques. Par exemple, les maîtres d’œuvre avaient un problème de couvrements qu’ils ont résolu par des moyens habiles en inventant un procédé de voûtes à claveaux. L’art, ici, constitue l’un des rares univers esthétiques d’Asie quasi exclusivement d’inspiration bouddhique. En Thaïlande, en grande partie de tradition Theravada, aussi charmants que les édifices puissent paraître, le vrai intérêt réside dans la statuaire. Elle révèle une variation artistique extraordinaire. Les sculpteurs commencent par produire des copies parfois maladroitement de modèles indiens. Puis au fil d’évolutions, de multiples modulations stylistiques se confirment dans différentes écoles régionales et aboutissent aux beaux arts décoratifs.” Du Siam aux montagnes de pierres d’Angkor Thom, “la ville qui devint une pagode”, des traces manifestent l’essor d’une aspiration partagée que Serge-Christophe Kolm, dans sa vision singulière, désigne comme “le bonheur-liberté”. Tout un art…

source http://www.ulyssemag.com/article/2010/01/01/lecons-d-eveil-artistique
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Re: Sagesse et compassion : petite leçon Boudhique...

Message  Mustang le Sam 27 Fév 2010 - 10:37

Quelques explications sur les différentes postures de Bouddha :
http://voyagesasie.over-blog.com/article-11609565.html
http://www.capsurlemonde.org/siam/bouddha-attitudes.html

Gestuelle :
http://www.capsurlemonde.org/siam/bouddha-gestes.html

L’acceptation des quatre vérités et le suivi des principes de l’Octuple Sentier dans le cadre d’une expérience sincère, peuvent permettre de se libérer du cycle sans fin des renaissances et d’atteindre le nirvana par la méditation.

Les quatre vérités :
    « La vie est assujettie à la souffrance. »
    « La souffrance est causée par les désirs. »
    « Renoncer aux désirs entraîne dont l’arrêt de la souffrance. »
    « Pour y parvenir, il suffit de renoncer au monde, de se détacher de soi, et de suivre l’Octuple Sentier. »

L’Octuple Sentier :
Ce dernier est un mode de vie quotidien fondé sur huit principes fondateurs :
    - compréhension juste,
    - intention juste,
    - parole juste,
    - action juste,
    - mode de vie juste,
    - effort juste,
    - conscience juste,
    - concentration juste.

On distingue deux grandes école de boudhisme : le mahâyâna (ou Grand Véhicule) surtout pratiqué en Chine, au Tibet et au Japon et le theravâda (appelé Petit Véhicule, par dérision, par les adeptes du Grand), qui se pratique en Asie du Sud-Est, en Thaïlande en particulier.


Dernière édition par Mustang le Sam 27 Fév 2010 - 11:39, édité 2 fois
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Re: Sagesse et compassion : petite leçon Boudhique...

Message  Béotrice le Sam 27 Fév 2010 - 11:10

"Suis ta propre voie"
Bouddha

Quelques livres sur le sujet: waï

Roman - "Siddhârta" de Herman Hesse : éd Livre de poche

Expérience - "Le miroir vide" de Van de Wetering : éd Rivage poche/petite bibliothèque

Spiritualité - "Les dits du Bouddha, le Dhammapada" : éd Albin Michel

Expérience - "Le livre Tibétain de la vie et de la mort" de Sogyal Rinpoché
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Bouddhisme et pouvoir au Vietnam

Message  Admin le Ven 12 Mar 2010 - 7:09

Selon les périodes, le bouddhisme s’est imposé au Vietnam, avant d’être inquiété, nié. Il a réussi à renaître… Petit historique d’un pouvoir majeur.

Les chemins de l’Eveil. A partir du IIe siècle, le bouddhisme fait son apparition au Giao Chi (approximativement le Tonkin). Sur la route maritime des Epices, navigateurs et commerçants indiens accompagnés de missionnaires bouddhistes introduisent les enseignements du theravada (Petit Véhicule). Les moines chinois, fuyant les persécutions, apportent le mahayana (Grand Véhicule), courant dominant aujourd’hui au Vietnam.

Du XIe au XIVe siècle, l’âge d’or du bouddhisme vietnamien. A côté du confucianisme – imposé par les Chinois qui ont occupé le Vietnam jusqu’au Xe siècle –, le bouddhisme fait figure de doctrine libératoire du peuple ; les souverains en perçoivent l’intérêt politique. Au XIIe siècle, plusieurs rois entrent en religion… La dynastie des Ly puis celle des Tran jouent un grand rôle dans la progression, puis l’apogée du bouddhisme. Les moines deviennent indispensables ; ils détiennent le monopole du savoir, rédigent les actes, connaissent le sanscrit et le chinois.

Dynasties bouddhistes
En 1300, le roi Tran Nhât Tong après avoir combattu les Mongols, abdique au profit de son fils et prend l’habit de moine. Il fonde l’Ecole bouddhique Truc Lam (la forêt de bambou). Philosophe, poète, il est l’une des premières personnalités du bouddhisme vietnamien, le bouddhisme devient religion officielle. Au fil des siècles, la doctrine s’ancre dans la population en un syncrétisme “original”, partageant la dévotion avec les génies tutélaires, les esprits et le culte des ancêtres. Hanoi est la première capitale d’une dynastie bouddhiste “vietnamienne”. L’empereur Ly Thai To, fils adoptif d’un moine et élevé dans une pagode, est marqué par la pensée bouddhiste. Une fois monté sur le trône, il ordonne aux villages de restaurer les pagodes. Les souverains Ly assureront la prospérité de l’église bouddhique.

Guerres et indépendance.
Au Tonkin contre les Français à partir des années 1940, des moines s’illustrent par leur soutien clandestin au Vietminh. Après le Deuxième Guerre mondiale, les bouddhistes vietnamiens se lancent dans un mouvement de rénovation qui préfigure leur cohésion. Au Sud Vietnam, dans les années 1960, les bouddhistes s’opposent au régime autocratique de Ngo Dinh Diem. En 1964, au Sud du Vietnam, les sangha officialisent la création de l’Eglise bouddhique unifiée du Vietnam (EBUV). C’est à cette époque que Thich Nhat Hanh fonde l’Ecole de la jeunesse et du service social, pour venir en aide aux populations bombardées. Après des études aux Etats-Unis, il est interdit de séjour au Sud Vietnam. Réfugié en France en 1972, il crée la Communauté du village des pruniers (Dordogne). Récemment revenu au Vietnam, il a été accueilli comme un “héros”. Après la chute de Saïgon en 1975, le pays est réunifié sous la bannière communiste. A la fin des années 1970, la politique du parti communiste vietnamien à l’égard des bouddhistes se durcit et, en 1981, le gouvernement bannit l’Eglise bouddhique unifiée du Vietnam (EBUV) et ordonne aux bouddhistes dissidents d’intégrer l’Eglise bouddhique officielle.

A l’étranger, les bouddhistes reprennent le flambeau et appuient l’EBUV.
Depuis quinze ans, tout en pratiquant une politique prudente d’ouverture religieuse, le gouvernement continue de souffler le froid et le chaud. En septembre 2009, nouveau rebondissement : suite à un différend local, les membres de la communauté de Thich Nhat Hanh ont été évacués brutalement d’une pagode dans la province de Lam Dong (près de Dalat). Au Vietnam, l’enseignement, en général, et religieux en particulier, sont soumis à des contrôles et permissions stricts du pouvoir politique.

source http://www.ulyssemag.com/article/2010/03/01/bouddhisme-et-pouvoir-au-vietnam
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Re: Sagesse et compassion : petite leçon Boudhique...

Message  thanaka le Sam 13 Mar 2010 - 19:06

Une cérémonie typique pour l'admission d'un nouveau novice dans un village du Myanmar. Une telle cérémonie s'appelle Arhlu, ce qui en birman veut dire « donation ».

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Re: Sagesse et compassion : petite leçon Boudhique...

Message  Admin le Lun 13 Sep 2010 - 6:14

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Re: Sagesse et compassion : petite leçon Boudhique...

Message  Admin le Mer 29 Juin 2011 - 18:29

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Re: Sagesse et compassion : petite leçon Boudhique...

Message  thanaka le Jeu 14 Juil 2011 - 20:14

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Re: Sagesse et compassion : petite leçon Boudhique...

Message  Admin le Ven 30 Sep 2011 - 5:50

Le Bouddhisme n’est pas une doctrine monolithique. Il est subdivisé en trois grands courants : le « Theravada », voie des anciens (ou « véhicule inférieur »), qui s’est développé dans le sud-est asiatique, le « Mahayana » (ou « Véhicule supérieur »), qui s’est développé en Chine au Japon, en Corée et au Viêt-Nam, et le Vajrayana ou « Véhicule de diamant » vécu essentiellement au Tibet et en Mongolie. Ces trois grands courants se subdivisent eux-mêmes en de nombreuses écoles… Mais toutes ces écoles se réclament de l’enseignement de base de Bouddha qui est résumé dans son premier sermon dit « Sermon de Bénarès » ou des « Quatre Nobles Vérités » (Dhamma-Cakkappavattana-sutta ». Dans celui-ci Bouddha fait le constat suivant :

1ère Vérité Il existe en tout être humain un « mal être », une « insatisfaction existentielle » (Dukkha en sanskrit, mal traduit par « Souffrance »)

2ème Vérité : Ce « mal être » a son origine dans « la Soif » (tanha, en Pali ou trishna en sanskrit). Cette « Soif » est l’avidité insatiable que nous possédons tous en nous et qui est le moteur de la vie humaine (c’est un aspect du samsara et aussi ce qui active le karma).
Cette « Soif » est à l’origine de que Bouddha désigne par « les Trois Poisons » : la haine, l’avidité, et l’ignorance.
L’avidité et la haine sont provoquées par notre ignorance de ce que nous sommes réellement, de ce qu’est réellement l’existence. Nous nous prenons pour un ego, un « moi », permanent, autonome et unique, chacun de nous se vivant comme quelque chose d’absolu et séparé des autres. Pour entretenir cette illusion nous cherchons sans cesse à nous approprier, à vouloir tout maîtriser, a chercher pouvoir et puissance, ce qui engendre individualisme, égoïsme, orgueil et arrogance. Cette course à « l’Avoir », au « toujours plus », au « Profit » nous conforte et nous rassure ! Mais cela nous échappe continuellement et fait naître en nous une insatisfaction permanente qui entretient ce cycle infernal et provoque une fuite en avant. Nous avons peur de perdre ce que nous avons, de ne pas obtenir ce que l’on désire, peur du lendemain incertain, peur de l’autre qui, par sa différence, pourrait contrarier notre « moi » et ses « désirs » incessants.
Voila ce que Bouddha désigne par la « Soif » Cela explique en particulier l’origine de la violence, des conflits, le rejet de l’autre et la haine. Et explique bien le fonctionnement de la civilisation occidentale : son désir de puissance, de domination, son arrogance et son consumérisme, dont les valeurs sont la recherche du profit, la compétition, la réussite individuelle, l’individualisme, la richesse matérielle et qui ne conçoit le monde qu’en termes utilitaires. D’ailleurs toutes les « grandes civilisations » se sont, sans doute, construites sur cette « Soif ».

3ème Vérité : On peut se libérer de cette « soif », donc de la « Souffrance », et ainsi trouver sagesse, sérénité et bonheur…

4ème Vérité : C’est le « Noble Octuple Sentier » qui nous procurera cette libération si nous le mettons en pratique dans notre vie quotidienne. Celui-ci se décompose en huit Voies : la vision juste, la pensée juste, la parole juste, l’action juste, les moyens d’existence justes, l’effort juste, l’attention juste, la concentration juste. Juste signifiant que l’intention qui est à la source du comportement est mue par ce que l’on nomme les « Quatre Nobles Comportements » : bienveillance, compassion, joie partagée et l’équanimité ; par ce que l’on appelle les « Six Paramita » : la générosité, l’éthique, la patience, la force (dans le sens de courage ou détermination), la méditation et la sagesse ; et aussi par un certain nombre de règles éthiques : 10 dans le Bouddhisme zen. Règles que l’on retrouve d’ailleurs dans toutes les grandes traditions humaines : ne pas tuer, ne pas voler, ne pas mentir, etc.… (Tout cela faisant l’objet d’autres enseignements=Sutra)…
Ce « Sermon de Bénares » est le fondement de l’enseignement de Bouddha auquel adhèrent toutes les écoles bouddhistes. Puis d’autres Sutra ont développé, explicité, détaillé ce premier enseignement (il en existe plusieurs centaines) Ils essayent de décrire ce qu’est la nature profonde des individus, de l’existence et du monde et leurs relations. Voici donc très schématiquement les principaux éléments de cet enseignement :

I] La personnalité.
Elle est composée de ce que l’on appelle les cinq agrégats (Skanda = ensemble des phénomènes) où sont englobés tous les phénomènes mentaux et physiques de l’existence. Ce principe se comprend à deux niveaux : 1) Au niveau général les « agrégats » constituent l’ensemble des phénomènes existant dans l’univers. 2) Au niveau de l’individu, ils sont à la base de la personnalité (à la base de l’idée d’un « moi », d’un ego). Ils se décomposent ainsi :-1) le corps et les phénomènes d’ordre physiques, 2)-les sensations : les expériences sensible du corps au sein de son environnement, 3)-les perceptions ou représentations mentales (reconnaissance des choses dont on fait l’expérience), 4)- la volition, l’aspect décisionnel, intentionnel, 5)-La conscience qui réunit les informations des autres agrégats, c’est le « connaisseur » : conscience visuelle, auditive, mentale, etc.

II] L’impermanence. Tout ce qui existe dans l’univers, au niveau physique, biologique, psychologique, spirituel est impermanent. Tout les phénomènes qui apparaissent finissent par disparaître, ils portent en eux les causes de leur disparition. Pour le Bouddhisme il n’y a pas d’âme immortelle et éternelle, le « Soi » est aussi quelque chose de transitoire. La nature même de l’existence est ce flux d’apparitions et disparitions, naissances et morts. Cela rejoint le premier principe de la thermodynamique : « Rien ne se perd, rien ne se crée tout se transforme ».

III] L’interdépendance (ou coproduction conditionnée) et le « non-soi ».
Non seulement tout est impermanent et en incessantes transformations, mais tout les éléments qui composent l’univers, y compris les êtres vivants, n’existent pas par eux même mais par relations réciproques d’interdépendances. Celui qui écrit ces lignes n’existerait pas si deux gamètes ne s’étaient pas rencontrés un certain jour, s’il n’y avait pas l’air qu’il respire, le soleil qui le chauffe, la terre et son humus qui produit les aliments, les paysans qui les cultivent, etc., etc. Donc nous existons en fonction de causes et de conditions, rien n’existe sans causes… C’est la signification de « non soi », on dit aussi « vacuité » qui signifie vide d’existence par soi-même. Ceci nous permet de revenir à la deuxième Noble Vérité qui nous dit que notre « mal-être » vient du fait que nous nous considérons comme un « moi » autonome et indépendant, ce qui ne correspond pas à la réalité…Toute existence, toute vie est relation. Tout phénomène, tout être vivant n’existe qu’en relation, tout est relatif. Nous ne pouvons être sans les « Autres ». Pour le Bouddhisme les « Autres » ne sont pas seulement nos proches, ceux que nous aimons, mais aussi ceux que nous n’aimons pas, ceux qui sont différents, ceux que nous considérons comme nos « ennemis », les animaux, tous les êtres vivants, et finalement toute chose… Comprendre que tout n’est que relation, que nous n’existons que par les « Autres » et avec « les Autres » nous donne le sens de nos responsabilités dans nos rapports avec ceux-ci et avec notre environnement car tout ce que nous faisons, tout notre comportement ont des conséquences sur autrui, positives ou négatives… Bien comprendre ce qu’est l’interdépendance développe l’esprit de solidarité…

IV] Le Karma
Notion très importante. Difficile à expliquer en quelques mots. En simplifiant on peut dire que le Karma est le fait que tout ce que nous faisons, disons, pensons intentionnellement nous influence et nous conditionne, cela laisse des « traces » au plus profond de notre conscience qui engendreront tendances et habitudes, donc nos actes futurs. Une phrase du Bouddha résume très bien ce qu’est le karma : « Si tu veux comprendre ta situation présente regardes tes actions passés, si tu veux connaître ta situation future observes tes actions présentes »… C’est aussi le karma qui détermine la nature des renaissances…

La finalité de la pratique de la Voie de Bouddha c’est de prendre conscience de tout cela. C’est à dire « s’éveiller » à la compréhension de ce qu’est réellement l’existence, de ce que nous sommes réellement (c’est se libérer de « l’ignorance »). Ce qui implique nécessairement un travail sur soi. La pierre d’angle de ce travail sur soi est la méditation (zazen dans le Bouddhisme zen). Cette pratique nous ouvre l’esprit et change notre vision sur le monde, donc influence notre comportement dans la vie concrète. Comment vouloir transformer le monde si je ne me transforme pas moi-même ? On retrouve là la célèbre phrase inscrite sur le fronton du temple de la Pythie à Delphes : « Connais-toi toi-même et tu connaîtras l’univers et les dieux » et dont Socrate a fait sa devise. Ce qui fait écho aussi à ce qu’a écrit un grand maître Bouddhiste zen japonais du 13em siècle (Me Dogen) : « Etudier la Voie de Bouddha c’est s’étudier soi-même, s’étudier soi-même, c’est s’oublier soi-même, s’oublier soi-même c’est être en communion (ou unité) avec toutes les existences de l’univers, c’est abandonner la barrière entre soi et les autres ».
Dans le Bouddhisme on parle de « Nature de Bouddha ». Cette expression désigne le potentiel d’éveil qui habite en chaque être humain qu’il soit un criminel ou un sage… Mais il existe aussi dans le même être humain les « trois poisons » : l’avidité, la haine et l’ignorance, qui ont leur origine dans la « Soif »comme il a été expliqué plus haut. Cela signifie qu’en chacun il ya ces deux potentialités et donc qu’on ne peut pas diviser l’humanité en deux : d’un coté les « bons », de l’autre les « méchants ». Le « Bien » et le « Mal » existent en chacun de nous, la ligne de partage entre eux passe au travers de moi et de chacun d’entre nous.
Le bouddhisme se veut universel. C'est-à-dire que non seulement il s’adresse à tous, mais aussi il se veut « au dessus » et « au-delà » des lois humaines, des croyances, des idéologies, des opinions car tout cela est éphémère, transitoire, impermanent et ne sont que des artefacts… Il n’est pas non plus une théorie abstraite mais la description de la réalité. Il se veut expérimental : l’impermanence, l’interdépendance, le karma, chacun peut l’observer dans sa propre vie… Bouddha disait d’ailleurs : « Vous n’êtes pas obligés de croire ce que je dis, mais expérimentez-le et vous verrez par vous- même ».
C’est pour toutes ces raisons que lorsque l’on « suit la Voie de Bouddha », et que l’on a compris profondément et intimement la réalité de l’impermanence, de l’interdépendance, du Karma et le sens du « Sermon de Bénarès », on ne peut avoir une attitude de rejet, de discrimination, de stigmatisation ou de haine envers ceux qui ne pense pas comme nous, qui n’ont pas les mêmes comportements que nous, ne s’habillent pas comme nous, n’ont pas le même style de vie que nous... Avant d’être français, allemand, chinois, catholique, musulman ou bouddhiste, catégories qui ne sont que des artefacts éphémères et transitoires (Impermanence), nous sommes d’abord des êtres humains, catégorie plus vraie car non artificielle… Être dans une attitude de rejet et de discrimination est en contradiction avec ces grands principes de l’enseignement de Bouddha que je viens d’évoquer trop succinctement… Le principe du « bouc émissaire » est complètement étranger au Bouddhisme… Un Bouddhiste se tient dans le non-jugement de l’Autre. Il ne porte aucun jugement sur ce qu’il est, sur ses opinions ou son style de vie. Mais il observe seulement les actes. Car dans la relation à l’autre qui tisse notre existence ce qui est important ce sont les conséquences de nos actes sur soi-même (karma) et sur autrui (interdépendance). Ce qui est important c’est ce que l’on fait et comment on le fait… Les valeurs premières du Bouddhisme sont le respect de l’autre, la bienveillance et la compassion envers tout ce qui vie… Il y a une incompatibilité totale entre le Bouddhismes et les idéologies extrêmes qui sont discriminatoires, nationalistes, intolérantes, racistes et qui mettent toute leur énergie à élever des barrières entre soi et les autres et qui ne voient les relations humaines qu’en termes de conflits ! (Le Bouddhisme est la « Voie du milieu »). Motivé par la compassion et l’ouverture à l’autre, le bouddhiste est interpelé par l’injustice, la misère et la souffrance que subit une grande partie de l’humanité, mais aussi par les souffrances infligées aux animaux et par la destruction de notre environnement et dont les causes profondes ont été développées plus haut (La Soif »…
Le Bouddhisme n’est pas tellement un savoir théorique, il est surtout une pratique, un style de vie, une « façon de faire qui résulte d’une manière d’être…

Voici quelques citations pour illustrer ce qui vient d’être dit.
Le Bouddha : « Jamais la haine n’éteint la haine en ce monde, Par l’amour seul la haine est éteinte ». (Dhammapada, 5).
Shantideva : « Toutes les joies de ce monde proviennent du désir du bonheur d’autrui, tous les malheurs de ce monde proviennent du désir de son propre bonheur ».
Thich Nhat Hanh : « La compassion est le combustible de toute action sociale. Si on ne parvient pas à ressentir la souffrance d’autrui, on n’est pas vraiment humain… ».

source http://www.agoravox.fr/actualites/religions/article/agoravox-et-le-bouddhisme-100713?debut_forums=100
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Voici "le couple le plus merveilleux du monde"

Message  Admin le Dim 16 Oct 2011 - 6:37

Ce 13 octobre, le jeune souverain du Bhoutan a épousé une roturière de 21 ans. La cérémonie, retransmise sur les télévisions du pays, marque l'importance pour les Bhoutanais de la famille royale et de la religion bouddhiste.


La reine et le roi du Bhoutan salue la foule après leur mariage, célébré dans un monastère à Punakha, 13 octobre 2011.

"Tashi Delek au couple royal" : le quotidien bhoutanais Kuensel transmet sur son site internet ses voeux de bonheur et de bons auspices en ce "jour historique" du 13 octobre qui marque les noces du jeune roi du Bhoutan, Jigme Khesar Namgyel Wangchuck, et de Jetsun Pema, une belle roturière de 10 ans sa cadette. "Les mots ne suffiront pas, mais voici quelques phrases pour dire combien nous sommes heureux. Nous souhaitons à Sa Majesté le roi et à son épouse royale Jetsun Pema une vie de joie, d'amour et de bonheur. Toutes nos félicitations au couple le plus merveilleux du monde", écrit avec la même ferveur le Bhutan Times sur la page d'accueil de son site Internet.

C'est par une cérémonie religieuse à 4 heures du matin que le mariage a débuté, dans le respect de la tradition bouddhiste. Le roi Jigme a posé la couronne sur la tête de Jetsun Pema devant une immense statue de Bouddha, à la forteresse monastique de Punakha, l'ancienne capitale du royaume. Entre autres rituels de purification, l'heureuse élue a offert au roi le "bumpa d'or", un vase sacré empli de l'ambroisie de la vie éternelle, symbolisant sa dévotion à la dynastie Wangchuck. Des spectacles de danse traditionnelle ont été prévus pour accompagner les festivités, précise le Bhutan Observer. Souhaitant faire de la cérémonie un événement plus discret que l'autre union royale de l'année, celle de Kate et de William, le roi n'a pas invité de chefs d'Etat ou d'autres familles royales, seulement quelques ambassadeurs et une poignée d'amis. Trois jours fériés ont tout de même été décrétés par le gouvernement.

"Aux quatre coins du royaume, chacun célèbre l'événement à sa manière", se réjouit le quotidien Kuensel, qui rappelle que les noces ont été retransmises en direct à la télévision pour les 700 000 habitants du royaume. "Kencho Dorji, un vieil homme de 75 ans, a décidé de faire trois heures de marche pour se rendre à la ville voisine et voir la cérémonie à la télévision", poursuit le journal. Alors que certains Bhoutanais ont fait un long voyage jusqu'aux portes de la forteresse, beaucoup de villageois et de nomades se sont rendus par centaines dans les bourgs avoisinants pour se rassembler autour des postes de télévision et célébrer la noce autour de danses et de compétitions de chants. Mais beaucoup "n'ont pas trouvé de télévision et se contentent de la radio", note le quotidien.

La poste bhoutanaise a décidé de rendre hommage au couple royal en éditant une série limitée de 60 000 timbres représentant le roi et la reine, disponibles à la vente le jour du mariage. C'est la Thaïlande qui a produit les timbres car, comme le rappelle le directeur de la poste bhoutanais, "la qualité des timbres [thaïlandais] est exceptionnelle et, de plus, les Thaïlandais révèrent Sa Majesté autant qu'ils respectent leur propre roi". Une information également relayée par le journal thaïlandais Bangkok Post. Surnommé "Prince Charmant" depuis sa dernière visite officielle en Thaïlande en 2006, Jigme Khesar Namgyel Wangchuck y est extrêmement populaire auprès de la gente féminine. Il est considéré là-bas comme "Ro Mak Mak", ce qui signifie en thai "extrêmement beau et humble", explique un Thaïlandais sur son blog.

Présenté comme proche de son peuple, le roi, âgé de 31 ans, est diplômé d'Oxford. A la suite de l'abdication de son père, il a été couronné en 2006 et a abdiqué les pleins pouvoir en mars 2008, date à laquelle le Bhoutan est devenu une monarchie parlementaire.

http://www.courrierinternational.com/revue-de-presse/2011/10/13/voici-le-couple-le-plus-merveilleux-du-monde
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Re: Sagesse et compassion : petite leçon Boudhique...

Message  Admin le Lun 17 Oct 2011 - 7:43



Au royaume himalayen du Bhoutan, le phallus, symbole ancestral peint sur les murs des maisons pour éloigner les esprits maléfiques, commence à se faire rare dans la capitale aspirant à plus de modernité. La disparition de ce motif traditionnel, que l’on croise encore partout à la campagne, souligne les profonds changements en cours dans un pays qui a réussi pendant des siècles à préserver sa culture de l’influence extérieure.
A la périphérie de Thimphu, Tshewang Nidup est fier de ses pénis de deux mètres peints de chaque côté de la porte d’entrée de sa maison. »Le pénis est devenu un symbole important parce nous pensons qu’avec le phallus, le diable sera écarté », résume cet homme de 46 ans, père de six enfants. Il sert aussi de protection contre l’infertilité.
L’origine du phallus dans la culture bhoutanaise provient d’une figure mythique appelée Drukpa Kunley, connu sur le nom de « Divin fou ». Ce sage tibétain aurait parcouru le pays en séduisant des femmes et en se battant contre le diable aux 15e et 16e siècles. Considéré comme un saint national par les Bhoutanais, il aurait été doté d’un membre magique lui permettant de s’envoler dans les airs ou cracher du feu. »Il est venu et a dompté les démones en utilisant son pénis », assure M. Nidup, pieux bhouddiste et co-auteur d’un ouvrage sur les proverbes bhoutanais. « Il méditait et produisait une chaleur interne qui transformait son phallus en une chaude barre de fer qu’il utilisait pour les brûler ».
Mais à Thimphu, où les constructions d’appartements et de centres commerciaux sont en plein boom, les attitudes à l’égard de cette imagerie populaire ont changé. »Je pense que les gens ici se sentent un peu embarrassés », estime Dasho Karma Ura, chercheur au sein du Centre d’études bhoutanaises. « En ville, les gens sont beaucoup plus influencés par ce qui se ferait en Occident. Or ils voient ce genre d’images nulle part ailleurs ».
Selon M. Ura, le changement d’attitude sur le phallus reflète l’écart croissant entre les jeunes et les vieux, entre les citadins et les ruraux. Mais environ 70% des Bhoutanais vit toujours à la campagne et dans de nombreux villages, des phallus en bois continuent d’être utilisés lors de festivals religieux ou plantés dans les champs pour protéger le bétail. »En général, les gens ne réalisent qu’après coup ce qu’ils ont perdu. La culture du Bhoutan, influencée par les valeurs bouddhistes, est quelque chose de très précieux qu’il faut préserver », estime ce chercheur.

http://webasies.com/lembarras-du-bhoutan-moderne-pour-son-art-phallique-ancestral/
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Re: Sagesse et compassion : petite leçon Boudhique...

Message  Admin le Ven 11 Nov 2011 - 4:56

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En Birmanie, 500 000 moines et un bouddhisme fervent

Message  Admin le Jeu 23 Fév 2012 - 12:08


PAULA BOYER - Collecte de dons par les moines à Kengtung, dans l’est du pays.

Les eaux transparentes de l’immense lac Inle ne sont pas loin. Les rizières, où les Birmans réalisent trois récoltes par an, non plus. Mais, Wai Win (1), 15 ans, a autre chose en tête. Fils d’agriculteur, il est entré au monastère de Shwe Yan Pyay, comme plusieurs dizaines d’autres novices. « À 5 ans, je voulais être moine, dit-il. Comme les autres. » Les autres ? Plusieurs cousins sont moines et l’une de ses sœurs novice.

« Cette vie me rend heureux, j’aime la prière et l’étude, même si j’ai souvent peur d’échouer aux examens » , confie-t-il. Crâne rasé, vêtu de la robe grenat des bonzes, il n’hésite pas à se dire « content de tout » . Il est vrai que « selon la règle, si on désire, ce n’est pas bien. Le désir est insatisfaction. Lorsque l’individu renonce au désir, la souffrance disparaît. »

« UN GRAND HONNEUR »
Dans la vie de Wai Win, le jeu a peu de place, mais cela « ne lui manque pas ». Tout au plus joue-t-il, parfois, au football avec les autres novices – il connaît Zidane et suit les performances du Manchester United ! – et regarde-t-il un peu la télévision. À 5 heures du matin, il entame une journée où alternent temps de prières et d’études de la langue liturgique (le pali), des « règles » et de la philosophie de Bouddha. Elle se terminera à 21 heures.

C’est à une existence similaire, tissée de prières et d’études, que se consacrent, à Rangoun, la capitale économique, Thura, Wanna et Mag Mag (1), novices au monastère de la pagode du Bouddha couché. Âgés de 11 à 13 ans, ils y sont entrés à 8 ans et sont décidés à y rester toute leur vie. Tiendront-ils parole ? « Être moine, c’est très prestigieux et très prisé, c’est un grand honneur pour une famille, c’est un grand mérite pour elle, explique un bon connaisseur de la vie birmane. Beaucoup de jeunes souhaitent donc aller au monastère. Dans les familles pauvres, cela permet d’assurer un avenir à un ou plusieurs enfants . »

« Cependant, précise-t-il, les séjours au monastère sont souvent interrompus, quitte à revenir plus tard. » La coutume impose à tout homme d’effectuer deux retraites monastiques : comme novice avant 20 ans, comme moine à part entière ensuite. Les femmes ont accès à la vie monastique, même si, aux yeux des Birmans, leur statut est moins prestigieux. Il est impressionnant de découvrir les 300 nonnes et novices, tout de rose vêtus, priant et menant une vie austère au monastère Sayagyi Dow Nga Na Sw Ri à Rangoun.

CHAQUE BOURG A SA PAGODE
La Birmanie compte des dizaines de milliers de pagodes : la plus extraordinaire avec son immense stupa doré décoré de pierres précieuses, c’est Shwedagon, à Rangoun. Elle est réputée abriter huit cheveux du Bouddha. Mais le moindre bourg en possède une. Les Birmans y déposent des offrandes ou y collent de petites feuilles d’or. Il y a aussi plusieurs milliers de monastères et 500 000 moines, qui ne doivent ni travailler ni rien posséder qui ne leur soit donné.

Tous les matins, Wai Win, Thura, Wanna, Mag Mag et les autres parcourent donc les rues en quête de nourriture et d’argent. Les dons sont fréquents tant le bouddhisme imprègne les mentalités des Birmans, soucieux, en faisant des « actions bonnes », « d’acquérir des mérites », comme le souligne Nyi Nyi Zaw (1), intellectuel de Rangoun. Ce fervent bouddhiste ne rentre jamais dans une pagode sans se recueillir. « J’y vais au moins les samedis, dimanches et jours de pleine lune. Tous les soirs, je prie et fais des dons – riz, encens, curry, fleurs – à Bouddha sur le petit autel familial. Quand je prie, je me sens en paix, les mauvaises pensées s’éloignent » , raconte-t-il.

Cela ne l’empêche pas, comme beaucoup, de révérer les nats (esprits), culte encore très présent en Birmanie et intégré par le bouddhisme. Nyi Nyi Zaw recourt aussi aux astrologues, pour choisir la date de son mariage, le prénom de son fils ou acheter une maison. Il consacre une véritable dévotion à la numérologie, ainsi au chiffre 9. Des pratiques courantes, jusque chez les dirigeants qui ont pu prendre des décisions hallucinantes comme le remplacement de la monnaie existante par des billets de 45 et 90 kyats : la somme de leur chiffre était égale à… 9 !

« LES DONS ONT BAISSÉ »
« Moi aussi, je prie souvent », confie Doo (1), cadre dans une entreprise de Rangoun. Il dénonce « la vision utilitariste du bouddhisme de beaucoup de Birmans ». « Ils pensent à gagner des mérites et s’éloignent de l’enseignement et de la véritable spiritualité du prince Siddharta Gautama (NDLR : le Bouddha historique), dit-il. Certains moines aussi. On en voit avec des téléphones portables et de grosses motos. »

« Les moines sont divisés, les uns sont favorables au régime, une grosse minorité seulement se soucie vraiment du peuple », persifle-t-il encore. Tout de même, en se révoltant en 2007, les bonzes n’ont-ils pas dénoncé la dictature ? « Certainement, réplique Doo. Mais, beaucoup voulaient d’abord préserver leurs intérêts. Gestion catastrophique de l’économie, kleptomanie de la junte, politique d’isolement digne de la Corée du Nord ont tellement appauvri les Birmans que les dons ont baissé. Cela, aussi, a attisé le mécontentement » , assure-t-il.

Et maintenant ? La « révolution de safran » a été réprimée dans le sang (au moins 31 morts), beaucoup de moines ont été emprisonnés, déplacés ou défroqués, des monastères fermés. Depuis, des bonzes ont été libérés, y compris U Gambira, leader de la révolte. Mais d’autres restent en prison. « Cela a été terrible pour les Birmans, très attachés aux moines », assure Doo.

Même si la « peur de parler devient moins grande », même si quelques moines se sont révoltés récemment, il ne croit plus à un mouvement de grande ampleur. Un fait interroge cependant sur la profondeur de l’ouverture en cours : arrêté le 10 février et emprisonné une journée pour être entré de force dans des monastères fermés par les autorités, U Gambira va être jugé, selon le quotidien officiel New Light of Myanmar du 19 février.

(1) Les prénoms ont été changés.

http://www.la-croix.com/Actualite/S-informer/Monde/En-Birmanie-500-000-moines-et-un-bouddhisme-fervent-_EG_-2012-02-22-771211

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Re: Sagesse et compassion : petite leçon Boudhique...

Message  Admin le Dim 22 Avr 2012 - 12:33

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