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Voyager à moto

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Message  claudethailand Ven 12 Mar 2010 - 21:26

Départ Bang Saen (80 km au sud de BKK) vendredi 26 à 6 h 30 > arrivée Khon Kaen 12 h 00 > Distance 490 km

De Bang Saen, il y a environ 50 km pour rejoindre la 4 voies qui mène à Khonkaen, et bien que la vitesse légale soit de 90 km/h, tout le monde roule à 120 et plus. Très peu de ralentissement car les villes se traversent sur une voie rapide. Seuls quelques feux rouges cassent le rythme.

Je connais cette route pour l’avoir faite maintes fois, notamment la portion la plus dangereuse qui est en cours d’élargissement, et où les accidents sont très fréquents. Il s’agit de la côte de Nadi, entre Kabin Buri et Pak Tong Chai, route sinueuse à forte déclivité où les camions et bus roulent souvent trop vite. Lorsque je suis passé, cette fois encore, il y avait un camion enlisé dans la voie de détresse (il n’y en a qu’une sur les 3 ou 4 km de descente, qui comporte une bonne douzaine de virages dangereux).

Cette route permet d’accéder aux plateaux de l’Isaan, et à Nakhon Rachasima. Elle a son équivalent, presque aussi dangereuse, entre Wattana Nakhon (province de Sakeo) et Non Din Daeng (province de Buriram).

Je me suis arrêté 2 fois pour faire le plein, et une fois pour me reposer sur un parking où on avait oublié de planter des arbres, mais un camion m’a offert son ombre et j’étais bientôt assis sur une natte en train de discuter en dégustant une pastèque et de l’eau fraîche offerte par le couple camionneur, originaire de Buriram.

Je suis arrivé au consulat du Laos de Khonkaen à l’heure de la fermeture (12 h-13 h), mais la salle d’attente était ouverte. Mon visa en poche (express 1400 bahts/normal 1200 bahts), j’ai rapidement trouvé des bungalows accueillants en sortie de ville au prix de 350 bahts et je me suis reposé en attendant la fraîcheur du soir. Repas tout simple et le lendemain je repartais pour Mukdahan.

Une partie de la route transversale qui va jusqu’à Kalasin est en 4 voies et ensuite, c’est une route secondaire plus étroite mais très roulante.

Samedi 27 février

Me voilà une fois de plus à Mukdahan, une de mes villes préférées.

Demain, je passerai au Laos où je ferai un visa (en espérant qu’on ne me le refuse pas, car ça devient de plus en plus difficile...). La Thaïlande cherche à éliminer les « faux touristes » qui vivent ici à longueur d’année et travaillent souvent au noir. Elle est donc devenue plus pointilleuse et souhaite que les gens qui y ont droit demandent le visa « retraité » en justifiant de leurs revenus via l’ambassade de France.

Je verrai donc demain si on m’accepte toujours comme touriste au long cours...

Ensuite, je pars vers le sud du Laos, direction la frontière cambodgienne. La dernière fois, je n’avais pas dépassé Champasak et j’étais rentré en Thaïlande par Chong Mek (Ubon Ratchathani). J’étais en voiture, mais cette fois je suis à moto et je prévois de rejoindre Siem Raep, puis Battambang que j’avais bien aimé lors de mon premier séjour il y a dix ans. De là, je pourrais rejoindre Sihanoukville et passer en Thaïlande à Koh Kong / Hat Lek.

Pas mal de route en perspective, et sans doute de mauvaises routes... en fait, ce que je crains le plus, c’est la poussière.

Comme il ne devrait pas y avoir beaucoup de circulation, j’éviterai de suivre les autres véhicules de près.

Normalement, j’ai tous les documents nécessaires pour le passage des frontières mais il faudra remplir des formulaires et je sais déjà que je devrai batailler un peu avec les douaniers cambodgiens de Veung Kham qui ont la réputation de taxer arbitrairement les touristes...

Mukdahan continue d’évoluer avec de nouveaux bâtiments un peu partout et des constructions en cours. J’ai décidé de changer d’hôtel car ma halte habituelle avait bien vieilli au fil des ans, et pour à peine plus cher, j’ai un grande chambre confortable dans un hôtel neuf (Ban Rim Suan : 350 bahts) en sortie de ville, tout près du Mékong et de la grande tour.

Mon petit restaurant au bord du Mékong a changé de propriétaire et s’est agrandi, mais le spécialiste des grosses crevettes grillées est toujours là, et je me suis régalé pour 230 bahts (500 g de gambas, riz et et grande bière).

La visière de mon casque avait cassé aux environs de Khon Kaen, j’ai pu en retrouver une ici.

Donc, tout va bien et je vais passer un dimanche reposant avant de traverser le beau pont de l’Amitié pour rejoindre Savannakhet, juste en face.

Le Mékong est à son plus bas niveau, avec des bancs de sable et rochers affleurants. Sa couleur n’est plus rougeâtre, faute de courant. Dans deux mois, il remontera de plusieurs mètres et jusqu’à 24 mètres à Khemmarat, au sud de Mukdahan, où il devient plus étroit.

Voilà pour les dernières nouvelles du pays.

Lundi 1° mars

Me voici au Laos et je suis passé sans problème avec ma moto. Quand on vient de Mukdahan, Savannakhet est un trou sale et poussiéreux aux bâtisses en ruines parsemées de villas cossues des parvenus du communisme... Rapport qualité/prix bien inférieur à notre chère Thaïlande, souvent deux fois plus cher pour beaucoup moins bien.

On a d’ailleurs construit récemment un Resort and Spa de luxe assez impressionnant au bord du Mékong et je me demande bien d’où viendra la clientèle car il n’y a pas grand chose à voir ni à faire dans la région.

Aujourd’hui, jour de fête (Makha Bucha), le meilleur restaurant sur le Mékong était désert...

J’ai aussi été surpris d’être sollicité par des mendiants de tous âges alors que je n’avais pas remarqué cela lors de mes précédents séjours.

Le 1° mars étant férié, je devrai rester un jour de plus à Savannakhet et j’en profiterai pour rendre visite à un Français qui y habite depuis 11 ans.

Il m’apprend qu’un hôtel-casino vient d’être construit à l’intention de Thaï fortunés qui en sont privés et n’avaient jusqu’à présent que le Cambodge pour perdre leur argent... je pense que cet hôtel-casino aura davantage de succès que le grand Resort au bord du Mékong.

Ce Français, Paul, sait que le coût de la vie au Laos est nettement supérieur à celui de la Thaïlande. Il va régulièrement à Mukdahan acheter à meilleur prix, et pas mal de choses qu’il ne trouve pas au Laos.

Il habite une maison assez comparable à celles de Thaïlande, donc plutôt luxueuse dans l’univers laotien. Mais il faut parcourir plus d’un km de chemin infâme pour y accéder et à la saison des pluies, j’imagine le bourbier !

En fait, à part le centre ville, tous les quartiers sont desservis par des chemins du même genre.

Autre détail : il en est à son troisième cambriolage...

Jeudi 4 mars

La route qui mène à Paxse est un axe important, mais correspond à une petite départementable française. Comme il n’y a pas beaucoup de circulation, et comme le paysage est monotone, aride, sans intérêt, on peut couvrir les 250 km en 3 heures environ. Quelques gros villages, deux ou trois hôtels ou bungalows. La campagne devient plus verte sur les derniers 50 km.

La ville de Paxse, que je connaissais déjà, est nettement plus agréable que Savannakhet, avec de nombreux restaurants le long du Mékong.

J’avais prévu de m’y arrêter, mais comme je ne suis pas fatigué, je préfère aller à la découverte de la région de Si Pan Don qui signifie « les 4000 îles », à environ 120 km au sud.

En y arrivant, je vais à un embarcadère pour l’île de Khone ou Khong, et on me demande 20.000 kips alors que le tarif affiché en lao est de 2000. Je refuse et on me propose 15.000. Je fais demi-tour et vais voir ailleurs...

Je trouve un hôtel-restaurant correct mais où le service laisse à désirer... Il faudra 25 mn pour me faire un plat banal qui prend 5 minutes en Thaïlande, pour deux fois moins cher et trois fois meilleur... Et je n’aurai pas droit à ma bière car les frigos sont fermés au cadenas et l’employée n’a pas les clés...

Dans la soirée, je rencontre un allemand à vélo qui me dit que la route est bien meilleure au Cambodge qu’au Laos, car les Chinois l’ont refaite il y a 2 ans. Bonne nouvelle, car je vais pouvoir faire un peu plus de chemin au Cambodge que prévu.

Vendredi 5 mars

Je repars vers l’embarcadère car il serait dommage de passer à côté d’un des rares endroits intéressants dans le sud du pays.

Le premier passeur me demande 10.000 kips, soit 40 bahts, à peine un euro, et je les lui donne sans discuter car j’estime qu’il les mérite...

L’île est plus grande que je ne pensais. 45 km de circonférence par une route inégale, mais goudronnée. Pratiquement pas de circulation, très peu de voitures.

Le tourisme est concentré sur 1 km de côte, plusieurs hôtels et Guest-house, aucun bungalow comme je l’aurais souhaité.

Je choisis au hasard et j’ai droit à une petite chambre sans clim, ni eau chaude, ni télé pour 80.000 = 320 bahts... Pas même une bouteille d’eau comme c’est la coutume partout ailleurs.

Sur l’île, bien sûr, les prix montent encore un peu pour les repas...

Il y a des touristes, mais c’est loin d’être complet et quelques personnes avec lesquelles je discute trouvent que l’endroit est assez léthargique.

Pour ma part, une journée me suffira et il se pourrait bien que je passe la frontière demain si rien ne m’arrête sur les prochains 50 km.

J’ai d’ailleurs rencontré un autre allemand, 72 ans, bon pied bon oeil, qui voyage seul avec un vieux 4x4 Mercédés qui aurait 700.000 km parcourus sur tous les continents.

Son séjour sur l’île sera encore plus court que moi puisqu’il a débarqué en fin d’après-midi et repartira demain de bonne heure. Deux jeunes Français ont aussi décidé de partir sur une autre île où il y a des bungalows individuels.


Samedi 6 mars : passage frontière

Départ vers 7 h30 après un petit footing sur le bord du Mékong. Je repasse le bac et tombe sur un passeur qui doit avoir à peu près mon âge, visage très sympathique. J’en profite pour demander le prix que paient les locaux et tout le monde sourit sans répondre... Je donne les 10.000 que j’avais préparés et il faudra que j’insiste pour que le passeur garde les 6000 qu’il veut me rendre... L’honnêteté mérite récompense, n’est-ce pas ? Donc, prix d’une petite moto 2000, grosse moto 4000...

La frontière est à une trentaine de km et j’y suis à 8 heures. Poste de douane 1 km avant l’immigration, je rends mon document de transit pour la moto et continue jusqu’au poste frontière où il n’y a qu’une seule voiture avant moi.

Formalités de sortie du Laos sans problème, je passe à l’entrée du Cambodge.

Petit examen médical où on vous pointe un pistolet-thermomètre sur le front (35.6°), coût 1 dollar.

Formalités de douane pour la moto sans problème. Mais pas d’assurance disponible... ce qui ne me gêne pas beaucoup puisque je n’en manque pas vraiment.

Visa à l’arrivée, 250.000 kip (ou 1000 bahts).

Tampon d’entrée.

Cette frontière qui fait l’objet de nombreux commentaires négatifs sur divers sites de voyageurs aura été sans aucun problème pour moi, alors que je m’étais préparé à souffrir un peu...

Me voici donc sur la route construite par les chinois et les premiers kms sont comme on me l’avait dit, mais... la qualité du revêtement est loin d’être aux normes européennes et là encore, la Thaïlande est un cran au-dessus. A l’oeil nu, ça paraît pas mal, mais en fait, la surface est très irrégulière et les suspensions travaillent activement à gommer les inégalités que l’on ressent nettement au guidon. Je ne ferai pas de tests de vitesse sur cette route ! A partir de 120, ça devient très aléatoire et je me contenterai donc de tourner autour de 100 à l’heure, ce qui n’est pas si mal.

De nombreux endroits ont déjà été refaits, un longue portion a été complètement décapée (bonjour la poussière !) et en certains endroit, je peux constater que l’épaisseur du goudron est minimum : les chinois ont travaillé superficiellement !

Premières constations : le Cambodge du Nord est aussi désolé que le Laos du Sud, mais chaque petit village offre de l’essence en bouteille et des boissons fraîches dans des glacières oranges repérables de loin. Bien agréable ! Je m’arrêterai plusieurs fois pour en profiter et constaterai également que l’accueil est plus chaleureux qu’au Laos, bien que la communication soit moins facile car la langue n’a rien à voir avec le thaï et l’anglais ne sert pas à grand chose par ici.

Paysages sans intérêt, plat, aride. Je m’arrête à Stung Treng (60 km de la frontière) et m’entend dire à la seule grosse banque locale qu’on ne fait le change que le mardi et le vendredi... Je m’adresse à la réception d’un hôtel qui m’indique un changeur au coin d’une rue proche et je vais ensuite faire le plein. Surprise ! les pompes affichent une somme qui ne correspond en rien à la somme qu’on me demande... explication du pompiste : les pompes sont américaines, les prix en dollars, et il faut donc faire la conversion...

Un peu plus tard, dans un petit supermarché, la caisse affiche deux chiffres, en Dollars et en Riels.

Le taux de change actuel est de 4200 Riels pour 1 dollar.

A Siem Reap, je changeraid des Euros pour voir la différence.

De Stung Treng, je rejoins Kratie (140 km) avec l’intention d’y faire halte, mais la seule guest house qui m’aurait convenu affiche complet et je repars donc après avoir dégusté un milk shake à la banane au bord du Mékong qui est très sablonneux à cet endroit.

150 km plus loin, je traverse une petite ville et vois un panneau de guest house. On m’offre une petite chambre sans fenêtre au 3 ème étage (20.000 Riels = 150 bahts) que je refuserai car j’ai vraiment besoin d’air pour dormir...

Un peu avant Kompong Cham (Suong), un hôtel fera l’affaire, bien qu’il soit en ville et sur la voie principale très bruyante. La chambre sur l’arrière, très spacieuse (clim et TV câblée = 48.000 Riels) s’avérera tout à fait calme.

En tout cas, que ce soit au Laos ou au Cambodge, les bungalows individuels sont quasi inexistants. Les possibilités de halte sont très limitées. Le touriste individuel a intérêt à avoir un bon guide papier (Lonely Planet) car très peu d’indications en anglais hors des grandes villes et hauts-lieux touristiques.

Comparativement, la Thaïlande est beaucoup mieux adaptée, avec toutes sortes d’hébergement à tous les prix et très nombreux. Et une fois de plus, je constate qu’au Cambodge les restaurants sont 2 à 3 fois plus chers qu’en Thaïlande.

Mon dîner d’hier soir à 34.000 Riels = 260 bahts aurait coûté moins de 100 bahts en Thaïlande où il aurait été meilleur...

La petite ville où je me suis arrêté ne doit pas figurer dans les guides : les enfants me regardaient comme un martien et les filles (tout à fait charmantes) me souriaient comme dans les villages les plus reculés de l’Isaan...

Quelques remarques : au Laos, très peu de chiens mais des chèvres partout... au Cambodge, on voit beaucoup de petits chevaux, très rares au Laos et en Thaïlande.

Depuis la frontière, j’ai vu de nombreux véhicules de toutes sortes transportant du bois débité en planches et madriers, que j’ai revus stockés en quantité à l’approche de Phnom Penh. Cela explique l’aspect désertique de la région Nord, vue de la route principale. Je ne sais pas sur quelle surface cela s’étend, mais le déboisement doit durer depuis des années...

Enfin, j’ai été surpris de voir un nombre impressionnant de Lexus, fleuron de la gamme Toyota, dans les versions les plus luxueuses (essentiellement des 4x4 à moteur V8 4700 cc et 5400 cc, équivalent des Range Rover haut-de-gamme). En thaïlande, ces véhicules sont super-taxés et en Europe, il faut vraiment avoir les moyens pour rouler en Lexus...

D’ailleurs, le Cambodge mérite une mention spéciale pour la diversité des véhicules. Sur la route, on peut voir des charrettes à bras, des attelages de boeufs, petits chevaux tirant des remorques à roues gonflables, les même remorques pouvant être attelées à des motos avec des chargements impressionnants (humains ou marchandises). Il y a aussi des sortes de camions à 3 roues, sorte d’énormes tuk-tuk. Tout cela se partage la route avec les bus, camions, autos, motos, vélos et chacun fait ce qu’il peut pour s’en sortir, le plus gros ayant bien sûr l’avantage...



Camions et bus traversent les agglomérations en force et au klaxon. Comparativement, je trouve la circulation thaïlandaise très disciplinée et sans danger...

Ma prochaine étape sera Siem Raep, par curiosité, pour voir l’évolution au cours des 10 dernières années. Mais je n’y resterai sans doute pas plus d’une nuit car les hordes de touristes me font fuir...

Je reverrai Battambang avec plaisir car j’en ai gardé un très bon souvenir.

Si je m’y plais bien, j’y reste quelques jours et rentre en Thaïlande en fin de semaine par Pailin et une toute petite frontière, avec une centaine de km de piste poussiéreuse au programme.

L’autre option est de redescendre en direction de Phnom Penh, puis Kampot et Sihanoukville. Beaucoup plus long (600 km environ) mais repos sur les plages du sud avant de rentrer en Thaïlande par Koh Kong et Hat Lek.

Dimanche 7 mars, Siem Raep

Entre Suong et Siem Raep, 300 km environ, les paysages redeviennent tropicaux et boisés. La route reste correcte, mais étroite, et s’élargit sur les derniers 50 km.

L’arrivée à Siem Raep ne laisse pas de doute : c’est une ville qui sort de l’ordinaire...

Grandes avenues, bâtiments neufs, constructions en cours, publicités tapageuses et circulation effrénée. Je trouverai une guest-house dès l’entrée de la ville, sans avoir encore vu aucun touriste. Par la suite, je pourrai voir que le quartier touristique est à 3 km environ, ville nouvelle spécialement conçue pour les étrangers, que j’éviterai soigneusement...

La première Guest-house que je visite, dans une ruelle poussiéreuse, propose une chambre propre mais qui sent mauvais pour 12 dollars. Je vais voir 100 m plus loin et je trouve une chambre très correcte pour 6 dollars sans clim, 12 dollars avec clim. (si on opte pour la clim, on vous donne la télécommande). La chambre étant au rez-de-chaussée de l’immeuble, et protégée du soleil par le bâtiment voisin, je me passerai de clim.

A Siem Raep, c’est le règne du dollar, et lorsque j’irai changer des euros, on me proposera tout naturellement des dollars...

Comme on vous rend la monnaie en Riels, je m’en contenterai pour le moment et verrai à Battambang quelle est la monnaie en cours. Probablement les deux...

Je fais quelques km à pieds le long de l’avenue par laquelle je suis arrivé et reviens par des chemins plus détournés, grâce à quoi je constate que les constructions modernes dissimulent tout un monde de bidonvilles... La manne touristique n’est pas pour les va-nu-pieds et les Lexus pas davantage...

Vers 16 heures, lorsque la température redescend, je vais inspecter la chaîne de la moto qui devient bruyante et que j’ai dû retendre plusieurs fois depuis mon départ, ce qui est anormal.

Verdict : La chaîne d’origine n’est pas de la meilleure qualité et le détour vers le sud et les 1000 km supplémentaires que cela implique sont à oublier, car une rupture de chaîne poserait de sérieux problèmes. Je ne suis même pas sûr que j’en trouverai une à Phnom Penh.

Je vais donc rejoindre Battambang en douceur, en limitant les accélérations, et passerai la frontière près de Pailin en fin de semaine.

Je termine cependant la journée par une balade jusqu’à l’embarcadère du Tonlé Sap, par où j’étais arrivé il y a 10 ans. Les maisons sur hauts pilotis sont toujours là, mais le niveau de l’eau est à son minimum et une odeur nauséabonde règne sur les environs. Comme on l’imagine, le tout à l’égoût n’est pas encore arrivé... J’avais dans l’idée de trouver un restaurant sympa dans le coin, mais j’y renonce. D’ailleurs, ceux que je verrai sont déserts...

Je rentre donc à Siem Raep (une quinzaine de km) et choisis un chinois où j’apprécierai la Tsing Tao bien fraîche et le poulet aux noix de cajou plus que copieux pour un total de 5.50 dollars.

Il y a dix ans, j’avais passé 3 jours à visiter Angkor et j’y serais bien retourné s’il faisait moins chaud...

Lundi 8 mars, Battambang

Je craignais de ne pas pouvoir partir de bonne heure car je n’entendais aucun bruit, mais je me trompais et il y avait quelqu’un pour m’ouvrir la porte. On avait bâché ma moto pour la nuit, et mis un antivol à chaque roue ! On dirait que les voleurs ne manquent pas au Cambodge... et on m’avait d’ailleurs prévenu dès la Thaïlande. Mais ce sont surtout les petites motos qui intéressent les voleurs, car les grosses sont très rares et difficilement négociables, même en pièces détachées.

Le réceptionniste a eu droit à un petit pourboire et je suis parti à 6 heures 20 alors que Siem Raep était déjà bien éveillé. Sur plus de 10 km, il y avait une colonne de vélos qui rentrait sur Siem Raep, en majorité des femmes qui allaient sans doute pour la plupart faire le ménage dans les hôtels et servir dans les restaurants touristiques. Impressionnant !

La route qui va à Poipet a été refaite récemment et c’est la plus roulante que j’aie empruntée au Cambodge. Rectiligne, bien plane (mais peut-être pas pour longtemps...) et circulation quasi nulle, j’ai rejoint rapidement Bantey Chmar, d’autant plus que le paysage est de nouveau aride, sans intérêt.

La route de Bantey Chmar à Battambang est beaucoup plus étroite mais moins monotone, avec pas mal de circulation et quelques dépassements de camions et bus qui ne sont pas sans risques. Dès qu’il y a du monde sur la route, il faut être très attentif et pas timoré... Le cambodge n’est pas le pays idéal pour le motard débutant !

Dès l’entrée de Battambang, je vois que la ville s’est bien agrandie et semble beaucoup plus agitée que dans mon souvenir.

A mon premier arrêt pour prendre quelques photos, c’est l’attroupement autour de la moto. Si j’envoyais quelques unes de ces photos à Kawasaki, ils seraient sans doute contents !

Il est 9 heures, je fais un grand tour de la ville en cherchant un hôtel qui serait un peu excentré. Aucun bungalow à l’horizon, mais de nombreux hôtels et restaurants dont un pourrait me convenir ce soir.

En fin de compte, je reviendrai à un des premiers hôtels que j’ai vu, dans une petite rue transversale, pas loin de la sortie vers Phnom Penh. Chambre impeccable, spacieuse, superbes meubles en bois massif, ventilateur de plafond, grande baie vitrée avec moustiquaire. Parfait, pour 7 dollars ! Seul petit défaut : je n’aurai jamais réussi à obtenir de l’eau fraîche dans un hôtel, alors qu’il y en a partout dans la rue...

Pas très loin, une boulangerie où je trouve brioche et gâteau sec pour mon petit déjeuner.

Je repars faire un grand tour de repérage avant qu’il ne fasse trop chaud et ne vois qu’un seul touriste en balade.

Nombreux restaurants dont certains paraissent luxueux, mais aucune voiture à l’approche de midi, et personne à table, alors qu’en Thaïlande on voit tout le monde manger à toute heure dans tous les restaus... On peut supposer que les prix élevés sont en cause, mais les propriétaires de Lexus doivent bien avoir les moyens de se payer le restaurant ???

On verra ce soir. En attendant, il est bientôt 16 heures et je vais aller voir au centre ville si je trouve un cybercafé car je dois avoir un certain nombre de messages en attente.

Je me suis renseigné sur la route de Pailin et ce sera de la latérite tout le long du chemin, soit plus de 100 km... Il va falloir que j’achète un masque à poussière !



Mercredi 10 mars :

Battambang me séduit moins qu’il y a dix ans et je vais repartir ce matin pour me rapprocher de la frontière que je passerai demain matin pour retrouver ma chère Thaïlande.

Il y a cependant un élément nouveau : il a beaucoup plu cette nuit et il faudra que je voie dans quel état est la route de Pailin que j’ai empruntée hier sur quelques km, pour voir ce qui m’attendait. En fait, cette route n’est plus orange mais grise, car on a entrepris de l’améliorer avec une couche de gravillons. Est-ce une préparation pour un futur goudronnage ? Et sur quelle distance a-t-on préparé le terrain ? Réponse au prochain numéro...

Il faut d’abord que je voie si le sol a bien absorbé la pluie, auquel cas je n’aurais pas de poussière ni boue, ce qui serait idéal... Mais si le sol est boueux, je renoncerai sans doute car mes pneus routiers ne sont pas adaptés et ce serait vraiment dangereux. Hier, j’ai vu qu’il y avait pas mal de circulation au départ de Battambang, et probablement jusqu’à Pailin. En partant aux premières lueurs du jour, j’espère être le premier en piste...

Et si j’estime que cette piste est trop hasardeuse, je ferai demi-tour pour rejoindre la grande frontière de Poipet que j’aurais préféré éviter.

Jeudi 11 mars > Frontière de Pailin-Ban Pakkad

J’ai eu le la chance, une fois de plus, car la pluie m’a effectivement épargné la poussière sans faire de la boue. D’autre part, une bonne partie de la route est déjà asphaltée et sera probablement terminée dans quelques mois. J’ai donc mis moins de 2 heures pour couvrir les quelques 100 km en m’arrêtant plusieurs fois pour faire des photos.

En approchant de la chaîne de montagne qui délimite la frontière, les paysages deviennent plus intéressants. Pailin est un gros bourg poussiéreux actuellement en travaux d’amélioration. La frontière se trouve une quinzaine de km plus loin, en plein boom avec la construction récente de plusieurs casinos et hôtels qui semblent appartenir au même groupe. La encore, le luxe côtoie la misère...

Je vais d’abord voir les horaires d’ouverture de la frontière, généralement 8 heures 18 heures, et je m’installe dans une guest house avant d’aller faire le tour du village à pied, refusant 20 fois les propositions des nombreux moto-taxis en embuscade à chaque coin de rue...

Je dînerai au restaurant de l’hôtel-casino pour moins cher que partout ailleurs au Cambodge... Sans doute parce que la direction a jugé que la clientèle essentiellement thaïe n’aimerait pas les prix excessifs, et puisqu’elle vient de toute façon perdre son argent, ça revient au même...

Pour résumer en deux mots ce voyage qui se termine, j’ai trouvé le sud du Laos sommnolent et démuni, le Cambodge débordant d’activité et très sale dans les villes.

Ce sont deux pays qui ont beaucoup souffert, en particulier le Cambodge. La comparaison avec la Thaïlande serait injuste mais le rapport qualité / coût de la vie est incontestablement en faveur de cette dernière.

Voici le PNB (Produit National Brut par Habitant) pour l’année 2009 :
Thaïlande 8 200 $ 8 500 $
Laos 2 000 $ 2 100 $
Cambodge 1 900 $ 2 000 $

A l’occasion d’un prochain voyage, je passerai par le sud du Cambodge (Koh Kong et Sihanoukville).

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Message  Chris68 Ven 12 Mar 2010 - 22:17

Pas fan du tout de moto, j'ai beaucoup apprécié ce récit passionnant et plein d'infos. Merci !
Et à te lire à nouveau !
Et ça c'est pas mal : "lorsque j’irai changer des euros, on me proposera tout naturellement des dollars..."
lol!

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Message  claudethailand Ven 12 Mar 2010 - 23:01

Merci d'apprécier ce récit sans être fan de moto... En fait, la moto n'est qu'un moyen de voyager parmi d'autres. J'ai aussi pas mal voyagé à vélo (Thaïlande, Malaisie, Madagascar, Cuba...). A 60 ans, je privilégie la moto car je sais que mes années de motard sont comptées et qu'il faudra un jour revenir au confort de la voiture...

Claude

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Message  thanaka Sam 13 Mar 2010 - 6:27

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tu croises souvent d'autres "touristes" qui se baladent en moto pour découvrir le pays de long en large ?
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Message  claudethailand Sam 13 Mar 2010 - 9:42

Je suis étonné de voir très peu de voyageurs à moto alors qu'il y a beaucoup de motos en Thaïlande. C'est surtout le weekend qu'on voit des motards en bande pour de courtes sorties.

Il y a deux ans, j'ai trouvé deux Harleys entre Vang Vien et Luang Prabang, l'une immatriculée à Singapour, l'autre à Chonburi (Pattaya). C'était deux frères, australiens, si je me rappelle bien.

L'année suivante, à Savannhakhet, un couple Suisse avec chacun sa Honda Transalp.

Cette année, personne sur mon parcours...

Pourtant, c'est vraiment sympa de rouler en dehors des grandes villes, peu de circulation, on respire, on s'arrête et on repart plus facilement qu'en voiture, on a une vision panoramique.

Pour ma part, je fatigue davantage en voiture car trop confortable, trop bien assis, l'impression de ne pas avancer, dépassements laborieux... A moto, j'ai le sentiment de vivre et je ne risque pas de m'endormir !

D'autre part, j'emmène tout ce qui est nécessaire pour les étapes :
- un thermo-plongeur pour thé et café du matin (je suis un lève très tôt)
- lampe assez puissante pour lire confortablement car beaucoup de bungalows ou hôtels sont mal équipés
- Ordinateur portable 17 pouces avec connexion GPRS qui fonctionne super bien en Thaïlande pour pas cher
- GPS Garmin avec carte routable de la Thaïlande (très détaillée) + Laos-Cambodge-Vietnam (assez basique mais routable)

J'ai aussi des mèches pour réparer les crevaisons et je me suis fabriqué un gonfleur hyper-léger : une petite durit de deux mêtres avec une vanne que je branche sur les deux valves avant et arrière. Ensuite, j'ouvre la vanne et la pression passe d'un pneu dans l'autre. Je repars avec 1 kg dans chaque pneu jusqu'à la prochaine station...

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Message  thanaka Sam 13 Mar 2010 - 9:45

tu te balades en moto avec l'ordi de 17 pouces ? Cannot believe

le GPS Garmin c'est un modele spécial moto ?

tu aurais une photo de ta moto avec le chargement complet, histoire de se rendre compte Voyager à moto 258877

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Message  Chris68 Sam 13 Mar 2010 - 9:59

J'ai acheté un Garmin 255 nüvi et la carte micro-sd de l'ASE dont la Thaïlande très détaillée. Il fait mode voiture-piéton-vélo, ça doit être aussi bon pour la moto.
Comment fais-tu pour tes bagages ? Tu as des sacoches de chaque côté de la moto ou bien tu roules avec le sac à dos sur le dos ? (encore une question de nul...) albino
Mais si tu nous mets une photo, on verra 😉

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Message  claudethailand Sam 13 Mar 2010 - 10:25

Oui, j'ai acheté un 12 pouces il y a 3 ou 4 ans et je l'ai vite revendu car impossible de travailler confortablement : trop petit pour mes yeux de sexagénaire...

Mon Toshiba ne pèse que 3 kg et voyage confortablement au milieu de mes vêtements.

Mon GPS est un petit GARMIN 205 à 99 euros (acheté en France) dont la fixation est suffisamment solide pour la moto. J'ai monté la prise allume cigare sous la selle.

Le 205 a une fonction très intéressante, contrairement à mon ancien 200 et aux 300 : il enregistre le parcours sans limitation de distance (track) et me permet de coller mes tracés sur mes cartes Mapsource.

Quelques photos :

http://imagefra.me/view.php?img=/2/3/13/claude06france/f_jaokb1pu6m_88216db.jpg&srv=img40
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Message  claudethailand Sam 13 Mar 2010 - 10:30

Aïe mon dos ! Chris68, j'espère que tu ne voyages pas avec un sac-à-dos sur longue distance ???

Comme on peut tout obtenir en Thaïlande, je me suis fait fabriquer un superbe "rack" (1500 baths = 30 euros) pour accueillir mon vieux Top-case spacieux qui se trouve à la place du passager et non en porte-à-faux arrière. Le rack s'enlève en 2 minutes, contrairement aux fixations d'origine des Top-cases qui sont pratiquement inamovibles et souvent bien laides.

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Message  claudethailand Sam 13 Mar 2010 - 10:34

flipflop a écrit:tu te balades en moto avec l'ordi de 17 pouces ? Cannot believe

le GPS Garmin c'est un modele spécial moto ?

tu aurais une photo de ta moto avec le chargement complet, histoire de se rendre compte Voyager à moto 258877

Voyager à moto 729988

Le Garmin 205 est le plus petit et économique des GPS. 99 euros en France, un peu plus cher ici. Il n'est pas conçu pour la moto (pas étanche...) mais s'y adapte très bien, la fixation étant suffisamment solide.

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Message  Chris68 Sam 13 Mar 2010 - 10:38

claudethailand a écrit:Aïe mon dos ! Chris68, j'espère que tu ne voyages pas avec un sac-à-dos sur longue distance ???
Non non ! D'abord parce que je ne peux pas marcher sur de longues distances et encore moins avec des kilos sur le dos, mais c'est surtout pour pas avoir à trimballer une valise, même à roulettes, à chaque déplacement. (parce qu'on m'a parlé des "trottoirs" thaïs... )
Tu te débrouilles très bien, visiblement.
M'en vais voir ton lien.
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Message  Chris68 Sam 13 Mar 2010 - 10:40

claudethailand a écrit: je me suis fait fabriquer un superbe "rack" (1500 baths = 30 euros) pour accueillir mon vieux Top-case spacieux qui se trouve à la place du passager et non en porte-à-faux arrière. Le rack s'enlève en 2 minutes, contrairement aux fixations d'origine des Top-cases qui sont pratiquement inamovibles et souvent bien laides.
Ouah ! Et en plus ça te sert de dossier ! Mouais, ça doit être sympa, bravo.

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Message  thanaka Sam 13 Mar 2010 - 10:45

jolie corne de brume Voyager à moto 719906 c'est pour faire fuir les buffalos à défaut de pare-buffle ?
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Message  claudethailand Sam 13 Mar 2010 - 10:54

Je monte toujours un klaxon sérieux sur mes motos et c'est loin d'être inutile pour chiens et autres animaux... En Thaïlande, klaxonner est considérer comme une agression par les autres conducteur, il vaut mieux éviter, sauf danger avéré. Mais au Cambodge, voitures et camions traversent les villages à fond de train et au klaxon... Moi, je mettais les warnings en plus du phare... et je klaxonnais parfois aussi.

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Message  claudethailand Sam 13 Mar 2010 - 11:01

Chris68 a écrit:
claudethailand a écrit:Aïe mon dos ! Chris68, j'espère que tu ne voyages pas avec un sac-à-dos sur longue distance ???
Non non ! D'abord parce que je ne peux pas marcher sur de longues distances et encore moins avec des kilos sur le dos, mais c'est surtout pour pas avoir à trimballer une valise, même à roulettes, à chaque déplacement. (parce qu'on m'a parlé des "trottoirs" thaïs... )
Tu te débrouilles très bien, visiblement.
M'en vais voir ton lien.
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Je pensais que tu voyageais à moto avec un sac-à-dos. A pied, c'est bien pratique !

Oui, je me débrouille pas mal, ayant toujours eu une ou plusieurs motos depuis l'âge de 15 ans, et je les ai pratiquement toutes emmenées à près de 100.000 km et les entretiens moi-même. Aucun accident sérieux, jamais été hospitalisé de ma vie... Et on dit que la moto, c'est dangereux ? je dois tout de même avoir un peu de chance, je le reconnais !

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Message  claudethailand Sam 13 Mar 2010 - 11:04

Amis Motards et voyageurs de tous poils, je vous quitte pour aller manger au bord de la mer (à moto bien sûr). Il est 18 heures, 32° à l'ombre, je verrai le soleil s'enfoncer dans les flots en dégustant une Chang bien glacée et un curry de fruits de mer...

Meilleures pensées à tous !

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Message  Chris68 Sam 13 Mar 2010 - 11:44

claudethailand a écrit:Je pensais que tu voyageais à moto avec un sac-à-dos. A pied, c'est bien pratique !
Dans mon tout premier message je disais que je n'étais pas du tout fan de moto ! Laughing

Allez, bon coucher de soleil, bon curry de fruits de mer et belle nuit !
Nous, ce sera en décembre prochain... ça va être long... c'est déjà long...

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Message  asiaonly Sam 13 Mar 2010 - 16:15

Salut Claude.

Avant tout: Chapeau bas Voyager à moto 923309 Voyager à moto 199583

Et merci pour ce récit... une vraie belle balade, le genre d'aventure inoubliable dans le vrai esprit du voyage... c'est trop cool.

En Thailande, tu ne devrais pas avoir de problèmes pour trouver une chaine neuve...?
Ta bécane est super cool, mais t'as pas trop de problèmes de glissades avec tes gommes lisses ?
Je vois que tu es immatriculé en thailande...Les plaques sont elles a ton nom ? Comment est-tu assuré ?

Je suis aussi motarde depuis mon plus jeune age... j'adore ton trip... Chok deeeeeeee Voyager à moto 885944
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Message  claudethailand Sam 13 Mar 2010 - 21:26

Bonjour !

Les femmes motardes, j'adore ! On en voit rarement en Thaïlande...

http://img38.imagefra.me/img/img38/2/3/13/claude06france/f_14tiuc0l8dhm_aea515c.jpg

Pas de problème en Thaïlande pour trouver une chaîne neuve, soit "made in Thailand" ou "made in Japan".
Dans le premier cas, elle est 2 à 3 fois moins chère mais dure moins longtemps.

Cette moto est montée en Thaïlande, à 50 km de chez moi. Les pneus sont adaptés aux routes thaïlandaises, d'un très bon niveau. Mais pour la piste, il y a mieux...

Elle est immatriculée à mon nom (indispensable pour franchir les frontières) et assurée "première classe" pour m'éviter la prison en cas de coup dur : la police prendrait contact avec l'assureur qui paierait la caution.

Au Cambodge, où la circulation est nettement plus hasardeuse qu'en Thaïlande, je n'ai pas pu m'assurer à la frontière...

Merci d'aimer mon trip. J'en ai pas mal d'autres des années précédentes...

A quand le prochain voyage à moto en Thaïlande ?

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Message  asiaonly Dim 14 Mar 2010 - 0:56

Cool la photo de la miss... apparement, c'est une thaie ?

Pour ma part, je ne roule que très rarement en ASE... Assurances ou pas, je ne peux pas prendre le risque d'avoir un pépin. Les transports publics, les taxis, les moto-taxi sont moins "risqués"... au moins, en cas d'accident, c'est de la responsabilité du chauffeur.

Il faut dire que ca me démange souvent, et des fois je craque pour des raisons de praticité et de liberté, mais je me limite toujours a un scooter en parfait état de max 125CC et je plafone entre 40 et 60 Kmh/max.

Quand j'étais plus jeune et totalement irresponsable, je faisait, au grand étonement des thais, des pire weelings sur le chantier de l'aeroport de samui (1986 ou 7) avec une Yam 125 MTX...

Equipement:
Chemisier à fleur
Short shorty
Thongs
Ray-Ban

Merci St Christophe et Sainte Gamelle*, je me suis jamais vautrée.

* Sainte patrone des motards
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Message  claudethailand Dim 14 Mar 2010 - 3:14

Oui, la Miss est Thaïe.
J'en connais deux ou trois qui se débrouillent pas mal à moto.

En ce qui concerne la sécurité, j'ai vu tellement d'accidents de bus et petites motos en Thaïlande que je me sens plus en sécurité lorsque je pilote moi-même, avec un véhicule en bon état général et un bonne réserve de puissance pour échapper aux camions et bus qui font la course en éjectant une fumée noire...

Et puis j'ai toujours aimé le risque sans avoir eu à m'en mordre les doigts jusqu'à présent. Alors à 60 ans passés, je n'ai plus grand chose à perdre, ni femme ni enfants : Inch Allah ! Maï Phen rai !

Je préfère mourir à cent à l'heure que vivre au ralenti...

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Message  thanaka Dim 14 Mar 2010 - 11:30

claudethailand a écrit:
Merci d'aimer mon trip. J'en ai pas mal d'autres des années précédentes...

quels étaient les précédents trips ? une prochaine balade en perspective ?
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