"Je m’excuse de vous donner plus de travail" ASSK

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Aug Sang Suu Kyi candidate aux élections ?

Message  Admin le Sam 24 Juil 2010 - 5:05

AUNG SANG SUU KYI FUTURE CANDIDATE AUX PROCHAINES ÉLECTIONS BIRMANES ?

Tandis que l’ASEAN (association des pays du Sud Est asiatique tient son forum à Hanoi, se trouve-t-on devant un nouveau coup d’esbrouffe de la junte militaire birmane alors que Daw Aung San Suu Kyi, est toujours en résidence surveillée, purgeant un nouvelle peine de 18 mois, et que la date des élections problématiques birmane n’est pas fixe ?

Mrs. Aung San Suu Kyi, leader de l’opposition démocratique à la junte militaire birmane, “pourra se présenter aux élections dès qu’elle sera libérée de la résidence forcée à son domicile de Rangoon » a déclaré, selon l’agence japonaise Jiji Press, Nyan Win, le ministre des affaires étrangères birman qui assistait cette semaine au « forum régional de l’ASEAN » réuni à Hanoi (Vietnam).

Il a affirmé que la constitution de son pays n’interdisait à Aung San Suu Kyi de participer en qualité de candidate aux élections.

Cette déclaration spectaculaire qui pourrait faire croire que la dictature militaire birmane se démocratise, est surtout due, peut-on estimer, au fait que le ministre de la junte a été soumis a de sévères critiques de la part des leaders et chefs de gouvernement des États du Sud Est asiatique.

En effet cette affirmation est en contradiction avec la loi électorale, récemment publiée, selon laquelle des prisonniers en cours de peine ainsi que des citoyens birmans conjoints d’Étrangers ne peuvent en aucun cas être élus et remplir des fonctions officielles.

Or cette loi paraît avoir été élaborée pour éliminer Mrs Aung San Suu Kyi de toute activité politique. D’autant plus que cette dernière a été – une nouvelle fois condamnée en Août, l’an dernier, à 18 mois de « résidence forcée » pour « avoir avait prétendu les juges de la junte, abrité un citoyen américain, John Yettaw, qui avait traversé l’Inya lake de Rangoon à la nage pour aller lui rendre visite dans sa maison constuite au bord de l’autre rive. Elle ne devait pas étire libérée avant novembre prochain

Par ailleurs, le président de l’Association des Nations du Sud Est asiatique, Surn Pitsuwan, a souligné lundi dernier lors d’une conférence de presse, que le ministre birman avait entendu ses collègues présents au Forum d’Hanoi, insister sur le fait que les élections prévues en Birmanie devaient être « libres et loyales ». Or on constate actuellement que la junte militaire n’a pas encore fixé de date pour cette consultation générale populaire en se bornant à déclaré qu’elles auraient lieu dans la seconde moitié de 2010. Il d’autre part dissous récemment – par précaution - le parti démocratique dont le leader est Mrs Aung San Suu Kyi.. De telle sorte que même si l’on ne devait pas douter des affirmations du ministre des affaires étrangères, il serait vraisemblable de penser que la Junte estime candidate officiellement sans parti politique et sans troupe elle ne menacerait pas, même élue, les intérêts publics et privés d’une junte fondée , il y a quarante-huit ans - en mars 1962, après le coup d’Etat durant lequel le général Ne Win et son état-major ont abrogé le régime parlementaire présidé par U Nu.

Pour faire bonne figure le ministre birman avait ensuite donné l’assurance à son collègue japonais Katsuya Okada, que le programme nucléaire Nord Coréen est « inacceptable ». Nouvelle preuve du double langage de ministre birman qui se trouvait sous le feu des 27 membres de l’ARF qui avaient été rejoints par Mrs Hillary Clinton. Cette dernière avait confirmé cette assemblée des détails l’évolution des programmes nucléaire de la junte militaire et sur sa collaboration avec la Corée du Nord qui effectue également d’importantes livraisons d’armements à la dictature militaire birmane..

L’ARF est le forum de sécuriré le plus important de l’Asie orientale. Il comprend les dix membres de l’ASEAN ainsi que 17 autres nations parmi lesquelles se trouvent le Etats-Unis, la Chine et la Corée du Nord.

Les États du Sud est Asiatique soupçonnent également, selon la « Voie Démocratique de Birmanie » en exil, que la Corée du Nord assiste la junte militaire dans le développement d‘un vaste réseau souterrain de bunkers. Tout un réseau de systèmes lance-missiles nord – coréens a été également été décelé le mois dernier dans le Nord de la Birmanie.

source http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/birmanie-aug-sang-suu-kyi-78863
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Aung San Suu Kyi officiellement interdite de vote en Birmanie

Message  Admin le Mar 21 Sep 2010 - 6:51

RANGOON (AP) — La cheffe de l'opposition démocratique birmane Aung San Suu Kyi est officiellement interdite de vote en vue du scrutin du 7 novembre: son nom ne figure pas sur les listes électorales publiées lundi par la junte au pouvoir.

En vue du scrutin, la junte a mis en oeuvre plusieurs textes de loi interdisant dans les faits la lauréate du prix Nobel de la paix de voter, mais la publication des listes dans les bureaux locaux de la commission électorale a officialisé cette interdiction.

Il s'agira de la première élection générale en Birmanie depuis 1990, scrutin que la Ligue nationale pour la démocratie (LND) de la "dame de Rangoon" avait remporté à une majorité écrasante.

Mais le régime militaire aux commandes du pays depuis 1962 a ignoré ces résultats et gardé Aung San Suu Kyi derrière les barreaux ou en résidence surveillée pendant 15 des 21 années écoulées depuis.

En mars dernier, de nouvelles lois ont été publiées interdisant aux personnes condamnées par la justice d'être candidates ou électrices.

La branche de la Commission électorale du quartier de Bahan, où Aung San Suu Kyi est assignée à résidence dans sa villa des bords du lac, a également exclu des listes d'électeurs les deux compagnes de la dissidente, Khin Khin Win et Win Ma Ma, qui vivent à ses côtés et l'aident dans les tâches domestiques.

Les trois femmes ont été condamnées en août 2009 pour violation des termes de sa précédente assignation à résidence, pour avoir brièvement hébergé un missionnaire américain qui avait gagné la maison à la nage.

Aung San Suu Kyi purge actuellement pour cette affaire une peine de 18 mois de résidence surveillée qui arrive à expiration le 13 novembre, soit six jours après le scrutin.

La Commission électorale avait fait savoir la semaine dernière que tout citoyen dont le nom n'apparaîtrait pas sur les registres électoraux aurait sept jours pour faire appel.

Source AP
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Aung San Suu Kyi pourra voter

Message  Admin le Ven 24 Sep 2010 - 5:40

"Aung San Suu Kyi et ses deux domestiques auront le droit de voter", a indiqué à l'AFP un responsable birman, sous couvert d'anonymat. "Mais elles ne seront pas autorisées à aller dehors le jour des élections. Les autorités pourraient leur demander de voter en avance", a-t-il ajouté. Lundi, des officiels du régime avaient pourtant annoncé que la dissidente ne serait pas autorisée à participer au scrutin prévu le 7 novembre.

source http://www.europe1.fr/International/Birmanie-Aung-San-Suu-Kyi-pourra-voter-275634/
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Re: "Je m’excuse de vous donner plus de travail" ASSK

Message  Admin le Jeu 30 Sep 2010 - 11:52

Aung San Suu Kyi sera libérée après les élections du 7 novembre, les premières depuis 20 ans, ont indiqué des sources officielles birmanes.

RANGOUN — La célèbre dissidente birmane Aung San Suu Kyi, privée de liberté par la junte pendant la majorité des vingt dernières années, sera libérée quelques jours après les élections du 7 novembre, ont affirmé jeudi des sources officielles birmanes.
La lauréate du prix Nobel de la paix n'a pas vécu librement depuis sa dernière arrestation, en 2003.
Elle avait été de nouveau condamnée en août 2009 à 18 mois supplémentaires de résidence surveillée, après l'intrusion en mai d'un illuminé américain qui s'était approché à la nage de son domicile de Rangoun, situé sur les rives d'un lac.
Les analystes et la communauté internationale avaient alors violemment protesté, exigeant en vain la libération de l'unique réelle figure alternative au régime du généralissime Than Shwe.
"Sa détention sera terminée le 13 novembre, une semaine après les élections en Birmanie. Elle sera libérée conformément à la loi", a indiqué jeudi un responsable birman, sous couvert de l'anonymat.
"Le mois de novembre sera très chargé pour nous, à cause des élections et de la libération de Mme Aung San Suu Kyi", a confirmé une autre source officielle.
Mais le caractère imprévisible du régime laissera planer le doute jusqu'au dernier moment, a relevé Aung Naing Oo, analyste spécialiste de la Birmanie et basé en Thaïlande, ajoutant que cette libération a fait l'objet de nombreuses spéculations.
"Elle sera officiellement libérée, mais ne sera pas libre de ses mouvements", a-t-il estimé ajoutant que la mesure serait probablement soumise à restrictions.
"C'est une dictature militaire. Peu importe le cadre légal, s'ils ne veulent pas la libérer, elle ne le sera pas. Je dois dire que je suis un peu sceptique. J'y croirai quand je le verrai".
Les législatives de novembre sont considérées comme une mascarade en Occident, qui n'y voit qu'une manipulation des militaires pour se muer artificiellement en un régime civil sans céder une once de pouvoir.
ONU, Etats-Unis et Union européenne estiment que le scrutin ne peut avoir de signification en l'absence de Mme Suu Kyi. En 1990, la précédente consultation nationale avait été remportée haut-la-main par son parti, la Ligue nationale pour la démocratie (LND), sans que les résultats ne soient jamais été reconnus.
Depuis, la LND a disparu du paysage politique légal. Les lois électorales de mars dernier ont obligé ses dirigeants à choisir entre exclure sa fondatrice de ses instances, ou renoncer au scrutin. Le parti a choisi le boycott et a, en conséquence, été dissous par le pouvoir.
Jeudi, l'avocat de l'opposante a confirmé cette date de libération.
"Mme Suu doit être libérée le 13 novembre. Il n'y a plus de loi qui justifie sa résidence surveillée", a affirmé Nyan Win. "Nous n'avons rien prévu pour l'instant. Nous ferons ce qu'elle nous dira de faire. Nous attendons ce moment".
Depuis 1989, la dissidente a passé trois séjours en prison ou en résidence surveillée, pour un total de plus de 15 ans.
Mi-septembre, le quotidien gouvernemental "News Lights of Myanmar" avait sommé implicitement la LND de cesser de protester contre sa dissolution et menacé d'emprisonnement quiconque voudrait s'opposer aux élections.
La junte a par ailleurs annoncé que la figure de proue de l'opposition serait autorisée à voter, quelques jours après avoir affirmé le contraire. Un changement de cap qui n'a pas satisfait la communauté internationale.
Les Etats-Unis ont réaffirmé que Mme Suu Kyi ne devrait pas seulement être autorisée à voter, mais libérée, se déclarant "préoccupés par le climat d'oppression politique dans le pays".
Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a déclaré pour sa part lundi, après une réunion ministérielle de l'ONU sur le sujet, que les élections ne seraient pas crédibles sans sa libération.

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Re: "Je m’excuse de vous donner plus de travail" ASSK

Message  Admin le Mar 19 Oct 2010 - 6:02

L'opposante birmane Aung San Suu Kyi rejoindra le réseau Twitter sous peu, possiblement en novembre prochain.

L'avocat de la célèbre militante a annoncé lundi que celle-ci planifie en effet de rejoindre la communauté de Twitter après la fin prévue de sa détention à domicile, qui doit se terminer le 13 novembre. Aung San Suu Kyi dit vouloir communiquer sur Twitter afin d'être en contact plus direct avec les générations plus jeunes, tant en Birmanie qu'à l'extérieur du pays.

En raison de sa détention à domicile, la lauréate d'un prix Nobel de la Paix n'a actuellement aucun accès au téléphone ou à Internet.

L'avocat d'Aung San Suu Kyi a annoncé la semaine dernière que la militante n'a pas l'intention d'aller voter lors du scrutin qui se déroulera dans moins d'un mois en Birmanie. Elle refusera d'exercer son droit de vote le 7 novembre prochain, puisque le scrutin est organisé par les militaires. Elle avait pourtant été finalement inscrite sur les listes électorales il y a quelques semaines.

En agissant ainsi, la célèbre opposante suit les consignes de son parti, la Ligue nationale pour la démocratie, qui a appelé à un boycott de l'élection suite à sa dissolution en mai dernier.

En 1990, le parti mené par la militante avait gagné les élections générales, mais la junte militaire avait annulé le scrutin et la leader politique a été continuellement gardée en détention depuis, étant surtout assignée à résidence. En août 2009, la militante avait été condamnée à 18 mois supplémentaires de résidence surveillée, après l'intrusion dans sa maison d'un Américain.

Aung San Suu Kyi a notamment reçu le prix Nobel de la Paix en 1991.

source http://matin.branchez-vous.com/nouvelles/2010/10/aung_san_suu_kyi_rejoindra_twi.html
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Aung San Suu Kyi tenue à l'écart des élections du 7 novembre

Message  Admin le Mer 27 Oct 2010 - 12:09

BANGKOK (AP) — Symbole de la lutte pour la démocratie en Birmanie, la prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi ne pourra jouer aucun rôle dans les élections du 7 novembre, largement considérées comme un simulacre visant à prolonger le pouvoir de la junte. Son parti a été dissous et l'assignation à résidence de la "dame de Rangoun" n'expirera qu'après le scrutin.

La junte a interdit à Aung San Suu Kyi de se présenter aux élections, les premières depuis 20 ans en Birmanie. Sa Ligue nationale pour la démocratie (LND), seule opposition crédible dans le pays, a été dissoute pour avoir décidé de boycotter le scrutin. Les élections devraient permettre à la junte, au pouvoir depuis 1962, de continuer à diriger le pays via un parti qui lui est entièrement dévoué.

Lors des dernières élections, en 1990, Aung San Suu Kyi avait conduit la LND à une éclatante victoire. Mais la junte a ignoré le résultat du vote et privé de liberté la célèbre opposante pendant 15 des 21 dernières années.

Cette fois, les militaires n'ont pas voulu prendre le moindre risque: Aung San Suu Kyi, 65 ans, a été neutralisée politiquement et réduite au rang de simple observatrice.

Mais elle n'a peut-être pas dit son dernier mot. Son assignation à résidence expire le 13 novembre, et de nombreux analystes pensent que la junte lui accordera une liberté limitée pour donner un signe de bonne volonté à la communauté internationale.

"Les militaires ont effectivement marginalisé Aung San Suu Kyi parce qu'elle ne peut pas faire campagne contre les élections", souligne Muang Zarni, dissident exilé et membre de l'Ecole d'économie de Londres (LSE). "En ce sens, l'armée a gagné. Mais les luttes politiques ne sont pas des sprints de 100 mètres."

Si Aung San Suu Kyi est autorisée à "sortir dans les rues des villes birmanes, elle pourra mobiliser l'opinion publique contre le régime", ajoute M. Zarni. La junte "a peur de sa popularité, et lorsque vous (combinez) Aung San Suu Kyi à un mécontentement généralisé, vous obtenez une situation très explosive".

Souvent comparée à Nelson Mandela ou Gandhi, connue dans le monde entier, la lauréate du Prix Nobel de la paix n'est pas la seule à subir la répression de la junte, qui a écrasé par les armes des soulèvements populaires en 1988 et 2007, et détient dans ses geôles 2.100 prisonniers politiques.

Selon l'avocat de l'opposante, Nyan Win, elle suivra les élections depuis son domicile. Comme tous les jours, elle se lèvera à 4h pour méditer jusqu'à 5h30. Elle allumera ensuite ses quatre postes radios pour écouter sur ondes courtes la BBC, Voice of America, Radio Free Asia et la station dissidente Voix démocratique de Birmanie, également basée hors du pays. Aung San Suu Kyi ne possède ni ligne téléphonique ni connexion à Internet chez elle.

Certains analystes et partisans pensent qu'elle a commis une erreur en encourageant la LND à boycotter un scrutin qu'elle considérait comme truqué et inéquitable: ce boycottage a conduit à la dissolution du parti.

Fille du héros de l'indépendance de la Birmanie, le général Aung San, tué par des adversaires politiques en 1947, elle a payé un lourd tribut personnel à son combat pour la démocratie. C'est en 2000, année du décès de son mari, l'universitaire britannique Michael Aris, mort d'un cancer en Angleterre, qu'elle a vu ses fils Alexander et Kim pour la dernière fois.

Elle a depuis refusé de quitter la Birmanie, par crainte de ne pouvoir y retourner. Quant à ses fils, âgés aujourd'hui d'une trentaine d'années, ils n'ont pas le droit d'entrer en Birmanie. Elle a deux petits-enfants qu'elle n'a jamais rencontrés.

Si son assignation à résidence est levée le 13 novembre, sa liberté pourrait être de courte durée, comme cela s'est déjà produit par le passé, soulignent les observateurs.

source AP
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Re: "Je m’excuse de vous donner plus de travail" ASSK

Message  Admin le Mer 3 Nov 2010 - 10:28



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Aung San Suu Kyi rencontre d'ex-compagnons ayant fait sécession

Message  Admin le Jeu 30 Déc 2010 - 10:13

La célèbre opposante birmane Aung San Suu Kyi a rencontré jeudi des dissidents de la Ligue nationale pour la démocratie (LND), qui avaient créé un nouveau parti et dénoncé son boycott des élections de novembre, a indiqué l'un d'entre eux.
C'était la première fois que la lauréate du prix Nobel de la paix s'entretenait avec ses anciens compagnons de route depuis sa libération le 13 novembre.
Mais "c'était juste une rencontre d'ordre personnel. Nous n'avons pas parlé politique. Nous nous rencontrerons encore", a déclaré Khin Maung Swe, un des trois responsables de la Force démocratique nationale (NDF) à avoir participé à cette rencontre d'environ une heure.
La semaine dernière, Khin Maung Swe avait indiqué que la NDF voulait expliquer ses choix à la lauréate du prix Nobel de la paix.
"Nous lui expliquerons que nous avons formé un nouveau parti pour la réconciliation nationale, étant donné que la voie de la confrontation est impossible pour aller vers la démocratie", avait-il déclaré.
Lui et d'autres membres de la LND, parti avec lequel Mme Suu Kyi a mené tout son combat politique, l'avaient quitté pour créer la NDF et participer au premier scrutin dans le pays depuis 20 ans.
Ils s'opposaient au boycott du scrutin, qui a valu à la LND d'être dissous par le pouvoir. Ils ont remporté seulement 16 sièges lors de ces élections lors desquelles ils ont dénoncé des fraudes.
La "Dame" de Rangoun, isolée par sept années consécutives de privation de liberté, a été critiquée par de nombreux opposants et experts qui lui reprochent de n'avoir jamais su négocier avec la junte.
La LND avait remporté une écrasante victoire aux élections de 1990 sans jamais être autorisée à exercer le pouvoir.
Mme Suu Kyi, qui a été enfermée pendant 15 des 21 dernières années, a récemment indiqué qu'elle souhaitait rencontrer les responsables du Parti de la solidarité et du développement de l'Union (USDP), créé par les militaires pour le scrutin du 7 novembre, et qui a revendiqué une large victoire.

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Aung San Suu Kyi : Sa lutte pour la démocratie contre une dictature militaire capitaliste et surpuissante

Message  Admin le Jeu 6 Jan 2011 - 18:01

Les interdictions lancées par la junte birmane de prier pour la libération d’Aung San Suu Kyi, n’ont pas atteint leur but. Mis au pied du mur par les plus importants dirigeants du monde occidental, par les organismes internationaux tels de les Nations Unies, et par quelques nations membres des ASEAN, les généraux du régime dictatorial, au moment même où ils avaient entrepris de faite croire, vers la fin de l’été 2010, qu’ils allaient organiser pour la première fois depuis vingt ans des élections à la fois libres et démocratiques, se sont vus contraints - tout en prenant la précaution de maintenir Aung San Suu Kyi prisonnière pendant le scrutin.

Ils ne l’ont libérée que le 14 novembre 2010, après avoir proclamé que la consultation avait en majorité approuvé leur régime, rendant ainsi sa liberté à leur adversaire redoutée, mise à l’écart depuis 1990, dont sept années consécutives.

Son seul crime, pour ses geôliers étoilés, avait été de remporter à la tête de son parti la « Ligue nationale de la démocratie birmane », une victoire écrasante, en 1990..

Les dirigeants du monde entier ont approuvé cette décision tout en maintenant leurs leur exigence de voir la la junte birmane relâcher les autres détenus politiques, qui seraient environ 2.100 dans le pays.

Ils se demandent aussi ce que peut cacher l’élargissement d’Aung San Suu Kyi dans l’esprit et les plans des généraux. Car les principales caractéristiques de ces membres de la junte sont, sans doute, l’intelligence, leur machiavélisme et leur cynisme.

J’ai pratiqué leurs prédécesseurs, ceux de la junte formée par général Ne Win après son coup d’Etat de mars 1962 contre la démocratie birmane.

Je m’étais trouvé à cette époque à Rangoon,en qualité de correspondant d’une agence de presse internationale Ce séjour dans ce pays à la civilisation millénaire avait présenté un très grand intérêt diplomatique et culturel,, mais la surveillance de tous les instants exercée avec subtilité et, souvent, avec une délicate courtoisie, par les divers services de renseignement du gouvernement militaire, le contrôle permanent des dépêches que nous transmettions vers Paris, n’ont pas fait de cette mission une partie de plaisir.

J’ai commencé à m'intéresser à nouveau à la Birmanie notre départ pour Buenos-Aires, en Juillet 74, lors d'un dîner donné en notre honneur par un diplomate que nous avions connu à Rangoon, lors de notre séjour pour l’AFP, comme unique envoyé spécial d’une agance de presse occidentale. (1962 - aout 1964).

Au cours de ce dîner auquel avait été convié le N° 2 de l'ambassade birmane à Paris (qui finalement n'était pas venu), assistaient d'autres diplomates la conversation avait pris, comme on peut l’imaginer, un ton très "smart " et "diplomatique" . On y évoqua Rangoon et les beautés culturelles du pays. Et soudain j'entendis notre hôte déclarer en passant, comme il aurait pu constater que le "le climat y est tropical" - à ses hôtes que la Birmanie était "un modèle de démocratie".

Hélas il ne parlait pas du régime parlementaire d'U Nu qu'il avait vu abattre par le général Ne Win, mais bien de ce qu'on appelait à l'époque le "gouvernement militaire". Je suis tombé des nues devant tant de cynisme, ou ce qui me parut pire - d'aveuglement de la part d'un diplomate jugeant d'une situation que nous avions vécu ensemble.

De là est venu mon regain d'attention - et surtout à notre retour d'Argentine en novembre 1979, quand Aung Sang Suu Kyi, allait fonder et prendre en mains son mouvement démocratique, au cours des années 80.

De telle sorte, qu’ayant suivi l’évolution politique, le renforcement du pouvoir militaire et puis son comportement depuis vingt et un ans à l’égard d’une femme, d’apparence délicate, leader implacable de l’opposition démocratique de son pays, je n’ai jamais apporté beaucoup de crédit aux juntes successives qui se sont succédées à Rangoon. Encore moins à leurs dernières initiatives car, depuis 46 ans leur but principal a été de financer leur pouvoir en mettant à sac toutes les ressources minières de la fédération birmane au détriment des intérêts du peuple birman..

La libération de la « Dame de Rangoon » ainsi que la surnomment ses partisans pourrait, évidemment, constituer de la part de la junte un premier pas afin de tenter d’obtenir une révision des sanctions occidentales qui frappent ce régime considéré par les organisations de défense des droits de l'homme comme l'un des plus corrompus et répressif au monde.

Elle pouvait aussi détourner l'attention de l'Europe, des Etats-Unis ou du Japon des dernières élections, qualifiées de "simulacre" par la communauté internationale et remportées par l'USDP, un parti créé de toutes pièces par les militaires.

A sa sortie de sa propre maison où elle avait été assignée à résidence au cours des sept dernières années, elle avait été ovationnée par une foule de Birmans. La junte avait pris soin de l’isoler dans l’enceinte de sa propriété jusqu'à l’issue des élections de novembre, spécialement organisées pour donner au monde l’illusion que la dictature birmane s’ouvrait à la démocratie.

Après des résultats déclarés favorables à leur pouvoir mais mis en doute à l’extérieur de la Birmanie, ils ont libéré leur captive qui n’avait donc pas pu prendre part au vote et dont le parti, le « Mouvement national pour la démocratie » fondé en 1988, très largement majoritaire aux élections de 1990, avait été dissout par les généraux de la junte avait été lui aussi exclu de la consultation.

Parlant à ses partisans au lendemain de son élargissement, ellle leur est apparue, aussi ferme dans ses propos, avec la même détermination quant au rôle qu’elle estime assumer désormais en liberté. Enorre qu’elle ne se fase pas beaucoup d’illusion sur cette liberté dont elle a constaté la précarité.

« Je pense que nous devons créer notre propre espace » a-t-elle déclaré le 15 décembre 2010, ans une interview exclusive à Flore Olive, publiée dans un reportage remarquable réalisé à Rangoon, pour un hebdomadaire parisien.

« Nous ne faisons rien d’inconsidéré ou d’irréfléchi, mais nous ne comptons pas demeurer passifs. Car dans ce cas nous n’aurions plus de raison d’être. Pourtant, il n’y a aucune garantie que nous ne serons pas arrêté : quoique nous fassions, même si cela ne semble pas beaucoup, quand les autorités se sentent menacées, elles nous arrête. Donc nous travaillons et mettons en œuvre notre politique sans garder perpétuellement un œil sur le fait que n ous pouvons être arrêtés, sinon nous ne ferions rien. Notre objectif est que la Birmanie devienne libre »

Coupée de la vie quotidienne de son pays pendant quinze , et particulèrement depuis serptans, Aung San Suu Kyi a découvert un monde nouvrau une nouvelle génératio de citoyens et de myens technologique comme Internet et la prolifération des téléphone portables.

Elle a constaté que les plus évidents de ces changements avait été une augmentation de l’implication des jeunes générations, le développement des communications mondiales grâce à Internet et l’apparition de ce qu’elle appelle le téléphone à main. Ce qui fait remarque-t-elle que « tout ce qui se produit dans notre pays est connu dans la monde entier.

Après les avoir vu agir les généraux , depuis vingt et un ans, à l’égard d’ Aung San Suu Kyi, l’emprisonnant, la libérant, puis l’arrêtant de nouveau, la maintenant prisonnière dans sa propre maison, prolongeant sa détention au moindre prétexte, puis la relachant de manière spectaculaire à la face du monde, on ne peut s’empêcher de penser au jeu du chat et de la souris lorsque le félin capture, puis relâche, puis rattrape sa proie qu’il finit par tuer d’un coup de croc.

De telle sorte, qu’en l’absence d’un véritable soutien politique, diplomatique et matériels nations démocratiques du monde entier, à la popualtion birmane qui lutte pour ses libertés démocratiques, on ne peut avoir l’inquiétude que d’espoir dans le succès final de la campagne menée par la « Dame de Rangoon » soit finalement déçu.

Entre Aung Suu Kyi, avec la foule de ses partisans la balance est trop inégale :

La puissance des généraux est constituée par une armée de 400.000 hommes, par les ressources financières produites par leur pillage des ressources naturelles de leur pays.

L’exploitation à leur profit des gisements de pierres précieuses comme le rubis et le saphir, le jade aussi ;

La production d’opium et d’héroïne ;

Avant et après guerre, l’agriculture qui était déjà super productive. Elle l’est beaucoup moins depuis la culture du riz, la nationalisation des marchés, des usines décorticage qui sont passées sous le contrôle d’officiers inexpérimentés ;

Peu importe ces richesses, depuis 2007, la découverte d’immenses gisements dans la nord de la fédération font de la Birmanie, dans l’Arakan, à 70 km de la côte le principal producteur de gaz et d’hydrocarbures du Sud Est asiatique.

Il y a longtemps que ce pactole était soupçonné, voire annoncé.

Plus que l’induite et les horreurs perpétées par le roi Thibaw à Mandalay, la découverte par des ingénieurs britanniques de traces de pétrole en Birmanie été une des motivations du renversement du dernier roi vassal de la dynastie des Ava et l’occupation du pays et l’occupation par l’armée des Indes.

Ce fut la British Oil qui exporta en 1856 les premiers barils de pétrole.

A l’arrivée des troupes japonaises, en 1941, tous les puits existant furent cimentés et colmatés à la hâte.

La seconde décennie de l’an 2000 a marqué de manière spectaculaire la renaissance de l’exploitation pétrolière, par la découverte d’un des gisements les plus important du Sud Est asiatique. Un champ quasi inépuisable de gaz situé en off shore à l’Ouest de l’Arakan ; 70 km de la côte birmane. Selon des estimations françaises, ces gisements constituent une réserve de 150 milliards de M3 exploitables pendant trente ans.

La totalité du potentiel gaz – pétrole birman est constituée par l’existence de dix nauf champs d’hydrocarbures sur la terre ferme et trois en off shore. L’exploitation de ces ressources est assurée par quatre-vingt cinq projets industriels qui ont fait l’objet d’un investissement de 3,2 milliards de dollars en 2007.

Selon les sources officielles, les exportations de gaz ont progressé de 27,5 % de 2007 à 2008, pour un total de 2,6 milliards de dollars de chiffre constitue 42,9 % de la totalité des expotations de la Birmanie.

Depuis 46 ans la destruction de la démocratie n’a pas rebuté l’apport d’importants capitaux internationaux et l’implantation des toutes les entreprises pétrolières internationale, américaines, européennes ou asiatiques.

Tous les pays du Sud Est asiatique, de l’Inde à la Corée du Nord, la Chine, le Japon, importants consommateurs d’énergie non renouvelables ainsi que toutes les sociétés pétrolières internationales – au nombre de treize – auxquelles les généraux birmans ont fait appel en leur offrant, de surcroit, une main d’œuvre locale quasi gratuite, n’ont aucun intérêt à voir le renversement, ou même la réforme du pouvoir actuelle en place.

"Le moment est venu où la Birmanie a besoin d'aide", a lancé Aung San Suu Kyi dimanche. "Les pays occidentaux, les pays orientaux, le monde entier (...), tout commence par le dialogue."

source http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/aung-san-suu-kyi-sa-lutte-pour-la-86817
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La dame de Rangoun organise son réseau

Message  Admin le Mar 18 Jan 2011 - 18:22


Assignée à résidence pendant sept ans, l'opposante birmane Aung San Suu Kyi a été libérée le 13 novembre dernier. Au total, elle a été privée de liberté pendant près de 15 ans, depuis le début de son combat pour la démocratie en 1988. A sa sortie, elle s'est engagée à persévérer dans la recherche d'un dialogue avec les autorités militaires au pouvoir en Birmanie.


Sur les conseils de Aung San Suu Kyi, la jeunesse birmane se mobilise sur la Toile. Ce réseau social aurait une vocation politique. Mais pas seulement.

La célèbre opposante birmane Aung San Suu Kyi rappelait, lors d'un rassemblement de la jeunesse le 28 décembre, la nécessité de s'écouter les uns les autres. Deux semaines plus tard, son message a été entendu: "Les participants qui ont assisté à la conférence sont restés en contact par e-mail et par téléphone. C'est ainsi que peu à peu un réseau a été créé. Maintenant, des partis politiques et des groupes sociaux nous contactent tous les jours", confie Myo Yan Naung Thein, responsable de la coordination du réseau.
Le groupe informel réunit des jeunes issus des partis politiques, d'ONG ou encore de groupes représentant les minorités ethniques. Jour après jour, il prend aussi de l'ampleur sur Internet. Sa vocation première est bien sûr d'ordre politique. "Nous avons l'intention de renforcer nos capacités afin que les autres jeunes puissent travailler ensemble pour le bien du pays pendant la période post-électorale. Nous allons également essayer de dénoncer les injustices sociales sur le réseau", commente Kyaw Min Haing, bénévole pour une association d'aide aux orphelins et étudiants de Rangoon. Ce réseau serait donc un relais d'expression des partis démocratiques birmans.
Than Min Soe, jeune membre du Parti de l'Union Démocratique juge qu'il est important d'"expliquer les opinions politique de notre mouvement à d'autres membres du réseau. Ceux-ci peuvent également partager des informations avec nous". Mais pas seulement. "Nous allons également effectuer un travail social. Les membres ont besoin de prendre part à des discussions avec des personnes qui partagent leurs préoccupations et leurs points de vue". Zaw Aung a donc rejoint le réseau social avec 16 autres jeunes avocats. Il souhaite travailler avec eux pour lutter contre les injustices telles que la confiscation illégale de terre.
La lauréate du Prix Nobel de la paix ne dispense pas que des conseils, elle les applique aussi. Jeudi, Aung San Suu Kyi a renoué le dialogue avec les dissidents de la Ligue Nationale pour la démocratie (LND), son parti. Une rencontre, la première depuis sa libération le 13 novembre, d'ordre personnel et non politique. Ses anciens compagnons de route ont, en effet, créé un nouveau parti et dénoncé le boycott des élections de novembre en participant au premier scrutin dans le pays depuis vingt ans. Après avoir été critiqué pour son refus de négociation avec la junte, la dame de Rangoun semble désormais convaincue que la réconciliation nationale passe par le dialogue, notamment sur les réseaux sociaux.

source http://www.lexpress.fr/actualite/monde/asie/la-dame-de-rangoun-organise-son-reseau_953151.html

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Aung San Suu Kyi désormais connectée à l’internet

Message  Admin le Ven 21 Jan 2011 - 18:04

La célèbre opposante birmane Aung San Suu Kyi est désormais connectée à l’internet à son domicile, deux mois après sa libération de plus de sept années de résidence surveillée, a annoncé son chef de la sécurité vendredi.

"Elle est contente" d’avoir l’internet pour pouvoir communiquer avec ses partisans, a indiqué Win Htein, précisant qu’elle ne pouvait pas s’en servir en ce moment "parce qu’elle ne se sent pas bien". La célèbre figure de proue de l'opposition birmane Aung San Suu Kyi est désormais connectée à Internet.

La lauréate du prix Nobel de la paix avait déposé une demande d’abonnement à internet auprès d’une entreprise privée juste après sa libération le 13 novembre. Mais la demande a finalement été transférée à l’entreprise d’Etat Yatanarpon Teleport.

Les Birmans, dirigés par une succession de régimes militaires depuis 1962, doivent obtenir l’autorisation des autorités pour avoir l’internet à leur domicile et il existe dans le pays un marché noir florissant pour les accès internet sous de faux noms.Mme Suu Kyi a fait une demande en son nom parce qu’elle veut utiliser les e-mails, a assuré Win Htein.

La "Dame" de Rangoun, quasiment coupée du monde sans téléphone ni l’internet pendant 15 des 21 dernières années, avait fait part juste avant sa libération de sa volonté d’utiliser Twitter pour entrer en contact avec la population de son pays, en particulier les jeunes.

Reporters sans frontières a décrit la législation birmane relative à l’utilisation de l’internet comme l’une des législations "les plus liberticides du monde".

Selon l’Union internationale des télécommunications, qui dépend de l’ONU, un Birman sur 455 utilisait l’internet en 2009.
Les autorités avaient été accusées de ralentir les connections juste avant les élections du 7 novembre, les premières en 20 ans.

Le parlement issu de ce scrutin doit se réunir pour la première fois le 31 janvier. La Ligue nationale pour la démocratie d’Aung San Suu Sky, qui a été dissoute par la junte pour avoir décidé de boycotter les élections, n’y sera pas représentée.

http://www.24heures.ch/aung-san-suu-kyi-desormais-connectee-internet-2011-01-21
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Re: "Je m’excuse de vous donner plus de travail" ASSK

Message  Sam_Sallung le Sam 22 Jan 2011 - 4:22

Pas un peu marre du catastrophisme concernant ce pays dont on parle quand même pas mal dans un paquet de médias.
J'aimerais qu'on parle autant de l'Albanie,ce magnifique pays mafieux, bien plus proche de l'Europe ou même de la Hongrie qui fait partie du Marché Commun et où la presse est largement autant muselée qu'en Birmanie.

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Suu Kyi au Forum de Davos: les Birmans veulent être "connectés" au monde

Message  Admin le Sam 29 Jan 2011 - 8:17

Les Birmans veulent être "connectés" au reste du monde, a plaidé vendredi le prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi, dans un message aux décideurs économiques et politiques réunis au Forum de Davos, les invitant à accompagner attentivement la démocratisation du pays.

"Je voudrais prendre la parole au nom de 55 millions de Birmans pour la plupart laissés pour compte", a déclaré l'opposante birmane dans son adresse audio diffusé aux 2.500 participants réunis dans la station suisse.

"Nous aspirons à faire partie de la communauté internationale, et ne pas seulement être connectés à elle économiquement et socialement", a-t-elle ajouté.

"Je voudrais demander à ceux qui ont investi ou pensent investir en Birmanie de mettre au premier plan le respect de la loi, les facteurs sociaux et environnementaux, les droits des travailleurs, la création d'emplois et la promotion des compétences technologiques", a-t-elle dit à l'attention des centaines de chefs d'entreprise rassemblés à Davos, en relevant "l'abondance des ressources naturelles" de son pays.

"Nous devons porter une grande attention aux coûts et aux dommages collatéraux de notre développpement, qu'ils soient environnementaux ou sociaux" et "nous avons besoin de réformer notre système légal afin de pouvoir attirer l'investissement direct et de garantir l'Etat de droit", a-t-elle remarqué.

"J'en appelle à tous les participants pour qu'ils utilisent leurs moyens et talents afin de promouvoir la réconciliation nationale, la démocratisation authentique, le développpement humain et la croissance économique, afin que notre peuple puisse à son tour apporter sa contribution à un monde plus sûr et plus heureux", a-t-elle dit.

La "Dame" de Rangoun, qui a passé près de 15 des 21 dernières années assignée à résidence, a été libérée peu après les élections de novembre dernier. La junte est parvenue à l'exclure totalement du processus politique. Le nouveau Parlement se réunira pour la première fois lundi. Et aucun allié d'Aung San Suu Kyi n'y siègera.

http://www.tdg.ch/node/306028
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Aung San Suu Kyi et le casse-tête des sanctions

Message  Admin le Mar 8 Fév 2011 - 16:35



Alors que le débat agite la Birmanie, la Ligue nationale pour la démocratie (LND), de l’opposante Aung San Suu Kyi, recommande le maintien de sanctions internationales «ciblées» contre la junte birmane. Elle préconise une réflexion internationale sur la question.

A première vue, cette annonce peut surprendre. La Ligue nationale pour la démocratie (LND), parti de la célèbre opposante birmane Aung San Suu Kyi, a préconisé lundi le maintien des sanctions occidentales infligées à la junte au pouvoir. «Nous sommes arrivés à la conclusion que les sanctions affectent seulement les membres dirigeants du régime et les entreprises qui leurs sont associées, pas la majorité de la population», note Tin Oo, vice-président de la LND. «Les preuves disponibles indiquent que les conditions économiques à l'intérieur du pays n'ont pas été notablement touchées par les sanctions», poursuit le parti dans un communiqué. Toutefois, la Ligue de l’opposante et Prix Nobel de la Paix prône non pas un statu quo pur et simple, mais «des discussions avec les Etats-Unis, l'Union européenne, le Canada et l'Australie en vue d'un accord sur quand, comment et dans quelles circonstances les sanctions pourraient être modifiées dans l'intérêt de la démocratie, des droits de l'Homme et d'un contexte économique sain.» «Une étude et analyse des conséquences des sanctions par une équipe de professionnels respectés seraient bénéfiques à de telles discussions», insiste-t-elle. Autrement dit, le parti de Suu Kyi souhaite réfléchir avec les pays occidentaux à la manière dont ces sanctions pourraient être modifiées en vue de servir la démocratie, et d’aboutir dans ce domaine à une politique internationale «coordonnée avec sagesse et appliquée avec cohérence». Leur condition sine qua non reste donc l'amélioration des droits humains -qui passe notamment par la libération de l’ensemble des prisonniers politiques, une exigence d'ailleurs inscrite dans le Burmese Freedom and Democracy Act de 2003, qui régit une partie des sanctions américaines.

Cette recommandation va pourtant à l’encontre de nombre d’avis d’observateurs internationaux, qui estiment au contraire que ces sanctions n’ont pas les effets contraignants escomptés sur les dirigeants, tandis qu’elles affaiblissent un pays qui aurait plutôt besoin de s’ouvrir sur le monde. L'Association des Nations de l'Asie du Sud-Est (Asean), dont la Birmanie fait partie, avait ainsi plaidé à la mi-janvier, pour la levée de l’embargo que les Etats-Unis imposent au régime depuis plus de dix ans, mais aussi celui de l'Union européenne –qui a pris des sanctions après la sévère répression de 2007 contre la révolte des moines bouddhistes. L'organisation régionale estime que la libération d’Aung San Suu Kyi, le 13 novembre dernier, et la tenue d'élections législatives en novembre dernier, les premières en vingt ans –bien qu’accusées d’irrégularités massives-, justifient cette évolution. D’autres experts soulignent en outre que ces mesures coercitives ont un effet pervers: le rapprochement du Myanmar –nom officiel du pays depuis 1989, non-reconnu par les opposants au régime- avec des pays comme la Thaïlande mais surtout la Chine.

AUNG SAN SUU KYI Y RÉFLÉCHIT

«Il suffit de regarder une carte, expliquait récemment l’historien Thant Myint-U au site américain Guernica. Le pays se trouve juste entre l’Inde et la Chine. Et entre la Chine et l’océan Indien. Cette position devrait constituer un énorme atout. Or, en étant soumise aux sanctions occidentales et privée d’accès à l’aide au développement ainsi qu’aux marchés, aux connaissances et aux capitaux occidentaux, la Birmanie, qui sort de plusieurs décennies d’isolement volontaire, est en passe de devenir un simple fournisseur de matières premières pour la Chine, ce qui a de terribles conséquences pour l’environnement local et pour nombre d’habitants.» Au bout du compte, au lieu de faire flancher la junte, ces sanctions ont finalement «sapé le développement de la classe moyenne, sur laquelle pourrait s’appuyer une transition démocratique durable», analyse Thant Myint-U. Selon lui, «la réponse réside dans la promotion des réformes économiques adaptées et dans la suppression de toutes les barrières qui séparent la Birmanie (ses habitants aussi bien que ses dirigeants) du monde extérieur.»

De son côté, celle qui est surnommée «la Dame de Rangoun», âgée de 65 ans, reste assez floue sur la question. Si elle avait semblé plutôt en faveur de la levée de ces restrictions, à sa libération, elle s’était toutefois montrée plus mesurée dans une interview à Paris Match quelques temps après. «Nous devons réexaminer notre position sur cette question, regarder si les sanctions ont un véritable impact, avait estimé la fille du père de l’indépendance. Je pense qu’elles ont un impact politique, et qu’elles pourraient avoir aussi un impact commercial, mais des organisations internationales comme le FMI (Fonds monétaire international, ndlr) ont déclaré, dans un récent rapport, que les conséquences économiques de ces sanctions n’avaient qu’un effet minimum. Elles n’affectent pas vraiment la vie quotidienne des Birmans», a-t-elle ajouté, laissant envisager un éventuel maintien. «Certains prétendent pourtant que des milliers de travailleurs auraient perdu leur travail... Nous devons nous pencher là-dessus», a-t-elle simplement conclu, avant de rappeler: «Ce n’est pas nous qui avons imposé ni même proposé les sanctions, mais nous les avons approuvées d’un point de vue politique».

source http://www.parismatch.com/Actu-Match/Monde/Actu/Birmanie-Quand-la-LND-prone-le-maintien-des-sanctions-249615/
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Re: "Je m’excuse de vous donner plus de travail" ASSK

Message  Blue Sky le Mer 9 Fév 2011 - 10:37

Sam_Sallung a écrit:Pas un peu marre du catastrophisme concernant ce pays dont on parle quand même pas mal dans un paquet de médias.
J'aimerais qu'on parle autant de l'Albanie,ce magnifique pays mafieux, bien plus proche de l'Europe ou même de la Hongrie qui fait partie du Marché Commun et où la presse est largement autant muselée qu'en Birmanie
.

Salut Sam ,

on en parle pas tant que ca , je trouve ...ou pas assez .
j'ai aussi été choqué par la décision hongroise de museler sa presse , plus encore par l'apathie des cousins européens concernant ce sujet ..
cela dit , la situation de la Birmanie est catastrophique et extréme , sans comparaison avec la tres grande majorité des pays .
Bon , l'Albanie est un bon exemple , je te l'accorde ..
L'Amour et l'attention pour la Birmanie et les Birmans est un lent combat de résistance à la frustration pour nous , on aimerait tant faire pour Elle et Eux , et on se sent tellement désemparé ...
En tout les cas merci à ce forum pour ses infos quant á ce pays , encore une fois , ces infos ne sont pas tant accessibles que cela , elles sont dc les bienvenues !!

Blue Sky

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La junte birmane menace Aung San Suu Kyi

Message  Admin le Lun 14 Fév 2011 - 11:53

La junte birmane a, pour la première fois depuis sa libération en novembre, menacé nommément l'opposante Aung San Suu Kyi, ainsi que son parti, en affirmant qu'ils trouveraient "une fin tragique" s'ils continuaient à soutenir les sanctions occidentales contre le régime.

Dans un éditorial paru dans le New Light of Myanmar, le quotidien officiel de la junte, l'opposante a été vivement attaquée pour le communiqué sur la question des sanctions publié la semaine dernière par son parti dissous, la Ligue nationale pour la démocratie (LND).

"Si Mme Suu Kyi et la LND continuent de se fourvoyer, en ignorant que la Birmanie d'aujourd'hui s'avance vers une ère nouvelle, un nouveau système et de nouvelles plate-formes politiques ouvrant la voie à la démocratie, ils trouveront une fin tragique", a indiqué l'éditorialiste dimanche.

Il y a une semaine, la LND a publié un communiqué appelant à une discussion avec les Occidentaux "en vue de l'obtention d'un accord sur quand, comment et dans quelles circonstances les sanctions pourraient être modifiées".

L'opposante prenait ses distances avec les appels en faveur d'une levée des sanctions récemment lancés par plusieurs partis d'opposition et par des pays asiatiques voisins de la Birmanie.

Elle estimait que la libération de tous les prisonniers politiques était une condition sine qua non pour leur levée et affirmait, citant un rapport du Fonds monétaire international, qu'elles n'avaient que des conséquences mineures sur l'économie du pays et sur la vie quotidienne des Birmans.

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/1222095/2011/02/14/La-junte-birmane-menace-Aung-San-Suu-Kyi.dhtml
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Il faut maintenir la pression sur le régime birman

Message  Admin le Mer 16 Fév 2011 - 12:42

En demandant le 28 février 2011 le maintien des sanctions économiques à l'égard du régime birman, Aung San Suu Kyi et sa Ligue nationale pour la démocratie (LND) auront clarifié leur position sur un sujet toujours au centre de nombreuses polémiques. Certains observateurs, prêtant à la figure de référence du mouvement démocratique birman leurs propres vues, avaient pourtant affirmé que cette dernière avait "changé d'avis" sur les sanctions.

A la source de cette erreur, une lecture hâtive de la lettre qu'Aung San Suu Kyi adressait à l'homme fort de la dictature birmane, Than Shwe, le 29 septembre 2009. Elle s'y disait prête à rencontrer le dirigeant de la junte afin de travailler avec lui à la levée des sanctions. Cette offre était assortie de conditions, visant à l'évidence à pousser le régime militaire à la table des négociations. Ainsi Aung San Suu Kyi précisait-elle qu'"afin de travailler efficacement à la levée des sanctions", il fallait d'abord étudier les éventuels dommages causés par celles-ci et les motivations des gouvernements à l'origine de ces dernières. Quelques précisions auxquelles nombre d'observateurs ne souhaitèrent pas porter attention.

Pour Aung San Suu Kyi et son parti, il ne saurait pourtant être question de lever les sanctions sans qu'un progrès significatif ait été accompli par le régime birman sur le plan politique. Une question légitime est cependant posée : les sanctions pénalisent-elles la population ? Une évaluation a récemment été conduite par la LND et s'appuie notamment sur une étude du Fonds monétaire international. Se basant sur les conclusions de cette dernière, Aung San Suu Kyi déclarait que "la grande majorité des Birmans, qui travaille dans l'agriculture, n'est affectée en rien". La mauvaise situation du pays s'expliquerait davantage par l'inaptitude de la junte en matière économique ainsi que par le "capitalisme de connivence" qui sévit en Birmanie.

Cette affirmation qu'Aung San Suu Kyi aurait évolué sur la question des sanctions n'était basée ni sur une lecture correcte de ses propos ni sur une étude de l'impact des sanctions sur la population civile. Pourquoi cette contre-vérité s'est-elle affirmé avec une telle force ?

Difficile d'abord de ne pas observer la façon dont l'opportunisme commercial revêt les atours du pragmatisme politique. Frustrés de voir des marchés leur échapper, des investisseurs occidentaux insistent sur le fait qu'exposer le régime birman aux standards éthiques de l'occident ne pourrait que favoriser l'évolution sociale et politique du pays. Les paysans birmans réduits au travail forcé au bénéfice de Total apprécieront. De même, on peut s'inquiéter des activités d'Alcatel-Lucent qui, par l'intermédiaire de l'une de ses filiales, aurait permis à la junte birmane de centraliser les moyens de communication électroniques du pays et partant de les surveiller voire de les censurer.

Outre ceux qui souhaitent l'ouverture des marchés birmans, certains observateurs défendent également l'idée que les sanctions seraient contre-productives. Non soutenues par les puissances asiatiques, ces dernières seraient incapables de faire peser sur la dictature une pression à même d'entraîner sa chute. Elles auraient en revanche pour conséquence de braquer le régime. La solution serait alors inverse : en finir avec toute pression sur la junte afin de ne pas compromettre les timides avancées en cours.

Beaucoup sont convaincus que les élections du 7 novembre 2010, farce démocratique s'il en est, constituent cependant un progrès. Une évolution de la structure du pouvoir est certes bien à l'œuvre en Birmanie. Cependant, cette évolution n'a pas pour but d'augurer une évolution démocratique mais de le faire croire. Faut-il penser que la mise en place – plutôt que l'élection – d'un nouveau parlement constitue une promesse d'ouverture dès lors que celui-ci est soumis au contrôle total d'un conseil militaire ? Aucun progrès tangible vers la démocratisation du pays n'étant encore survenu, Aung San Suu Kyi et la LND ont estimé que les conditions n'étaient pas réunies pour une levée des sanctions.

L'heure n'est pas venue de relâcher la pression sur le régime birman. En avril prochain, lors du renouvellement de la position commune européenne sur la Birmanie, la France devra appuyer le maintien et l'amélioration de la politique de sanctions économiques ciblées visant la dictature birmane. Elle doit aussi user de toutes ses ressources diplomatiques afin qu'émerge un consensus international sur la mise en place d'une commission d'enquête sur les crimes de guerre et crimes contre l'humanité commis en Birmanie.

Frédéric Debomy, président d'Info Birmanie

source http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/02/16/il-faut-maintenir-la-pression-sur-le-regime-birman_1480759_3232.html
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Re: "Je m’excuse de vous donner plus de travail" ASSK

Message  thanaka le Jeu 24 Fév 2011 - 5:08

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"La démocratie viendra mais sans violence "

Message  Admin le Ven 29 Avr 2011 - 3:09

Myanmar, Aung San Suu Kyi: "La démocratie viendra
mais sans violence "
Assis en tailleur sur le quatrième étage d'un immeuble anonyme à Yangon, un bourdonnement douzaine de jeunes "We Shall Overcome, la chanson de protestation que Martin Luther King avait chanté à la fin de son discours. Ils concluent que leur étude jours Bayda Institute, un centre de formation dans les sciences sociales, inspirée par l'ancien prisonnier politique Myo Yan Naung Thein. "Bayda, qui signifie en Birmanie jacinthe d'eau, est un symbole de courage et de lutte.

C'est une fleur que Aung San Suu Kyi met dans ses cheveux. Notre institut est l'un des cinq cents organisations qui prend en charge le réseau de la jeune dame, "explique un par un, en présentant les élèves de sa classe. Ils viennent de Yangon, la plus grande ville du Myanmar, mais aussi de la campagne. Ils ont tous rien que des éloges pour Aung San Suu Kyi. Myo Yan Naung Thein aussi l'adulation, il n'a jamais hésité à critiquer le dissident dans les années nonante, quand il a trouvé trop obstiné dans ses relations avec la dictature. De Novembre Suu Kyi a fait quelques apparitions publiques. Il n'est pas hors de Yangon. Il a occupé un seul grand discours devant la foule, après la libération. Pourquoi cette retenue? "Il se forme un nouveau gouvernement et un nouveau Parlement se réunit», explique Yan Naung Myo Thein. «Que l'accord des autorités de leurs luttes de pouvoir internes. Ils ne savent pas ce que nous faisons.

Il est parfait », s'enthousiasme le jeune supporter de cette stratégie d'attente et d'observation. Le parti d'Aung San Suu Kyi de la Ligue nationale pour la démocratie (LND), a été dissous en mai dernier. La LND a remporté les élections de 1990 a été annulée par le régime. Aung San Suu Kyi et ses amis ont boycotté les derniers sondages Novembre. Ils n'ont pas de représentant au sein du nouveau Parlement. Sont exclus du jeu politique, réduits à néant par la dure loi de la junte, leur portée semble limitée. La Dame de Rangoon consulter les diplomates, les journalistes se rencontrer, écouter celui qui se trouve à proximité. L'enchaînement de ces contacts, essayer de réorganiser un mouvement démocratique en ruines.

Quelle est votre stratégie pour apporter la démocratie au pays?
«Nous espérons développer la société civile et demande instamment au gouvernement d'envisager nos demandes et exigences. Nous amener les gens à comprendre qui a le pouvoir d'obtenir ce qu'il veut. Mais la chose la plus importante est de renforcer ses capacités. Quel que soit les outils que nous utilisons, nous espérons qu'ils ne sont pas violents. "

Pourquoi pensez-vous de la violence n'est pas toujours la bonne méthode?
"Parce que trop souvent, la violence était la voie au Myanmar a mis en place le changement de politique. Je crois que nous devons changer la perception que la violence ne peuvent apporter des changements. Si nous nous enfermer dans ce sens, il n'y aura plus de violence, tout le temps. Et tous ceux qui veulent introduire des changements sur la scène politique en Birmanie aura recours à la violence, en pensant que c'est la seule façon. "

Depuis deux décennies, en Birmanie, rien n'a changé ...
"Il n'est pas. Je ne comprends pas pourquoi certaines personnes disent que la situation est bloquée. Il ya eu beaucoup de changements, même au cours des sept dernières années, ce qui correspond à ma dernière période d'assignation à résidence. Il ya maintenant beaucoup plus de jeunes dans notre mouvement. Et ils sont très actifs. Il est possible que les changements pourraient ne pas être évidente aux yeux de tous. Mais je ne pense pas qu'il existe des situations qui n'évoluent pas toujours. "

Il a estimé que les jeunes sont plus libres de la peur de sept ans quand elle était libre?
"Tout d'abord sont libres de l'ignorance, grâce à la révolution Internet, qui sont arrivés dans le pays, bien que le Myanmar est fortement retardée. Ils se débarrasser de l'ignorance elle-même, parce qu'ils sont capables de communiquer avec d'autres enfants de leur propre pays et dans le monde, beaucoup plus facilement que par le passé. Je crois que l'ignorance et la peur sont étroitement liés. Ceux qui marchent dans les ténèbres a peur de l'obscurité. Pourquoi? Pourquoi ne pas voir quoi que ce soit et ne savent pas ce qui est confrontée. Plus vous en saurez, plus vous pouvez gérer vos peurs. "

Dans les années nonante, il a dit que n'a pas condamné la violence de ceux qui luttent pour une juste cause, comme son père, le général Aung San, qui se sont battus pour l'indépendance de la Grande-Bretagne. La non-violence, pour elle, est une stratégie pragmatique ou un principe?
"Les deux. Mon père a combattu en Birmanie. Lutte contre les étrangers. Et vous devez comprendre que les temps ont changé. A cette époque, les gens se sont battus pour obtenir ce qu'il voulait et personne ne se souciait plus des droits de l'homme. Mais, même mon père, dans certains discours des dernières années, il a fait allusion à des méthodes non-violentes. Il a dit ouvertement: "Si nous nous battons, nous nous battons, mais je préfère une manière pacifique, car il vaut mieux pour le peuple." Ce n'était pas de nature violente. "

Peut dire qui ne changera jamais en faveur d'une stratégie de violence?
"Je ne changerai jamais en faveur d'une stratégie de la violence. Mais ne condamnons pas ceux qui pensent que la violence est la seule façon d'avancer, parce que c'est la seule chose qui est connu dans l'ancienne Birmanie. Il est celui qui lui a enseigné l'histoire. Et puis, je ne peux pas dire, "Ne pas prendre les armes et de suivre la voie pacifique," parce que je ne peux pas garantir leur sécurité. À bien des égards, la voie de la non-violence est la plus dangereuse. Nous n'avons pas d'armes sur le terrain autre est prêt à son utilisation. "

Même Nelson Mandela en Afrique du Sud a reconnu la voie de la violence comme un dernier recours ...
"Et la fin est venu à la non-violence. Vous voyez, il a dû évoluer avec son temps. Quand il a choisi la voie de la violence, était encore acceptable. Mais je pense que l'idée d'apporter des changements par la violence est devenue de moins en moins acceptable dans le monde. "

Tomas Ojea Quintana, l'envoyé spécial des Nations Unies a proposé que son pays visé par l'enquête sur les violations des droits de l'homme. Êtes-vous favorable à l'idée d'une commission d'enquête?
"Je soutiens, parce que son travail comme Envoyé spécial pour les droits de l'homme, est de faire ce qu'il juge nécessaire pour savoir ce qui se passe dans le domaine des droits de l'homme. Les violations des droits de l'homme doivent faire l'objet d'enquêtes pour éviter la répétition. "

Pensez-vous qu'une telle proposition encore plus peur de son gouvernement au lieu de pousser il d'engager un dialogue?
«Peut-être. Certains au sein du gouvernement peut avoir peur, s'ils pensent qu'ils ont raison. Mais d'autre part, ont besoin de comprendre ce que nous disons, c'est une commission d'enquête ne conduit pas nécessairement à un tribunal. En outre, il peut aussi être un moyen d'éviter le tribunal. Comme cela s'est produit en Afrique du Sud. Il y avait une commission pour la vérité et de réconciliation qui a été montré que vous devez répondre de leurs crimes. Mais cela ne signifie pas nécessairement une reprise. Une commission d'enquête peut aider à prévenir la justice vengeresse, qui peut semer la discorde dans le pays. Ainsi, nous parlons de la justice tempérée par la miséricorde. C'est exactement la façon dont les Sud-Africains qui ont choisi parce que les divisions dans leur pays ne peut être accrue et ils ne persistent pas. Je crois que si ceux qui ont raison d'avoir peur au Myanmar regardé cet exemple, nous comprenons que la commission d'enquête est dans leur intérêt, à condition qu'il soit accompagné d'un accord politique approprié. "

Elle a l'impression que le gouvernement a moins peur d'elle?
"Je l'espère. Auront moins peur et que nous pouvons faire notre travail. Mais je ne sais pas. Une partie de notre tâche est de convaincre le gouvernement que nous n'avons rien à craindre et que nous pouvons travailler ensemble. Le gouvernement est composé de beaucoup de gens. Et derrière nous sommes des soldats. Nous avons donc à convaincre beaucoup de gens que l'avenir par la négociation et de règlement pacifique. Je pense que l'armée il ya déjà des gens qui croient que nous devons trouver un moyen plus pacifique et plus compromis. En particulier, nous avons des liens avec les familles des militaires qui souffrent. chefs de l'armée se débrouillent très bien. L'armée est composée de 500 000 personnes. Il ya beaucoup de gens, en particulier dans le bas de la hiérarchie, dont les familles ont du mal comme tout le monde au Myanmar. "

Comment peut-il aider le gouvernement à ne pas s'inquiéter pour le changement démocratique?
"Tout d'abord, les éducateurs. Je ne veux pas l'éducation au sens strict. Mais leur faire comprendre que la démocratie n'est pas une revanche. Laissez-lui savoir que des moyens de lui parler. Ils doivent écouter ce que nous disons. Il s'agit essentiellement d'une question de communication, n'est-ce pas? ".

Il est associé avec le nouveau gouvernement est venu de les derniers sondages Novembre?
"La liste des ministres a été publié, mais nous ne savons pas qui est responsable de ce ministère. Personne ne sait qui est vraiment dans l'ancienne Birmanie, à la tête du pouvoir. Nous n'avons aucun lien avec eux, pour le moment, nous ne savons pas à qui s'adresser. "
(Avec l'aimable autorisation du journal La Croix, traduction de Anna Maria Brogan)


Source http://handycapp.blogs.nouvelobs.com/archive/2011/04/28/la-democratie-n-est-pas-violent.html
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La Birmane Suu Kyi invite Pékin à davantage d'ouverture

Message  Admin le Lun 30 Mai 2011 - 13:34

Aung San Suu Kyi, chef de file du mouvement birman pour la démocratie, a invité lundi les dirigeants communistes chinois à une plus grande ouverture.
"Mon message aux dirigeants chinois est très simple", a déclaré la lauréate du prix Nobel de la paix en 1991, dont l'assignation à résidence a été levée en novembre dernier par la junte birmane après plusieurs années de privation de liberté.
"La Chine est un grand pays, le peuple chinois est un grand peuple avec derrière lui une merveilleuse et longue histoire. Ils peuvent se permettre de nouvelles mesures, ils peuvent se permettre d'être audacieux, ils peuvent se permettre de laisser davantage de place à toutes sortes d'opinions", a dit Suu Kyi lors d'une vidéoconférence à l'université de Hong Kong.
Alors que la Birmanie est soumise à des sanctions internationales, la Chine est restée son principal allié économique et politique et elle y a maintenu une politique d'investissement. Le "printemps arabe" a rendu les autorités chinoises très sensibles à tout signe d'instabilité et plusieurs dissidents en vue ont été arrêtés ces derniers mois.
La déclaration de Suu Kyi intervient quelques jours avant le 22e anniversaire, le 4 juin, de l'écrasement par l'armée chinoise du "printemps de Pékin" sur la place Tiananmen.
Toute commémoration publique est interdite en Chine continentale, mais des groupes de Hong Kong ont l'intention d'organiser une veillée et espèrent y attirer une assistance nombreuse en raison de la répression en cours.
"Je pense qu'il ne faut pas désespérer, a dit Suu Kyi. Le peuple chinois s'intéresse tellement aux progrès économiques qu'il ne s'est pas encore complètement penché sur le volet politique de la question. Je pense que cela viendra, et peut-être plus vite qu'on ne le pense".
En ce qui la concerne, Suu Kyi a déclaré, sans donner de précisions, qu'elle avait l'intention d'effectuer d'ici un ou deux mois une tournée en Birmanie pour rencontrer ses partisans.
A propos des soulèvements dans le monde arabe et des leçons qu'il pourrait tirer de la longue lutte de la Birmanie pour la démocratie, Suu Kyi a estimé qu'il était trop tôt pour dire si ces insurrections populaires étaient un succès.
"C'est quelque chose que nous souhaitons particulièrement (en Birmanie). Nous voulons parvenir à une réconciliation nationale", a-t-elle dit.
Le nouveau président birman Thein Sein, issu des élections de l'an dernier considérées par beaucoup comme une mascarade, est lié à l'ancien chef de la junte, Than Shwe, et les observateurs ne s'attendent pas à de grands changements.

Reuters
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Aung San Suu Kyi demande la fin de tout travail forcé

Message  Admin le Jeu 16 Juin 2011 - 23:51


La chef de l’opposition au Myanmar/Birmanie, Daw Aung San Suu Kyi, a pris la parole lundi devant les délégués à la 100eme Conférence internationale du travail dans un message vidéo afin de saluer la mission de l’Organisation internationale du travail (OIT) oeuvrant pour la justice sociale dans le monde et pour lui demander d’accentuer son action dans son pays.

enfants soldats

Actuellement, les efforts de l’OIT au Myanmar consistent notamment à mettre un terme au travail forcé. Aung San Suu Kyi a exprimé l’espoir de voir l’OIT étendre ses activités et aider à faire entrer le pays dans une ère de justice sociale.

« La Birmanie fut à un moment donné considérée comme la nation la plus prometteuse économiquement dans le Sud-Est asiatique. Aujourd’hui, le pays arrive derrière presque tous les pays de la région », a expliqué Aung San Suu Kyi. « Le travail de l’OIT dans notre pays a montré que les préoccupations sociales, politiques et économiques sont indivisibles. Dans sa tentative pour éliminer le travail forcé et le recrutement d’enfants soldats, l’OIT s’est inévitablement retrouvé à travailler sur la primauté du droit, les prisonniers de conscience et la liberté d’;association », a-t-elle dit.

La Prix Nobel de la Paix a souligné le travail de son parti, la Ligue nationale pour la démocratie, et d’autres organisations et individus qui luttent pour le changement politique au Myanmar et qui ont, il y a six mois, « établi un réseau de gens qui incorporent des projets sociaux et humanitaires dans un vaste programme pour la démocratie et les droits de l’homme ». « La croissance de ce réseau, rapide, au-delà de nos attentes, est la preuve de l’;indivisibilité des préoccupations sociales, économiques et politiques, et de l’aspiration de notre peuple à une société qui assurent des normes acceptables de justice sociale ainsi que le progrès politique et économique », a-t-elle déclaré.

« Nous nous tournons vers l’OIT pour qu’elle étende ses activités au Myanmar afin d’aider l’avènement d’une ère de justice sociale dans notre pays », a poursuivi Aung San Suu Kyi, insistant pour que les travailleurs birmans aient la possibilité de former des syndicats. « Les droits des travailleurs font partie intégrante de l’élaboration d’une nation triomphante et, une fois de plus, je répète la déclaration de foi de l’OIT selon laquelle l’échec d’une nation constitue un obstacle sur le chemin du progrès de toutes les autres nations. On ne doit pas laisser le Myanmar échouer ni le monde abandonner le Myanmar », a-t-elle conclu.

Dans son message vidéo, la chef de l’opposition a par ailleurs rappelé que lorsque l’OIT a reçu le prix Nobel de la Paix en 1969, le Président du Comité Nobel de la paix a souligné le principe fondateur de l’Organisation : que la justice sociale soit la base d’une paix durable. « Il y a peu d’organisations qui ont aussi bien réussi que l’OIT à traduire cet idéal moral fondamental en action. »

source http://www.toulouse7.com/2011/06/14/birmanie-aung-san-suu-kyi-demande-la-fin-de-tout-travail-force/
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Re: "Je m’excuse de vous donner plus de travail" ASSK

Message  Admin le Mar 28 Juin 2011 - 12:45

L'opposante birmane Aung San Suu Kyi a déclaré, lors d'une intervention diffusée mardi sur la BBC, que ses compatriotes enviaient les populations en Tunisie et en Egypte, où des soulèvements populaires ont entraîné la chute des présidents Zine el Abidine Ben Ali et Hosni Moubarak.

Dans des enregistrements sortis clandestinement de Birmanie, la lauréate du prix Nobel de la paix dresse un parallèle entre les révoltes qui secouent le monde arabe et la lutte engagée dans son propre pays sous la junte.

En Tunisie, le suicide d'un jeune vendeur de fruits a déclenché une vague de mouvements contestataires contre les régimes de plusieurs pays arabes. En Birmanie, le décès d'un étudiant avait provoqué en 1988 un soulèvement contre les militaires au pouvoir.

"En Tunisie et en Birmanie, les décès de deux jeunes gens ont été les miroirs qui ont permis aux gens de voir combien étaient insupportables les fardeaux de l'injustice et de l'oppression qu'ils devaient endurer", a souligné Aung San Suu Kyi dans le cadre de son intervention.

L'icône de la Ligue nationale pour la démocratie (LND), qui s'oppose au gouvernement birman soutenu par les militaires, a cependant observé deux grandes distinctions. A la différence des événements en Tunisie et en Egypte, où les soldats ont laissé les régimes chuter, l'armée birmane a écrasé la révolution. En outre, a-t-elle noté, Internet et les médias sociaux n'étaient pas présents pour témoigner de cette révolte en temps réel.

Aung San Suu Kyi a passé une quinzaine de ces 22 dernières années en résidence surveillée ou en détention. Son assignation à résidence a été levée il y a sept mois et elle a fait, depuis, plusieurs déclarations publiques.

La semaine dernière, elle s'était adressée aux membres du Congrès américain par le biais d'une vidéo, réclamant la mise en place d'une commission d'enquête sur les violations des droits de l'Homme en Birmanie.

La lauréate du Nobel de la paix 1991 s'est exprimée sur la BBC dans le cadre d'une série d'interventions prestigieuses diffusées chaque année sous le titre des "Reith Lectures". L'ont précédée dans cet exercice, le philosophe britannique Bertrand Russell, l'historien britannique Arnold Toynbee et le physicien américain Julius Robert Oppenheimer, qui a participé à la mise au point des premières bombes atomiques. AP

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110628.FAP0271/aung-san-suu-kyi-les-birmans-envient-les-tunisiens-et-les-egyptiens.html
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Suu Kyi sommée d'arrêter la politique

Message  Admin le Mer 29 Juin 2011 - 7:02

Le régime birman accuse la lauréate du prix Nobel de la paix de violer la loi en émettant des communiqués politiques.

Le régime de la République d’Union du Myanmar a demandé le mercredi 29 juin à l'opposante Aung San Suu Kyi de cesser ses activités politiques pour se conformer à la loi, dans une tribune du quotidien New Lights of Myanmar, considéré comme le porte-parole officiel. Ils l’ont aussi mise en garde des risques qu'elle prendrait à effectuer le voyage en province qu'elle a annoncé il y a quelques semaines. Le parti d’Aung San Suu Kyi, la ligue nationale pour la démocratie (LND), a été officiellement dissous l'an passé.

Le ministre des Affaires intérieures a écrit à la LND, indiquant d’Aung San Suu kyi violait la loi en conservant le siège du parti ouvert et en émettant des communiqués.

"S'ils veulent vraiment accepter et pratiquer la démocratie efficacement, ils doivent cesser de tels actes qui peuvent porter atteinte à la paix, à la stabilité et à l'Etat de droit ainsi qu'à l'unité du peuple", a-t-il expliqué. Il a suggéré que la Ligue se transforme en "organisation sociale".

La LND avait été dissoute l'an passé après avoir décidé de boycotter les élections législatives de novembre. Les cadres de la Ligue jugeaient que les lois électorales avaient été conçues pour en écarter l'opposante, qui n'a été libérée de résidence surveillée qu'après le vote.

La tournée d’Aung San Suu Kyi pourrait entraîner des "émeutes".

Le scrutin, considéré comme une mascarade en Occident, a permis à la junte de convoquer un parlement avant de s'auto-dissoudre et de passer la main à un régime dit civil, mais qui reste contrôlé par les militaires. Le généralissime Than Shwe a pris sa retraite du pouvoir, mais le nouveau président du régime « civil » qui a hérité des pouvoirs de la junte est l'ex-général Thein Sein. Les militaires ont bien conservé le contrôle des nouvelles institutions.

La fille du général Aung San a récemment annoncé vouloir partir en tournée dans le pays. Le programme de ce voyage n’a pas encore été transmis mais pourrait être précisé dans les tous prochains jours. Mais l'hypothèse n'a manifestement pas été très appréciée.

"Nous craignons énormément que si Mme Aung San Suu Kyi effectue des voyages dans les régions du pays, cela entraîne le chaos et des émeutes, comme de précédents événements l'ont prouvé", a souligné le journal.

La "Dame" de Rangoon ne serait qu’une "personnalité publique ordinaire"

"Les autorités sont très certainement gênées à l'idée de voir Suu Kyi tester à nouveau sa popularité en province, surtout si elle choisit de se rendre dans des fiefs de la LND comme Mandalay (dans le centre de la Birmanie) pour raviver ses troupes", a estimé Renaud Egreteau, spécialiste de la Birmanie à l'université de Hong Kong.

"Le gouvernement a dit que Mme Aung San Suu Kyi n'était qu'une personnalité publique ordinaire en accord avec la loi, mais qu'elle devait respecter l'Etat de droit".

En 2003, l'équipe de l'icône de la démocratie avait été agressée dans une embuscade semble-t-il orchestrée par la junte. La junte, effrayée par l'immense popularité de celle qui avait remporté haut-la-main les élections de 1990, ne l’a jamais laissée exercer le pouvoir. L’attaque de 2003 avait fait une centaine de morts selon la LND, quatre selon la junte.

Depuis, la lauréate du prix Nobel de la paix en 1991, 66 ans, s'est isolée du processus politique en n'étant pas représentée au parlement. Mais cet avertissement du pouvoir montre qu'elle reste surveillée de près. La "Dame" de Rangoun, soucieuse de sortir de son isolement et de conserver son aura sur le plan international, multiplie les interventions publiques.

La démocratie, de la Birmanie aux peuples arabes

Mardi 28 juin, elle a estimé dans un message diffusé par la radio britannique BBC que le peuple birman "enviait" le printemps arabe. "Envions-nous les peuples de Tunisie et d'Egypte? Oui, nous leur envions leur transition rapide et pacifique", a-t-elle déclaré.

Dans un message au congrès américain il y a une semaine, elle avait aussi demandé le soutien des élus à la création d'une commission d'enquête de l'ONU sur les droits de l'homme dans son pays.

"Ce n'est pas tant ses prises de position qui inquiètent le pouvoir", a relevé pourtant Renaud Egreteau, que "sa capacité à mobiliser la population birmane, surtout en dehors des cercles urbains de Rangoun".

Mme Suu Kyi avait été libérée de sept années de résidence surveillée en novembre, une semaine après des élections décriées.

Le Nouvel Observateur - AFP
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La chronique de Pierre Martial

Message  Admin le Mer 29 Juin 2011 - 16:22

Il faut que le gouvernement birman le sache: Aung San Suu Kyi ne renoncera jamais à la démocratie!

Le ministre de l'Intérieur birman a écrit une lettre à Aung San Suu Kyi pour l'exhorter à fermer le siège de son parti et à arrêter d'émettre communiqués et déclarations

Selon le quotidien New Light of Myanmar, considéré comme le porte-voix habituel du gouvernement birman, le ministre des Affaires Intérieures birman a récemment adressé une lettre à Aung San Suu Kyi, dans laquelle il lui demande de cesser ses activités politiques illégales.

En effet, il lui rappelle que son parti, la LND, Ligue Nationale pour la Démocratie, a officiellement été dissous il y a plus d'un an suite à son refus de s'inscrire en tant que parti politique pour participer aux élections de novembre 2010.

De ce fait, elle n'a plus droit d'avoir un local public ni d'émettre des communiqués.

”Vous portez atteinte à la Paix, à l'état de droit et à l'unité du peuple”
Depuis sa libération en novembre dernier, après plus de 15 ans en prison ou en résidence surveillée, Aung San Suu Kyi a multiplié les réunions publiques au siège de la LND et les déclarations ou vidéo-conférences en direction du monde entier.

Parmi les plus récentes, notons celle où elle demandé l'aide du Congrès américain pour la mise en place d'une commision internationale d'enquête sur les Droits de l'Homme en Birmanie, et celle à la BBC, dans laquelle elle a déclaré que les démocrates birmans enviaient les récentes “transitions” démocratiques arabes.

Déclarations qui ont, sans aucun doute, piqué au vif le nouveau gouvernement civil qui, jusque là, la laissait agir à sa guise tout en la surveillant de près.

Une tournée “déconseillée” pour risque d'émeutes et de chaos
Le projet de la Dame de Rangoun d'effectuer une tournée à travers tout le pays pour rencontrer ses sympathisants n'a également pas du tout plu au régime qui redoute qu'elle réveille un peu partout, et celà hors de la seule capitale, les aspirations démocratiques du peuple birman.

“Nous craignons énormément que si vous effectuez des voyages dans les différentes régions du Myanmar, celà entraine le chaos et des émeutes”, menace le ministre en termes voilés.

Pour l'heure, Aung San Suu Kyi n'a pas commenté cette lettre ni l'article du quotidien New Light of Myanmar. Quant à son entourage, il garde prudemment le silence.

Tout au plus a-t-on appris que la tournée, qui devait débuter fin juin, sera probablement repoussée en raison de la ”saison des moussons”, guère favorable à des meetings en plein air...


Les deux “adversaires” sont maintenant face à face
Sept mois après sa libération, Aung San Suu Kyi vient d'arriver à l'extrème-limite de ce que le gouvernent birman pouvait accepter de sa part.

Les deux “adversaires” sont maintenant face-à-face.

D'un côté, un gouvernement ayant inventé l'étonnante notion de “démocratie militairement disciplinée” .

Et de l'autre, une icône mondiale oeuvrant inlassablement depuis des années pour la démocratie telle qu'elle est habituellement définie, avec, en particulier, liberté de parole, de mouvement et d'opinion.


Aung San Suu Kyi ne renoncera pas, la Démocratie est en marche...
Cela fait tellement d'années qu'elle oeuvre pour cela, qu'elle a sacrifié toute sa vie pour cela et qu'elle a vu tellement de ses amis et de ses militants souffrir et être incarcérés pendant des dizaines d'années pour cela!

Aung San Suu Kyi ne renoncera jamais.

Il faut que le gouvernement birman le sache.

Et qu'il sache aussi que nous sommes de plus en plus nombreux, de part le monde, populations et gouvernements confondus, à être à ses côtés et à la défendre de toutes nos forces.

Qu'il sache également que le temps n'est plus aux muselages d'opinion et aux dictatures quelles qu'elles soient, même d'apparence “civilisée”.

Le temps est aux libertés publiques et ce sont elles qui entrainent paix sociale, réconciliation nationale et développement économique, toutes choses que souhaite par ailleurs le régime birman pour sortir de la crise financière dans laquelle il se débat aujourd'hui.

La Démocratie est en marche, en Birmanie comme ailleurs. Certains régimes pourront tenter de la freiner en jetant leurs dernières et illusoires forces dans la bataille, mais rien ne pourra l'arrêter.

Le régime birman, qui tente, depuis quelques mois, une timide ouverture en appelant aux investissements internationaux, au développement du tourisme et à la levée des sanctions internationales qui étouffent son développement, le comprendra-t-il enfin?

Cela ferait gagner un temps précieux à la Birmanie et lui éviterait, une fois de plus, de replonger dans le chaos.



Pierre MARTIAL - Ecrivain-journaliste
Président de France Aung San Suu Kyi

http://www.aungsansuukyi.fr/Il-faut-que-le-gouvernement-birman-le-sache-Aung-San-Suu-Kyi-ne-renoncera-jamais-a-la-democratie_a60.html
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premier voyage privé d'Aung San Suu Kyi en province

Message  Admin le Ven 1 Juil 2011 - 6:21

AFP

L'icone de la démocratie birmane Aung San Suu Kyi va voyager hors de Rangoun pour la première fois depuis sa libération en novembre dernier mais son voyage n'aura rien de politique, a indiqué à l'AFP une source de son parti.
L'opposante s'envolera lundi pour l'ancienne capitale impériale Bagan, l'un des plus beaux sites architecturaux au monde, riche de centaines de temples anciens, selon un cadre de la Ligue nationale pour la démocratie (LND, dissoute).
"Il s'agira de son premier voyage privé pour accompagner son fils", a-t-il indiqué, ajoutant qu'il durerait cinq jours. "Nous n'avons pas encore fait de projet pour la tournée politique".
La lauréate du prix Nobel de la paix avait indiqué fin mai vouloir faire une tournée dans le pays, un test grandeur nature de sa popularité après sa libération de résidence surveillée, et suite au boycott des dernières élections par la LND, officiellement dissoute.
Le régime birman lui a cette semaine demandé de cesser ses activités politiques, l'avertissant aussi du risque qu'elle prendrait à effectuer le voyage en province annoncé il y a quelques semaines.
Une allusion directe à 2003, lorsque Mme Suu Kyi et son équipe avaient été agressées dans une embuscade semble-t-il orchestrée par la junte, qui avait fait une centaine de morts selon la LND, quatre selon la junte. L'agression avait conduit à son placement en résidence surveillée pour sept ans.
Interrogée par l'AFP mercredi, Mme Suu Kyi avait laissé entendre qu'elle effectuerait cette tournée, mais sans doute après la saison des pluies, qui dure tout l'été.
La communauté internationale s'est insurgée ces derniers jours contre les pressions à son encontre du régime birman, véhiculées par le quotidien anglophone officiel The New Light of Myanmar.
Washington a appelé les autorités à "s'assurer qu'Aung San Suu Kyi jouisse de la liberté de voyager, d'exprimer ses opinions et de pleinement participer à des activités politiques".
Londres s'est dit pour sa part "très inquiète" du "ton menaçant" des autorités vis-à-vis de l'opposante, tandis que Paris dénonçait "un déni de démocratie".
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Re: "Je m’excuse de vous donner plus de travail" ASSK

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